LM LEE! LE QULTE TL
-.. D'abord, les sépultures des martyrs n'étaient point les Eu seules à recevoir des ornements. Même dans la simplicité des 1 premiers âges chrétiens on ne recherchait point avec affectation à effacer devant la mort toutes les distinctions de fortune et de condition; et le cachet monumental de certains tombeaux n'est point nécessairement une marque de culte. Le tombeau "(SB d'Origéne, à Césarée, se distinguait certainement des tombes 2. communes, et les voyageurs ne manquaient pas de le visiter.
Néanmoins Origéne n'a jamais été, malgré l'illustration de.
son nom, l'objet d'aucun culte liturgique !. | WE. Dans la basilique de Saint-Vénérand, à Clermont, était : EU.
enseveli un martyr du nom de Liminius, dont le peuple con- VR RN
naissait l'histoire. Pourtant, dit Grégoire de Tours, on ne lui ar
décerne aucun culte. Cuius agonis historia cum ab incolis
teneatur, nullus tamen ei cultus venerationis impenditur ?.
Quelque étrange que puisse paraître cette affirmation, elle ne : "
permet pas de croire que l'église de Clermont ait célébré la — -
féte de ce Liminius, dont on désignait le tombeau et qu'on
considérait comme martyr. | P Dans la catacombe de Saint-Jean de Syracuse, on a décou- E TAS vert un arcosolium richement décoré, orné de peintures, avec Es une inscription métrique célébrant une vierge du nom de - XE Deodata ou Aedéora, et placée là, à ce qu'il semble, par le EU frére de la défunte?. Qui oserait affirmer que Deodata, dont | av aucun document liturgique ou hagiographique n'a livré le Do xs
nom, était une martyre ou une sainte, et que la chambre —— À funéraire où elle reposait était un sanctuaire reconnu par TE l'église de Syracuse? . , XN Damase, qui travailla avec tant de zéle et de piété à rele- 228 ver le culte des martyrs romains en rehaussant leurs tombeaux d'inscriptions monumentales, ne réserva point pour eux seuls id ses poésies et les beaux marbres sur lesquels les gravait son 15 a sculpteur. Sa mère Laurentia * et sa sœur Irènes furent LASER *
1 Les sources dans E. R. REDEPENNING, Origenes, t. II (Bonn, 20 "+ 1846), p. 268. 2 ] 2 MN ? In gloria confessorum, c. xxxv. :
; ? J. FuEHRER, Eine wichtige Grabstátte der Katakombe von S. Gio s mn - panni bei Syrakus, München, 1896 ; In., Zur Grabschrift auf Deodata, CSS * jbid., 1896 ; cf. Anal. BolL,t. XVI, p. 94. . EAE 4 J. WILPERT, Rômische Quartalschrift, t. X VII, 1903, p. 356, Ee
5 Ing, Damasi carmina, 10,
l'objet, de sa 4 pns d'une distinction analogue à te dont GE
il honorait les martyrs, sans que l’on puisse lui attribuer AM l'intention d'avoir voulu canoniser ses proches. Le pape comp- — tait sans doute sur l'usage liturgique pour opérer le discernement, et il n'est pas probable que Laurentia et Irène fussent inscrites au férial de l'église romaine. Mais désqu'onenarrivait — à faire abstraction de la tradition vivante, la confusion de- À venait facile. Cette fois également elle ne manqua pas de se produire. Nous possédons des Actes de Ste Irène :, dont l'ins- cription de Damase forme le fond, et jusqu'à preuve du con- … traire, nous admettrons que l'auteur de cette pièce a été de bonne foi en interprétant dans ce sens l'épitaphe d'une simple vierge.
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. Mais si la gloire de certains sépulcres n'est pas une: suite nécessaire de la sainteté, il est à remarquer aussi qu'en bien des cas l'éclat dont ils furent environnés ne remonte pas à l'origine.
Ee. Il ne faut pas oublier qu'à Rome, par exemple, avant le A EIC IVe siècle, le titre de martyr n'était presque jamais inscrit — sur l'épitaphe. Celle du prr Heus conne de persécutions, est isolée : >