‹ Sanctuaires de ByzanceChapitre 85 sur 113 · Cf. Riant, Exuviæ, t. 1, DAEXXNV np · texte numérisé non relu

Cf. Riant, Exuviæ, t. 1, DAEXXNV np

2. Cf. Riant, Dépouilles religieuses, p- 68. Les nombreux saints qui portaient le même nom, saint Grégoire par exemple, ont été confondus par les voyageurs ; v. un exemple dans Ph. Bruun, Constantinople, ses sanctuaires et ses reliques. Fragment de l’Itinerario de Clavijo, Odessa, 1383, p. 8, 30 s.

3. Cf. S. Beissel, Geschichte der Trier Kirchen, ihrer Reliquien und Kunsischätze, t. IT, Trèves, 1889, p. 223-224, 230-931.

4. E. M. Antoniadis, 'Exvoasts zñs ‘Aylas Xootas, t. III, Athènes, 1909, p. 146's,, et Paspatis, Bofavzivar Msdérou, Constantinople, 1877, p. 285 s., 343, ont publié des listes des reliques conservées à Sainte-Sophie. Ces listes sont dressées en mettant bout à bout, sans les contrôler, les témoignages des pèlerins et des voyageurs, qui sont parfois bien fragiles.

tent de connaître les richesses, qui avaient été laissées à Constantinople après l’occupation latine, et d'établir, quand ils sont confirmés par les textes grecs, un contrôle en sens contraire.

Ainsi l'étude des sanctuaires byzantins est utile à bien des égards. Elle permet de vérilier l’origine des reliques, qui furent emportées en Occident par les Latins !; elle révèle en même temps une partie des trésors, qui constituaient un des principaux ornements des églises de l’ancienne Byzance. Ces trésors ont été malheureusement détruits ou dispersés pour la plus grande part. Un certain nombre a fort heureusement échappé à la destruction. Il s’agit de rechercher si les reliquaires, qui accompagnaient les reliques, existent encore ou si leur présence a été signalée en Occident dans le cas où ils ont été détruits. Parmi ces derniers plusieurs ont disparu pendant la Révolution. Mais il est possible pour certains d’entre eux, ceux notamment qui portaient des inscriptions grecques, d'établir d’une façon certaine leur provenance byzantine, grâce aux descriptions qui en ont été faites avant leur disparition. On pourra ainsi reconstituer, dans une certaine mesure, les trésors qui brillaient autrefois dans l'ombre des vieux sanctuaires byzantins, et rechercher ensuite si ces œuvres d'art dispersées ont exercé une influence sur l’art des pays où elles ont été recueillies. On pourra de la sorte préciser, dans une certaine mesure, l'apport de l'Orient, de Constantinople en particulier, dans les créations et les productions du moyen âge occidental.

1. Notre but n’est pas ici de discuter l'authenticité de telle ou telle relique. Ce sujet sortirait du cadre de la présente étude. On ne se propose pas de discuter l’autorité historique de tel ou tel document écrit du moyen âge, mais de tirer des sources occidentales les renseignements qu'elles renferment sur les anciens tré-

sors des églises byzantines.

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Le Grand Palais abritait, on le sait, un lot considérable de reliques. Parmi celles-ci se trouvaient celles de la Passion, qui furent conservées dans l’église de la Vierge-du-Phare jusqu'à la prise de Constantinople par les Croisés !. Les voyageurs qui visitèrent la capitale après l’occupation latine mentionnent deux églises fort intéressantes, Saint-Georges-des-Manganes et Saint-Jean-de-Pétra, et y signalent les reliques les plus précieuses, celles de la Passion.

La première de ces églises était dédiée à saint Georges, dont le culte était répandu dans tout l’Orient?. Elle était située non loin du Grand Palais, près du palais des Manganes, et faisait partie Gu monastère du même nom 3. Elle devint une des églises importantes de la capitale, quand Constantin Monomaque (1042-1054) l’eut reconstruite magnifiquement. Cette église a été signalée à différentes reprises par les pèlerins et les voyageurs. L’ambassadeur castillan Clavijo l'a décrite très sommairement dans son Itinéraire au début du quinzième siècle, et a vanté ses mosaïques, qui représentaient Dieu le Père, l’'Ascension et la Pentecôte5. En 1393, le scribe Alexandre y a vu tous les instruments de la Passion : le Manteau de pourpre et le Sang,

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