‹ SanctusChapitre 37 sur 64 · Cor, 12,» 28; C · texte numérisé non relu

Cor, 12,» 28; C

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4 Le panégyrique de S. Éphrem, BHG. 583, a été également prononcé le jour de la fête du saint : ya(gei ydg [éxxAnoia] vote. toLoóroig qulopoovetolar xyagíauacu, óve pviun Owalov énavrioe éthouoc. "Egpatu óà vóv tig edgnular megujyaye Toéxyov Ô xoóvoc. P.G., t. XLVI, p. 821. Ce discours ne serait pas l’œuvre de 8. Grégoire de Nysse. HoLL, t. c., p. 196.

5 BHG: 1244, 1 : viv nóÀw ánacav évraü0a aapoícav Boy, DG: t. L, p. 515.

9 Philotheos hist., xvx, p. 1223.

23v Passio Polgcürpi) 18,71, D.

8 THÉODORET, Philotheos hist, XVI, p. 1223. d es

pour avoir leurs reliques, usque ad gladiorum con]lictum pro sancla rapina, comme dit Cassien?'. Cette pieuse convoitise

-porta à des excès plus étranges encore les populations voisines de la retraite du solitaire Jacques. On n'attendit pas sa mort pour s'emparer de lui. Lorsque le bruit de sa maladie se répandit, des bandes armées accoururent et se disputérent son ' pauvre corps exténué. Les vainqueurs s'en emparérent et l'emportérent sur un lit *. A la mort de S. Syméon Stylite, on

me jugea pas inutile de mobiliser six cents soldats pour protéger ses reliques contre toute tentative d'enlévement, au détri-

ment d'Antioche qui les convoitait?. Plusieurs grands ascétes, pour se soustraire aux honneurs qui attendaient leur dépouille, firent promettre à leurs disciples de ne point révéler l’endroit de leur a ainsi S. Antoine 54 le moine Marcien *. ;

S. Jéróme rapporte que 5. Antoine craignait qu'un. homme riche du pays, un certain Pergamius, ne fit porter son corps dans sa propriété, pour lui bâtir une église : ne Pergamius qui in illis locis ditissimus erat, sublato ad villam: suam sancti corpore, martyrium fabricaret +. Aire renseignement, s’il est exact, suppose que l'usage existait déjà en Égypte d'élever, en l'honneur des confesseurs, des sanctuaires comme aux martyrs. Remarquez le mot martyrium. Nous trouvons cet usage établi en Syrie; rappelons la grande église bátie à S. Maron aussitôt après sa mort ; oov oixoóounoáuevov ué&ytoTov *. Au moment où se construit celle du célèbre Jacques — Théodoret. l'appelle aussi e5xóv uéytorov*? — ce solitaire vivait encore. C'est de méme du vivant de Marcien qu'on lui éleva une série d' oratoires : voóv« noÂloi uv nollayod axooc £x Tolovc &e(uavro?, chacun avec l'espoir d'y. transporter

un jour ses reliques. Avec Nilammon nous revenons en '

à i 1 Conlat. VI, 1, PETSCHENIG, p. 153.

2 THÉODORET, Philotheos hist, xxi, p. 1239.

8 Voir Les saints stylites, p. xxxim.

^ Vita Antonii , 91.

5 THÉODORET, Philotheos Dee ni p. 1147.

€ Vita Hilarionis, 26.

7 THÉODORET, Philotheos et XVI, p. 1223.

8 TuÉopoRET, ibid, xxr p. 1250. ^ — ? THÉODORET, ibid., ur, p. 1147.

Égypte. Un oratoire fut consti sur son lombedt par les

habitants du lieu : eëxroov ofxov xepi vOv aèto vágov QwoÓó- | uoa» oi émyborout. Ce fut sans doute une construction modeste, comme celle de l'évéque de Tours. Brice, sur le tombeau

de S. Martin: Hic aedificavit basilicam parvulam super corpus

. beati. Martini ?,

La forme extérieure du culte des confesseurs ne différait donc pas des honneurs rendus aux martyrs: juporvpoc jj Tuu, comme disait S. Basile à propos de S. Denys de Milan *.

Nous avons un sermon de S. Augustin, préché dans la -

basilica Leontiana d'Hippone, le jour de l'Ascension, qui coin-

cidait cette année avec la fête du titulaire. Occurrit autem | huic ecclesiae, dit-il, alia vernacula solemnitas; conditoris | basilicae huius sancti Leontii hodie depositio est *, S. Léonce

était un évéque d'Hippone 5, et nullement martyr *. Mais on célébrait son anniversaire avec une solennité qui ne le faisait que trop ressembler à ceux des martyrs. C’est ce jour-là que S. Augustin, encore simple prêtre, réussit à persuader à

ses auditeurs de mettre un terme à l'abus des banquets dont |

ces fétes religieuses étaient devenues le prétexte *.

Il faudrait pourtant se garder de généraliser. Le culte des confesseurs mit une certaine lenteur à s'établir, et ses premières -

manifestations doivent avoir été d'abord assez discrétes, surtout en Occident. Dans son réquisitoire contre le culte des saints, Vigilance ne parle que des martyrs, et nulle part

la gloire de ceux-ci n'a été éclipsée par celle de leurs émules.

Nous ne pouvons omettre d'examiner rapidement un témoignage qui placerait en téte de la liste des saints non martyrs une contemporaine des persécutions, Ste Pétronilles.

1 SOZOMÈNE, Hist. eccl., VIII, 19.

? GRÉGOIRE DE Tours, Hist. Francorum, X, 91:

*. Epist. CXCVIII, 72, P.G., t. XXXIII, p. 713.

* Sermo CCLXII, 2, P.L., t. XXXVIII, p. 1208.

5 AUGUSTINI Epist. XXIX, GOLDBACHER, t. I, p. 114.

$ Je ne sais pourquoi M. MoNcEAUx, Bulletin archéologique, 1908, p. 99, l'appelle « évêque martyr ». La Us employée par S. AUgustin exclut ce titre,

? Epist. XXIX, t. c., p. 114-25,

* DE Rossi, Bullettino, 1875, p. 17-37,

PA

. On sait que cette sainte est représentée dans la catacombe de

Domitille sur une fresque ornant la tombe d'une femme nom-

.mée Veneranda. Celle-ci, figurée en orante, est accueillie au

paradis par Pétronille. Les deux personnages sont désignés en toutes lettres, et l'inscription de la sainte la qualifie de. martyre: PETRONILLA MART!, Malgré cette attestation formelle, remontant, comme la peinture elle-méme, au milieu

du IVe siècle, De Rossi.a essayé de démontrer que Petronilla .

n'a pas été martyre. C'est par erreur qu'on lui aurait donné ce titre, et il cite à ce propos des exemples de personnages fort connus qui l'ont recu indüment ?. Il est vrai que ces exemples sont empruntés à la littérature des guides ou des itinéraires des pélerins, tandis qu'ici il s'agit d'un témoignage difficile à récuser au méme titre. Il faut de bonnes raisons, on l'avouera, pour y voir autre chose que lexpression de la tradition ro-

maine. Quel est donc le document qui donne un démenti à

l'inscription ? :

Ce n'est pas sans étonnement qu'on le constate: ce document n'est autre chose que la Passion des SS. Nérée et Achillée ? d'aprés laquelle Pétronille est morte dans son lit: mox

ut Christi sacramentum accepit, reclinans se in lectulo emisit

spiritum *. L'illustre archéologue, tout en rappelant que ces Actes sont un tissu de piéces apocryphes, ne peut se résoudre à croire que tout y soit mensonger. « Les auteurs d'apocryphes,

^. dit-il, pour se faire accepter, n'ont pas l'habitude de se mettre en contradiction avec les notions communes et généralement

admises sur les personnes dont ils inventent l'histoire. Si done au IVe siècle, la vierge Pétronille avait été reconnue publiquement comme martyre et honorée comme telle dans les cimetiéres suburbains, comment l’auteur pseudonyme aurait-il pu, ou le pouvant, aurait-il voulu diminuer la dignité et le culte de la sainte en la privant de la palme et de la couronne dont elle aurait été en possession? Les apocryphes sont plus portés à exagérer qu'à atténuer les honneurs dus aux

martyrs ?. »

E Reproduction de la fresque dans DE Rossi, co tav bi WIES

pERT, Le pitture delle catacombe Romane, tav. CCXIII,

2 DE Rossi, t. c., p. 35.

3 BHL. 6061. |

* DE Rossi, t. c., p. 33, cite lerésumé dela Passion d'aprés Adon, 5 Dg Rossi, t. c., p. 34.

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Il est trés vrai que les faussaires ont souvent assez de psychologie pour ne pas heurter de front les idées courantes, et ne se hasardent pas à nier ce que tout le monde peut savoir. Ce n'est malheureusement pas le cas de l'auteur des Actes de Nérée et Achillée, dont l'audace ou l'inconscience dépasse toute mesure. On sait que, précisément en ce qui concerne les principaux héros de cette histoire, ils contredisent formellement l'inscription en beaux caractéres philocaliens, que tout le monde pouvait admirer au cimetiére de Domitille. Il est étonnant, c'est certain, que d'une martyre ils aient fait une simple vierge, et qu'à un dénouement tragique ils aient substitué une fin banale. Mais c'est là encore un effet du mépris de l'histoire et de la tradition qui s'affiche à toutes les pages de leur récit. Comme tous les personnages du cycle de Domitille, Pétronille était honorée d'un culte, et la fresque qui la représente comme introductrice de" Veneranda dans les joies du paradis en est une preuve suffisante. Or, à l'époque oü nous sommes, ce culte ne pouvait étre que celui des martyrs. L'inscription PETRONILLA MARTYR doit: étre prise au pied de la lettre t,

5. Silvestre (314-335) est sans doute un des premiers confes-

seurs dont le culte a été établi dans l'Église de Rome. Il

serait particuliérement intéressant pour nous de savoir à quel moment et dans quelles circonstances ce culte, que les Acta Silvestri ? ont tant contribué à répandre, s'est implanté. Du texte des oraisons du Sacramentaire Léonien, sous la ru-

"brique Sancti Silvestri, on serait tenté de conclure que ses

débuts ne sont pas contemporains de la déposition de ce pape, et que les choses ne se passérent pas exactement comme dans le cas des martyrs. Voici les deux oraisons, suivies d'une troisième, où à la place du nom de Silvestre figure celui de Simplicius (468-483).

1 Sur la mention de Ste Pétronille dans le Martyrologe hiéronymien, voir J. P. KrnscH, dans Ho Quartalschrfit, t. XXX (1922), p. 76-78.

? Sur les Acta S. Silvestri, voir le travail de W. LEvisoN, Konstantinische Schenkung und Silvester- Legende, dans Miscellanea Francesco

. Ehrle, t. II (Roma, ia p. 159-247. Cf. Anal. Boll., t. XLIV,

DU MARTYR AU CONFESSEUR NC s p

Deus confitentium te portio defunctorum, preces nostras quas in famuli tui Silvestri episcopi depositione deferimus propitialus adsume, ut qui nomini tuo ministerium fidele dependit perpetua sanctorum tuorum societate laetetur. Per... j

Hanc igitur. oblationem quaesumus, Domine, placatus inlende quam in sancti Silvestri confessoris et episcopi lui commemoratione suppliciter immolamus ut et nobis proficiat huius pietatis affectus et illum beatitudo sempiterna glorificet: Per... *

Il était nécessaire de citer ces textes. Mais il n'est nullement certain qu'on puisse en tirer argument et qu'il faille apprécier ces formules d'aprés nos idées actuelles 2. Ce qui est certain, c'est que le culte de S. Silvestre était en vogue à Rome avant la construction, par le pape Symmaque (498-514), de la basilique de Saint-Martin : Hic beati Martini ecclesiam iuxta sanctum, Silvestrem Palatini inlustris viri pecuniis fabricans ?. C'était sans doute un oratoire de S. Silvestre installé dans le titulus Equitii (plus tard titulus Silvestri) ou dans le voisinage. On a découvert, non loin de là, une couronne d'argent portant cette inscription : SANCTO SILVESTRIO ANCILLA SVA VOTVM SOoLvIT. Cet ex-voto-parait remonter à la seconde: moitié du Ve siècle *. -

1 Cn. L. FELTOE, Sacramentarium Leonianum (Cambridge, 1896), p. 148. Voici le texte de la troisième oraison : « Maiestatem tuam. Domine, supplices exoramus, ut anima famuli tui Simplici episcopi ab omnibus quae humanitas adtraxit exuta in sanctorum censeatur sorte pastorum. » A

£ Sur cette question, lire O. CAsEL, dans Jahrbücher für Liturgiewissenschaft, t. II (1922), p. 35-36.

3 Liber Pontificalis, fragment Laurentien, DOTE t. T, p. 46, * DUcHESNE, t. c., p. 201,

* fis

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