‹ Sanctuaires de ByzanceChapitre 82 sur 113 · Voir plus haut, p. 35, fig. 4. A · texte numérisé non relu

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10. Voir l'exemplaire conservé au Musée de Berlin (0. Wulff, Altchristliche und

sieurs enveloppes s’emboitant les unes dans les autres. L’enveloppe extérieure était en métal, or ou argent. A l'intérieur se trouvait une châsse en pierre, qui contenait une troisième enveloppe renfermant la relique enveloppée elle-même dans un tissu de soie !. Certaines de ces châsses étaient de véritables œuvres d’art. La châsse du prophète Daniel était décorée d’anges sculptés, qui paraissaient dormir, et de lions sur lesquels reposait Le reliquaire?. D’autres châsses, qui étaient placées sur les autels, avaient la forme de céborium, c’est-à-dire d’un petit dôme soutenu par quatre colonnettes?.

Les têtes des saints étaient ingénieusement montées dans une parure en or ou en argent. Les bras étaient enchâssés dans de minces baguettes d’or5. La classe des reliquaires portatifs était plus nombreuse que celie des reliquaires destinés aux autels. C'est là qu'on enfermait les petites parcelles de reliques détachées du corps ou des fragments d’objets ayant été en contact avec le saint. On les portait parfois suspendus au cou. C’étaient les ercolpia, qui étaient souvent de véritables bijoux, tel l’iyxér0, en jaspe veiné de rouge et de vert, sur lequel était représenté le prophète Daniel.

Les auteurs byzantins, qui sont en général si peu précis dans leurs descriptions d'œuvres d'art, ne permettraient pas de mesurer l'effort artistique de la capitale dans une branche de l’art où elle à exercé sa prépondérance. Constantinople, qui était la ville du monde la plus riche en reliques, qui avait tant reçu et tant pris, consentit neureusement à se défaire d’une partie, bien infime il est vrai, de ses trésors. Elle sut un peu donner à son tour.

C’est ainsi que Rome reçut une parcelle du bois de la vraie Croix, don de l’empereur Justin et de sa femme, comme lindique l’inseription gravée sur la Croix du Vatican 7. Le reliquaire de Sainte-Croix à Poitiers à été identifié avec celui qui fut envoyé au sixième siècle par Justin IT à sainte Radegonde. D’après Grégoire de Tours, cette sainte avait envoyé en Orient des clercs chargés de rapporter du bois de la croix du Seigueur et des reliques des Apôtres et des mar-

miltelalterliche, byzantinische und ilalienische Bildwerke, t. 1, Berlin, 1909, p. 309, n° 1627), et le reliquaire de saint Trophime (G. Mendel, Catalogue des Monuments grecs, romains el by:antins du Musée impérial oltoman de Brousse dans le Bulletin de Correspondance hellénique, 1909, p. 312 s., fig. 46, 47).

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