‹ SanctusChapitre 36 sur 64 · TON · texte numérisé non relu

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memoriam devotissime celebrat, l'église d'Oxyrhynque faisait

la commémoraison de S. Paul de Thébes à l'époque (383-384) oü les prétres Félix et Marcellin adressaient leur supplique aux empereurs! Du vivant de S. Hilarion (f v. 372) la

féte de S. Antoine était gardée ?. Lorsque le corps de S. Hila-

rion lui-méme fut transporté en Palestine, dans son propre monastére, on commenca à y célébrer en son honneur une

fête solennelle qui attirait beaucoup de monde?, et il est

proba5le qu'avant lui Aurélius, Alexion et Alaphion, nom-

. més dans Sozoméne, furent l'objet d'un culte populaire *.

S. Grégoire de Nysse assiste à la première commémoration de S. Pierre de Sébaste, coincidant avec des fétes de martyrs 5. Nilammon, un solitaire d'Égypte que l'on avait voulu faire évéque, demanda à Dieu de mourir plutót que d'étre chargé de ce fardeau redoutable. Il fut exaucé et on lui

" dédia une église ; une fête anniversaire fut instituée en son

honneur *, C'est devant une assemblée réunie pour célébrer la mémoire

de Grégoire de Néocésarée que S. Grégoire de Nysse prononce

l'éloge de ce grand évêque”. Malgré le titre d’émréguos Aóyog qu'il porte, le discours du même orateur sur 5. Basile est bien dans sa pensée un panégyrique *. Ila été composé pour rehausser, non -une cérémonie funèbre, mais une fête, et'il commence par fixer le rang de l'anniversaire de Basile

- dans les fêtes de cette période de l'année: xaA»v énéÜnxev ó

3 GuzeNTHER, Epistulae imperatorum pontificum aliorum, p. 33.

Cf. Anal. Boll., t. XLIV, p. 64-69.

2 S. JÉRÔME, Vita Hilarionis, 25.

3 SozoMENE, Hist. eccl., III, 14, 26 : vó à& éneivou ÓnuoveAf xal.

udÂa ÀAauzpàv év0dós évijoiov ÉooThr dyovow oi Émydouou.

4 Ibid. III, 14, 27. :

5 Epist. I: xai véAoc v» uvfunv ToÙ uaxaguotátov ITétoov magó Xefaetqvoic noóvoc àyouévm érurehéocs xal vàg ovvijücc mag! aëroy àniveAovpévacg vàv áyíov pagvógov uví,uac vóv aürÓv ygóvov avvó.ayayóvvov éxsivg. P.G., t. XLVI, p. 1001.

6 SozoMENE, Hist. eccl., VIII, 19.

-* BHG.715,1: 6 uév oxomóc eic éorr ToU Te muetéoou Aóyov xai vo zapóvroc ruv cvÀÀóyov. P.G., t. XLVI, p. 893. -

8 L'attribution de ce discours à S. Grégoire de Nysse a été contestée par UsrwER, Das Weinachisfest, 2* Aufl. (Bonn, 1911), p. 255, pour des motifs insuffisants, comme l’a montré K. Horr, Amphilo-

. chius von Ikonium (Tübingen, 1904), p. 197.

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je - MARTYR ET CONFESSEUR

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teur reconnait dans l'ordre des panégyries qui se suivent aprés Noël celui que S. Paul a fixé dans la premiere aux Corinthiens: xoûrtor dabéWdowr, Ócóvegov moophrac, voívov Óia-

oxáAovc?. S. Étienne, S. Pierre, S. Jacques, S. Jean, S. Paul :

sont les apótres, prophétes en méme temps. Aprés eux vient le ói0áoxaAoc, Basile *. On se souviendra que son anniversaire tombait le premier janvier. I1 y a assimilation formelle entre la zariyveis de S. Basile et celle des apôtres 4 C'est bien à l'occasion d'une féte aussi que, cinq ans aprés la mort de Méléce, S. Jean Chrysostome prononce le panégyrique que tout le monde connait. La solennité avait fait accourir la ville entiére *. Lorsque mourut le solitaire Maron, une grande église lui fut dédiée, et on institua une féte, qui continuait à être fréquentée lorsque Théodoret écrivait sa biographie *.

Les reliques du martyr étaient estimées plus précieuses que l'or, comme le déclarait l'église de Smyrne *. On n'attachait pas moins de prix à celles des confesseurs, que leur sain-

teté mettait au même rang que les martyrs. De véritables batailles s 'engagérent parfois au sujet de la possession de ces

vénérables restes. Lorsque mourut Maron, dans le désert de Syrie, ce fut autour de son corps une lutte des plus vives entre les voisins : néleuoc cepi v09 ocuavoc roig. yeuTovebovoi

uvéotn ooópóc?. Les habitants d'un gros village arrivèrent tous ensemble, mirent en fuite tous les autres compétiteurs :

et se rendirent majtres du trésor convoité. En Palestine, aprés le massacre des moines de Thecue, on en vint aussi,

1 BHG, 244, 1, P.G,; t. e;, p» 788:

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