CRÉES
DP III IDVS SEPTEBR A YACINTHVS mn | MARTYR ?
a et sur les pierres tombales des papes Fabien et Pontien le mot AM ' « martyr» a été ajouté aprés coup. Parmi les trés anciennes EE. inscriptions du cimetière de Priscille, il en est deux qui ont j spécialement attiré l'attention des archéologues. La lettre
? M qui précède le nom zovcriNoc et qui sépare les deux parties | du nom de VERIGVNDYS ne serait-elle pas l'initiale du mot martyr?? Les raisons ingénieuses que l'on a fait valoir pour —
: soutenir cette explication ne sont pas convaincantes, et c'est ES. à d’autres critères que l'on eut recours la plupart du temps 4 1 BHL. 4468. CEXRMD
Do * G. M[Ancui], Monumenti delle arti cristiane primitive, p. 238. e '* 8 DE Rossi, Bullettino, 1886, p. 107-109.
LE CÜLTÉE — cie 148
pour discerner les corps saints déposés dans les cimetières communs. |
- À Rome bien des tombes de martyrs n’ont recu leur décoration qu'en pleine paix de l'Église, et à un moment — nous le savons par l'entreprise de Damase — oü d'illustres souvenirs avaient notoirement páli. Il fallut se livrer à des recherches pour retrouver certains martyrs, et si l'on peut croire que, la plupart du temps, le pontife se trouva guidé par la tradition liturgique, il n’en fut pas toujours ainsi. Malgré l'obscurité du texte sur S. Eutychius ', pour ne donner qu'un exemple, on ne peut s'empêcher de penser que l'expression quaeritur, inventus colitur nous met en présence d'un saint dont le culte ne remonte pas plus haut que Damase, et que d'autres encore, dont il remit le nom en évidence, n'étaient guére honorés avant son pontificat.
. Méme aprés Damase, on constate qu'il y avait, chez les visiteurs des catacombes, quelque hésitation à l'endroit des tombes saintes. On connait les vers célébres de Prudence:
Plurima litterulis signata. sepulchra loquuntur martyris aut nomen aut epigramma aliquod.
Sunt et multa tamen tacitas claudentia tumbas marmora quae solum significant numerum *.
On sait actuellement que ces nombres inscrits sur le marbre et que Prudence prenait pour celui des martyrs reposant en cet endroit avaient une tout autre signification. Tel loculus, par exemple, portant le chiffre LIX ne renfermait qu'un seul corps d'enfant *. |
Il n'est donc que trop vrai que certains témoignages, fort respectables par leur antiquité, ne nous renseignent pas d'une facon absolument sûre, parce qu'ils ne sont point rattachés aux origines par une chaine ininterrompue. Il ne faut pas, notamment, accorder une confiance aveugle aux dires | des pèlerins, aux graffiti qu'ils ont laissés gravés. dans la chaux. Le plus souvent ces visiteurs appartiennent à une église étrangère, sont médiocrement renseignés et très exposés à se tromper, comme nous voyons que Prudence lui-même l’a
Fa Iuwm, Damasi carmina, 27.
? Peristephanon, XI, 7. ; * DE Rossi, Inscriptiones christ, Urbis Romae, 12; 4.
i44 LE UD S0
été. Pour citer un cas précis, ce serait exagérer la valeur du — témoignage anonyme d'un visiteur que de tirer du graffito ^ domna Priscilla? une preuve décisive en faveur du martyre
et du culte de Priscille, l'éponyme du cimetiére de la voie Salarienne.
Les guides topographiques aux sanctuaires de la banlieue de Rome ne doivent inspirer qu'une confiance relative ; ils — . commettent de fâcheuses erreurs. Le titre de martyr est prodigué à des personnages qui ne sauraient y prétendre, voire à des papes du IVe et du Ve siècles, qui ont vécu en pleine paix et dont nul, semble-t-il, ne pouvait ignorer l’histoire, comme Marc, Jules, Damase, Innocent, Boniface. Ce sont les mêmes guides qui décernent l’auréole du martyre à Pudentienne et à Cyriaque ?.
Arrétons-nous un instant devant une tombe intéressante que beaucoup de pélerins ont visitée en se rendant à la basilique de Saint-Laurent. Elle était elle-même abritée dans une basilique, et protégée par un cancel de marbre, portant une inscription dont on a retrouvé une partie, et dont le texte intégral nous est parvenu *. +
'OMNIA QVAEQVE VIDES PROPRIO QVAESITA LABORE CVM MIHI GENTILIS IAMDVDVM VITA MANERET .INSTITVI CVPIENS CENSVM COGNOSCERE MVNDI - IVDICIO POST MVLTA DEI MELIORA SECVTVS | CONTEMPTIS OPIBVS MALVI COGNOSCERE CHRISTVM HAEG MIHI CVRA FVIT NVDOS VESTIRE PETENTES FVNDERE PAVPERIBVS QVIDQVID CONCESSERAT ANNVS PSALLERE ET. IN POPVLIS VOLVI MODVLANTE PROFETA SIC MERVI PLEBEM CHRISTI RETINERE SACERDOS HVNC MIHI COMPOSVIT TVMVLVM LAVRENTIA CONIVNX . MORIBVS APTA MEIS SEMPER VENERANDA FIDELIS INVIDIA INFELIX TANDEM COMPRESSA QVIESCET OCTOGINTA LEO TRANSCENDIT EPISCOPVS ANNOS
SEP DIE PRID IDVS MARTIAS
Ces vers, placés dans la bouche du défunt, nous . disent qu'étant encore paien il avait acquis le domaine oü s'élevait
1 DE Rossr, Bullettino, 1889, p. 112. Lee ? DE Rossi, Bullettino, 1875, p. 35-36. + * Inu, Damasi. carmina, 33.
LRO Mr MP EF RS A
EN Mo SUE CULTE | .145
Waintenant son mausolée. Converti au christianisme, il avait ; . mépriséles richesses et employé ses revenus à des œuvres ER de miséricorde. Il avait également mis son talent de chanteur NS au service de l'Église, Tout cela lui avait valu d'être promu à l'épiscopat. Il était mort plus qu'octogénaire, aprés avoir été en butte à l'infeliv invidia. Sa femme Laurentia lui avait survécu et avait fait construire son tombeau. Ln Cette épitaphe est incontestablement celle d'un homme de grand mérite. Ce n'est pas celle que l'on attendrait s'il s'agis- sait d'un saint. L'idée de lui faire prononcer son propre éloge paraîtrait assez déplacée. Pourtant, l’évêque Léon a été honoré comme saint. A la date du 14 mars le manuscrit de Berne du martyrologe hiéronymien enregistre: Romae Leonis epi- MEX scopi et martyris, et l'abrégé de Fulda : Romae Leonis episcopi | "e et martyris cum aliis XLVII*. Dans la notice du pape Adrien I, EX - dans le Liber pontificalis, nous lisons : aecclesiam sancti-Ste- OU M phani iuxta eas [basilicas S. Laurentii] sifa ubi corpus sancti — a Leonis episcopi et martyris quiescit?. Cette église avait été — .— " dédiée par le pape Simplicius (468-483) : dedicavit... aliam — T . basilicam sancti Stephani iuxta basilicam sancti Lauren- 'lii*. Des témoignages que nous venons de citer, il résulte que, au VIII? et au IX* siècle, l'évêque Léon était honoré | comme évéque-martyr. Son culte remonte-t-il beaucoup plus — " haut, et peut-on dire qu'il commença aussitôt aprés sa mort? De Rossi semble n'en avoir pas douté, et son remarquable . is commentaire de l'inscription explique comment il faudrait en- — , 2c. tendre le titre de martyr que d'autres textes donnent à l'évé-
que Léon‘. Il part du fait, sur lequel il n'hésite pas, que ue dv 7$ t l'auteur de l'épitaphe n'est autre que Damase, dont il re- 5 NS connaît dans chaque ligne le vocabulaire et la manière. Il . OE RM serait sans doute bien osé et peu respectueux à l'égard d'un cM aussi fin connaisseur de la phrase damasienne de répondre. [d que beaucoup d'autres étaient capables d'en faire autant E et que Damase n'avait pas le monopole des vers Doiteux. Mais e Y
on serait plus rassuré si, à défaut du nom de l'auteur, la calligraphie philocalienne tenait lieu de signature. Il est vrai que
= L ; : E ; Eo: Anal. Boll et. 1: 18- TO
2 DucHESNE, t. L p. 508... — i 8 [bid., p. 249. B 4 Bulleitino, 1863, p. 54-56. : 2.
| SaNcrvs, — 10. £14 ; Qu
146 | LE CULTÉ —
De Rossi tire le parti le plus ingénieux de cette circonstance | Ces vers furent écrits avant que Damase eût recours à Furius —
Dionysius Filocalus, et probablement avant son pontificat. La mort de Léon se placerait ainsi vers le temps du pape Libére et de l'empereur Constant. Et du méme coup on com-
prend l'allusion contenue dans le. vers invidia infelix tandem
compressa quiescel. Ce sont les persécutions ariennes qui valurent l’exil à plusieurs évêques, comme Denys de Milan, Paulin de Trèves et autres, qui reçurent le titre de martyrs.
L'évéque Léon fut un de ceux-là. Il avait sans doute désiré .
reposer non loin de S. Laurent. Son corps ne fut donc pas,
la paix revenue, transféré dans son diocése, dont nous 2610 Ei
rons le nom.
Nous ne serions certes pas en état de remplacer une construc-, tion aussi ingénieusement agencée. N'oublions pas pourtant
qu'elle repose sur une base conjecturale, et qu'elle laisse sub- — sister quelques difficultés. Infelix invidia est un terme bien doux pour exprimer une persécution dont on sortait avec
l’auréole du martyre, et sans les textes de date moins ancienne qui appellent Léon episcopus martyr, on n'aurait pas
songé à linterpréter ainsi. Or, il nous paraît probable que
l'évéque Léon n'avait pas plus de droit au titre de martyr que le pape Jules et Damase lui-méme ?, et qu'il n'a passé au
rang des saints qu'à une époque relativement récente. S'il. avait été regardé comme tel au lendemain de sa mort, son
tombeau aurait suffi à transformer la chapelle funéraire en basilique : il en devenait le titulaire, et le pape Simplicius. ne l'aurait pas consacrée à S. Étienne. Dans cette basilique de Saint-Étienne, qui était primitivement un mausolée, le tombeau de Léon attirait les regards. Il était isolé par un ajour recouvert d'une inscription, rappelant par sa disposition
le tombeau du martyr Alexandre sur la voie Nomentane. La
confusion avec une sépulture de martyr pouvait aisément se
produire, et se sera produite peu à peu. Mais l'église Saint-
Étienne n'est jamais devenue la basilique de Saint-Léon. Incontestablement, l'érection d'une basilique sur la tombe
d'uh saint est une preuve de culte pour l'époque de la fonda- ; |
tion, et d'un culte organisé offrant, en général, les garanties traditionnelles. On concoit malaisément qu'un édifice religieux
1 Plus haut, p. 144,
Le CEU
LE CULTÉ | 147 - de quelque importance échappe à l'attention de l'autorité Wes e . compétente, et l'installation d'un culte suspect devient difficile dans. ces conditions. ro »- Pourtant, il faut se rappeler que dans les temps antiques . linitiative privée jouait en ces matières un rôle d'autant plus ru important qu'on était plus éloigné du centre de l'unité. Les E nombreux oratoires préparés du vivant du solitaire Marcien - 3 A pour recevoir ses reliques aprés sa mort furent construits par E des particuliers dont Théodoret donne quelques noms : Alypius, le propre neveu de Marcien, une riche matrone Zéno-
. biana, xai éregot 08 09x Gliyou, dit-il '. En Occident on voit
d'assez bonne heure l'autorité s'occuper des fondations nou- — QUU velles. Le décret disciplinaire défendant aux évêques de . T4 EN consacrer de nouvelles basiliques sans l'autorisation du pape CLER E
. remonte à l'an 494. Basilicas noviter institutas non petitis ex. Wd more praeceplionibus dedicare non audeant, Ainsi parle le pape Gélase dans sa lettre aux évêques de Lucanie, du Brut- We tium et de Sicile *. EE Oe | NOD
Si le'tombeau du saint est tout naturellement le centre de^ PS son culte, l'absence de tombeau doit donner à réfléchir. Cer- are tes, il est arrivé que les persécuteurs, pour éviter précisément uL
que les honneurs habituels fussent rendus à leurs victimes; NS D aient dispersé les cendres des martyrs *. Mais lorsqu'on prend Zl soin de nous dire que le corps d'un saint a été miraculeusement CU EHE
englouti dans le sol, qu'il a disparu dans la fente d’un rocher; 1% comme c'est le cas de Ste Thècle *, c'est que pour les anciens DR eux-mémes le culte d'un saint dont personne ne connaissait le tombeau avait un côté anormal dont il fallait rendre raison. Le moins que l'on puisse en conclure c'est que ce culte s'est EE: - établi en dehors des règles ordinaires. Celui de Ste Thécle était o incontestablement florissant au Ve siècle. Il suffirait, à défaut Ex v "aa d'autres preuves, de citer la description de la féte qui se célé- Mer brait à Séleucie, telle que nous la donne l'évéque Basile dans le Dec.
. livre des Miracles de la sainte *. Mais la basilique n'abritait mM BU EE botes hist. ttt, p. 1147... ^ ^ | E 2 JArFÉ-LoEWENFELD, Reg. Pont. Rom. 636. ; | ho i. 8 Les origines du culte des martyrs, p. 47. ^ QNM ES. à Ibid., p. 192-93. Ue
BHG. 1817, 18. Cf. Anal. Boll., t. XLIIL, p. 56-57. Ben
i18 4, Lb CO Poo CU TN ER
point de tombeau. Des pèlerins du moyen âge ont prétendu avoir vénéré le corps de Ste Thècle, qui en Palestine, qui à Rome ?. On sait ce que vaut le témoignage de ces voyageurs. Sur le point de mourir, Ste Catherine demande à Dieu qu'aucune parcelle de son corps ne puisse étre trouvée sur la terre : voó ouarés uov eëddxnoov, Kôoue, un eboebfrar uégoc &v "jj yij et dés qu'on lui eut tranché la téte, le corps devint invisible ?. C'est le plus significatif des épisodes fabuleux dont se composent les Actes de Ste Catherine. T.
On n'ignore pas que des basiliques ont été dédiées à des martyrs que les contemporains semblaient avoir totalement
négligés. Mais ce n'est évidemment pas la règle et, sauf indice. contraire, on pourra présumer que le culte s'est introduit “normalement. £
Néanmoins, sur ce terrain en apparence si solide, on est parfois exposé à des surprises. Voici, par exemple, une inscription de l'année 515/516, attestant la fondation d'une
église de S. Georges à Zorava, en Trachonitide, sur le tom-
beau du martyr:
O08 yéyovev olxog v vóv Óauuóvov xavaydyyir | ps cot puo» &Aauyer Ünov oxótoc &xáAvztev * | Ózxov Ovoiar eiddlwy, vov 40001 àyy&Aov, xal | ómov Osóc napwoyiteto, vv. Oeodc éÉevue-
»ítezat. | ^Avíjo vis quadyouotos Ó nowTedwr "Ioárvqc, Avour-
Oéwc vióc,| 8E idlwr ÔGoov ed nooofveyxer d£woÜfavov xTiO-
€ ^ » 4 Ld / € LA , /, ua, | íópgócac ev voóvq vot xaAAw(xov àytov udoTvoos l’ewpyiov vo tíutov A(c)ipavov, To gavévvoc adr@ ‘lodrvn | où xa0' ünvov GÀAAAà qavsgógc * & ér(e)u 0', £vovc ww ?.
Les origines de ce sanctuaire ne sont point réguliéres. Une
apparition du martyr remplace ici la tradition, et cette cir-
constance n'est point pour dissiper les défiances. Le grand
martyr S. Georges, partout connu à cette époque, reposait !
à Diospolis, et si Jean, fils de Dioméde, entendait élever un temple sur son tombeau, il s'est trompé incontestablement. Sila voulu parler d'un autre S. Georges, dont les reliques
lui furent signalées miraculeusement, où «a0'Üzvo» àAÀà gave-.
1 Les origines du culte des martyrs, pp. 217, 329, ? BHG. 30, 31, VITEAU, pp. 21, 65.
? LEBAS- WADDINGTON, Inscriplions de Syrie, n. 2498.
DOUTE SL eon 14975 04
| où, comme l'affirment souvent ceux qui prétendent avoir été E S AE - favorisés d'une vision nous retombons dans le cas bien Div connu, résolu par les évéques d'Afrique dans le sens de la CAS réprobation la plus décidée. —— NS
p CI) faut, Moon. pour qu'un monument fournisse la CIAM preuve demandée, que sa destination n'ait pas été modifiée VC TEE dans la pensée des fidèles. L'église de Sainte-Constance, sur la | - zs voie Nomentane, pour ne citer que cet exemple, n'était pri- Er mitivement qu'un mausolée?, et c'est en vain qu'on cher- [i
cherait les traces d'un culte rendu, dans l'antiquité, à la femme » d'Hannibàlien, dont la vie agitée justifierait assez difficile- — AUS ment de pareils hommages. Les bons pèlerins du moyen âge FER zh ne connaissaient pas ses antécédents. Ils en ont fait une NOS s sainte, et n'ont pas Hapus de lui donner une légende édi- —— . | panto rt : yi Beaucoup d'églises qui plus tard furent placées sous le
vocable d'un saint étaient primitivement désignées par le
nom de leur fondateur. Ainsi en fut-il des vieilles églises d'Alexandrie ?. Nous avons constaté les deux usages à Oxyrhynque au cours du VIe siècle *. Tout le monde sait que les anciens titres romains ne devinrent qu'assez tard des églises dédiées à des saints. En 499 la liste que permettent de dresser j les signatures des desservants présents au synode romain i comprend 29 églises. Toutes, sauf quatre, sont citées sous une n forme analogue à celles-ci : Titulus Aemilianae, titulus Chry- - 3 sogoni, titulus. Clementis, titulus Damasi, (titulus Eusebi, ^. titulus Marci, titulus Priscae etc. Un siécle plus tard, la formule s'est modifiée et les signatures du synode de 595 nous donnent : titulus sancti Chrysogoni, titulus sancti Clementis, titulus sancti Damasi, titulus sancti Eusebi, titulus sancti
— Marci, titulus sanctae Priscae 5. Dans plus d'un cas, la lé-
1 Cf. L. DEUBNER, De incubatione (Lipsiae, 1900), p. 5.
2. AMMIANI MARCELLINI, Res gestae, XxI, 1, 5; cf. KUENSTLE, - Das Mausoleum von $. Costanza, dans Rômische Quarta seni t. IV (1890), p. 12-24. - .' ? Voir nos Martyrs d' Égypte, p. 35.
à Anal. Boll., t. XLII, p. 97. M
5 J. P. KinscH, Die rómischen Titelkirchen im Altertum (Pader- RP
‘porn, 1918), p. 7-8.
tification avec des homonymes soit le résultat d’un nouveau
gende officielle le montre, au nom at fondateur a été su 'stitué le nom d'un saint homonyme. Ainsi à Anastasie Tar martyre de Sirmium, à Chrysogone le martyr de ce nom. Ht y n'est pas certain que ces substitutions se firent du a coup, sauf peut-être pour S. Clément, dont S. Jérôme disait | déjà, en 392 : Obiit tertio Traiani anno et nominis eius memoriam usque hodie Roma exstructa ecclesia custodit *. En 417,
le pape Zosime : sancti Clementis basilica *. 2, Il est fort possible 2 que les premiers titulaires aient d'abord été canonisés par — ladjonction du mot sanctus, comme c'est évidemment le. —
cas pour Damase, Eusèbe, Jules, Marc, Pudens, et que l'iden-
développement. Dans quelques cas, le nom du fondateur 3 s'effaca totalement devant le vocable d'un saint, C'est ainsi —— à que, probablement, le litulus sanctorum IV Coronatorum Ee était primitivement le fitulus Aemilianae?. Le titulus Fascio- ^ — lae devint le titre des SS. Nérée-et-Achillée, le. £ifulus Vizan- 3 lis celui des SS. Jean-et-Paul, le titulus Equitii celui de — S. Silvestre. ras DAE EN
n ne sera pas sans intérét de citer ici une inscription men- y. tionnant une basilique d'un genre assez particulier. - v
|. Q. NONIVS FLAVIANVS PLVRIMIS ANNIS ORATIONIBVS | PETITVS NATVS VIXIT ANNO VNO MENSIBVS XI IN CVIVS HONOREM BASILICA HAEG A PARENTIBVS ADQVISITA CON- TECTAQVE EST REQVIESCIT IN PACE XVIII KAL IAN, *
4 wn k ». T oat
eio MÀ
er LÉ adi
L'épitaphe, vraiment unique en son genre, est du IVe-Vesiècle 5, Elle a été trouvée à Pouzzoles, sur r emplacement de la basilique de Saint-Étienne. C. Nonius Flavianus n'est point un martyr ; c'est un enfant de 23 mois. ll est bien clair que — ses parents n'ont pas acheté une basilique, dans le sens ordi- — . naire du terme, pour la dédier à leur fils. Il faut donc dire, "5
dvi n i