V. plus haut, p. 3 s
2. Cf. Du Cange, Constantinopolis christiana, Paris, 1680, lib. IV, p. 124 SI Aufhauser, Das Drachenwunder des heiligen Georg (Byzantinisches Archiv, t. 5, Leipzig, 1911, p. 7, n. 2). Sur le culte de saint Georges, spécialement à Lydda ou Diospolis en Palestine, v. H. Delehaye, Les légendes grecques des saints militaires, Paris, 1909, P- 45 s. ; du même, Les Origines du culte des Martyrs, Bruxelles, 1912, p-2145 6 Lu cius, Les Origines da culte des Saints, Paris, 1908, p. 322 s.; Cornelia Steketee Hulst, St. George of Cappadocia in legend and history, Londres, 1909, P- 13 s., 42 s.; Dobs-
chütz, Christusbilder, t. 1, Leipzig, 1299, p. 90. 3. Cf. Guillaume de Tyr, Histor., 11, 7 (Recueil des historiens des Croisades, t. 1,1
P- 83); A. van Millingen, Byzantine Constantinople, Londres, 1899, p. 254 s.
4 Cf. Cedrenus, éd. Bonn, t. II, p- 608 s.; G. Schlumberger, L'épopée byzantine, +. TILL, Paris, 1905, p- 671 s. Au xrve siècle, l'empereur s’y rendait, le 23 avril, à la, fête de saint Georges ; cf. Codinus, De Offic., XV, éd. Bonn, p. 81.
5. Cf. Ph. Bruun, Constantinople, ses sanctuaires et ses reliques an commencement du
la Lance, le Bâton et l’Éponge !. Jean VI Cantacuzène a signalé aussi au quatorzième siècle dans ce même monastère des Manganes les emblèmes de la Passion, qui y étaient conservés (7à r@v 708 Xo10105 cwrnotwv rañ@y zelnoaususuiva oùu60ox des La seconde église était un des nombreux sanctuaires dédiés à Jean-Baptiste. Située au quartier de Pétra?, elle devint célèbre sous les Paléologues. Les souverains, qui habitaient à cette époque le palais des Blachernes, s’y rendaient, le 29 août, à la fête de la Décollation du Précurseur#, Clavijo l'appelle Saint-Jean-Baptiste della Piedra, et la situe près du palais de l’empereur. Au-dessus de la porte d’entrée, d’après l'ambassadeur castillan, se trouvait une mo-
saïique représentant saint Jean. Le vestibule, dont les murs étaient
décorés de mosaïques, était éclairé par une coupole reposant sur quatre ares. Au centre de l’église s'élevait une haute coupole soutenue par quatre piliers « de jaspe vert ». À l’est, en face de l'entrée, se trouvaient les trois absides; celle du milieu était plus grande que les autres. Cette église, qui était décorée de marbres et de mosaïques, dont une représentait, d’après Clavijo, Dieu le Père, était aussi très riche en reliques ?.
Le Florentin Christophore Buondelmonti, qui visita aussi Constantinople dans les premières années du quinzième siècle, a vu dans le monastère de Saint-Jean-de-Pétra des reliques fort importantes, qui étaient soigneusement conservées dans un endroit bien protégé: c’étaient les vètements du Christ (rxiugra), le roseau (6 x&xapo:), l'éponge (6 sxiyyo:), la lance (4 x674), la couronne d’épines (6 äx£vôwos sréga), des poils de la barbe du Sauveur (a 70 vod ruywvos zpiye<)0. Le pèlerin russe Zosime (1419-1421) confirme ce témoignage. Il a vu aussi dans le couvent du Prodrome les instruments de la 0 : la tunique, la lance, le roseau sur lequel cette lance était fixée, l'éponge ainsi que le « petit pain que le Seigneur mangea pendant la sainte Cène avec les disciples 7.
xv° siècle. Fragment de l’Ilinerario de Clavijo, Odessa, 1853, p. 14. Antoine de Novgorod a vu aussi au-dessus de l'autel l'image du Christ causant avec la Samaritaine près du puits; Cf. Jlin. russes, p. 100.