JAP TELE
- Cela peut être. Que dirons-nous si elles ont suivi, non pas une. 5
erreur humaine, mais un ordre de Dieu? Si au lieu de se tromper elles ont obéi? » .
Le grand docteur. aurait sans doute suggéré un motif analogue pour justifier le titre de martyr donné au conserit Maximilien se dérobant au service militaire parce qu'il le jugeait incompatible avec la profession du christianisme”, On pourrait dire, qu'en l'envoyant à la mort, le. magistrat a puni un déserteur. Mais ce déserteur s'imaginait à tort que sa
foi lui interdisait de servir dans l'armée. D'autres l'ont pensé
comme lui ? ; il n/a fait, comme eux, que suivre la voix de sa conscience, L'Église, certaine de sa bonne foi, a estimé sans doute qu'en honorant l'héroisme de son sacrifice, elle ne recommandait nullement l'erreur de jugement. qui l'avait rendu
| inévitable, et nous pouvons croire qu 'jl en a été de méme dans
les cas oü nous souléverions nécessairement la question de témérité ou de suicide. Aucun indice ne permet d'affirmer . qu'elle se soit posée pour les contemporains. Les tourments et la mort subis sans défaillance pour la vraie foi, étaient, en pratique, le S critère du martyr eost 7
Jusqu'ici s diverses provinces de la Chrétiénté nous ont présenté, durant la période des persécutions, un spectacle. assez uniforme. Nulle trace d'enquéte, ni de discussion, ni de jugement. Les cas qui à. distance des événements semblent douteux ont été résolus sur l'heure. Nulle part il n'est question. d un tribunal réuni pour examiner une situation équivoque.
X persécution de Dioclétien ouvre pour l'Église d'Afrique
| une ére d'agitations durant laquelle la conception du martyre
. que cherchent à faire prévaloir de dangereux fanatiques crée aux autorités ecclésiastiques de continuels soucis et l'amène à des interventions inévitables. Toutes les incorrections, tous - les excès désapprouvés par l'Église sont dans le programme - des Donatistes, Leurs écarts sont si fréquents et si conta-
- gieux qu'une vigilance de tous les instants est requise pour
; prémunir les fidèles contre l'entraînement. Nulle part l'ar-
i 1 BHL. 5813. GL. Les Passions des FRET et les genres littéraires,
Aus 104-110.
3 Voir notre travail La D dans DAS sous Dioclétien,
dans Bulletin de PA Bodetnie "ogale de Belgique, 1921, p. 150- 66.
ni
deur du martyre ne revêt des formes aussi exagérées et souvent 3
si odieuses. Durant la grande persécution, l'évêque de Carthage Mensurius est obligé d'élever la voix pour condamner formellement ceux qui vont s "offrir aux persécuteurs et. déclarent | posséder des Écritures qu'ils ne donneront pas, mais que personne ne leur demande. Il défend aux chrétiens d'honorer la mémoire de ceux qui s'attirent ainsi la mort. C' étaient souvent,
d’ailleurs, des gens peu recommandables. Parmi eux il y avait des criminels, des débiteurs du fisc à qui la vie était devenue. -
insupportable. I] en est qui pensaient effacer ainsi leurs crimes ou méme gagner de l'argent et étre bien traités en prison par la charité des chrétiens ! C'est sous l'épiscopat de Mensu-
rius que se place l'incident de Lucille, rapporté plus haut *. . On comprend; par ce qui suivit, combien il était nécessaire
d'agir et d'exercer un contróle rigoureux.
On voyait parfois des troupes, vagantia turbarum agmina, se précipiter au milieu des assemblées des paiens, non pas méme pour briser les idoles, mais pour se faire massacrer. « Si au moins, dit S,'Augustin, ils avaient agi en vertu de. quelque légi-
qualemcumque umbram nominis martyrum. Mais ils laissaient
les idoles intactes et n'allaient chercher que la mort ? »,
Le second canon du concile général de Carthage tenu en 2318 sous Gratus, deuxième successeur de Mensurius, édicte des
peines sévères contre ceux qui honorent les faux martyrs: «Qu’aucun profane ne compromette la dignité des martyrs
et ne l'applique à des morts qui ont- simplement souffert et qui sont inhumés seulement par la charité de l'Église. Qu'on ne donne pas le nom de martyr à des gens qui se sont follement précipités du haut d’un rocher ou se sont tués d’une façon analogue en commettant le péché *,» Les fanatiques dont parle le concile croyaient avoir droit au titre de martyr et leurs partisans les honoraient comme tels. C'est à de pareilles
aberrations que S. Augustin ne cesse d'opposer la maxime : Ses
I AUGUSTINI Breviculus Sep AtAntE cum Donatistis, GEI r28, >
PETSCHENIG, p. 74. 2-P:162-693:
* AUGUSTINI Epis. CLXXXV, 12.
* Mawsr, Concilia, t. III, p. 145.
-time délégation, ils auraient pu, en cas de malheur, prendre -
EY diia err d LO,
qu Non poena sed causa!. Ces folies durérent longtemps. Les .. circoncellions, de redoutable mémoire, les poussèrent à un tel degré qu'il n'est pas de trop de l'autorité d'un Augustin pour en faire admettre la réalité. « Quelques-uns, pour se faire massacrer, se jetaient au-devant des voyageurs armés, proférant contre eux d'horribles menaces de mort s'ils refu- — aient de les tuer. Parfois ils avaient recours à la violence pour - — obliger des juges rencontrés en chemin à leur faire donner la - . mort par les bourreaux ou par leurs officiers. Et l'on raconte qu'un de ces juges leur joua le tour de les faire lier comme pour le supplice, et de les abandonner ainsi sans violence et sans. verser le sang. Ce fut pour eux un jeu de se tuer en se jetant dans les précipices, dans l'eau ou dans les flammes. Le démon leur indiqua ces trois genres de mort auxquels ils avaient recours lorsqu'ils ne trouvaient personne pour tirer l'épée sous leurs menaces?.» - Ces hommes avaient fini par étre un ee public et les: ; évéques donatistes eux-mémes furent obligés de réclamer | contre eux des mesures de répression. C'est ainsi qu ils furent amenés à écrire au comte d'Afrique, Taurinus, qui eut re- cours à la force armée. Un bon nombre de ces malheureux furent tués dans une localité nommée Octavum. « On peut compter leur nombre, dit S. Optat, par les autels ou « tables » blanchies placées sur leur tombeau. On commenca méme à en enterrer quelques-uns dans des basiliques. Clarus, prêtre de - Sabulum, fut E par son évéque à déterrer ceux qu'il avait jnhumés ainsi?.» Ces rigueurs n'arrétérent pas l'agitation. Une nouvelle Vaio Nen Un de l'armée fut nécessaire, et l'hagiographie donatiste est là pour prouver que les sectaires s'em- . pressaient de rendre aux victimes de ces bagarr es les honneurs dus aux martyrs *. $
1 [1 la dévelóppe notamment dans le sermon 325, n. 2, P.L. EOCUCOUX XVIIL p. 4148.
… - 3 AUGUSTINI Epist. CLXXXV, 12.
© 8 OQprATI MILEVITANI lib. III, 4, ZiwsA, p. 82. EE Passio Marculi, BHL. 5271 ; Passio Isaaci et Maximiani, BHL. : 4478. Cf. OPTATE lib. d er Ziwsa, p. 86-92.
Il n'était pas rare que du cóté des Masc does aussi i Ya eût des victimes auxquelles le nom de martyr pouvait diffé cilement être refusé. Qui s'étonnera qu'en cette période trou-
blée, où c'était à qui usurperait ce glorieux titre, les évêques
ne l'aient accordé qu'après une minutieuse enquête? Il nous est resté une inscription acrostiche, attribuée à S. Augus- tin!, et où se traduisent fort clairement les préoccupations du moment et les précautions qu'elles imposaient aux ee de |’ Église. Elle célèbre le diacre Nabor.
DONATISTARVM CRVDELI CAEDE PEREMPTVM INFOSSVM HIC CORPVS PIA EST CVM LAVDE NABORI ANTE ALIQVOT TEMPVS CVM DONATISTA FVISSET — CONVERSVS PAGEM PRO QVA MORERETVR AMAVIT
- OPTIMA PVRPVREO VESTITVS SANGVINE CAVSA NON ERRORE PEHIT NON SE IPSE FVRORE PEREMIT VERVM MARTYRIVM VERA EST PIETATE PROBATVM SVSCIPE LITTERVLAS PRIMAS IBI NOMEN HONORIS ?
Donatiste converti, tué par ses anciens coréligionnaires, il : a sacrifié sa vie pour la paix religieuse. Il ne s'est point donné la mort et a ADR souffert le moie pour la bonne .
cause.
Le pays se trouvait rempli de monuments en l'honneur des martyrs. Dans les campagnes et le long des routes on rencontrait à chaque pas des autels et des chapelles, que le peuple entourait souvent d'un culte superstitieux. Les évêques s'en
émurent, et voici ce que prescrivit le HI Concile de Carthage :
Item placuit, ut altaria, quae passim per agros aut vias tanquam memoriae marlyrum constituuntur, in quibus nullum corpus aut reliquiae martyrum conditae probantur, ab episcopis,
qui iisdem locis praesunt; si fieri potest, evertantur. Si autem hoc propler tumultus populares non sinitur, plebes tamen admoneantur, ne illa loca frequentent, ut qui recte sapiunt, nulla ibi superstitione devincti teneantur?. Ils indiquent aussi dans
2 L'inscription a été trouvée dans un manuscrit avec le titre : Versus sancti Augustini. Le style et le contenu répondent si bien à cette attribution qu'il parait difficile de la contester. .
? DE Rossi, Inscriptiones christianae urbis- Romae, (LED: 44.
* MANSI, Concilia, t. LIL p.971. 6f7 ig nios Gonciliengeschichie $: 3
AID Aufl., p. 84.
use conditions peuvent s'établir des chapelles : Et omnino-
nulla memoria martyrum probabiliter acceptetur, nisi aut ibi corpus aut aliquae certae reliquiae sint aut ubi origo alicuius habitationis de: possessionis vel passionis fidelissima or igine traartum
Les inventions. de reliques à la suite d'une apparition céleste étaient jugées suspectes. Outre qu'elles rappelaient des incidents assez fréquents dans l'histoire du paganisme, les
évêques comprenaient à merveille le danger de s'écarter de
la tradition dans des matiéres aussi délicates. Ils. continuent donc: Nam quae per somnia et per inanes quasi revelationes quorumlibet hominüm ubi(cum)que constituuntur altaria om-
' nimode reprobentur?. ll y eut des moments oü l'introduction
de cultes nouveaux à la suite de prétendues révélations sévit dans certaines parties de la chrétienté *. L'Afrique ne pouvait re à la contagion. Les évêques firent entendre ce grave
avertissement, qui eut un retentissement considérable. Il fut. - inséré dans le Décret de Gratien‘. Que n’a-t-il été mieux .
écouté.
Nous venons de voir ce qui répondrait en Afrique au mot
vindicatio si ce mot appartenait à la terminologie ecclésias- -
tique. S'il faut en croire De Rossi * et les nombreux érudits qui l'ont suivi, l'institution fonctionnait à Rome, et il nous serait resté un curieux monument de son activité, nous vou-
lons parler de l'épitaphe originale du pape. Fabien (f 250), ”
dont les fragments ont été retrouvés au cimetiére de Calliste. En les rassemblant, on a réussi à recomposer. l'inscription entiére
E PABIANOC EHononoc MaP Tvo
Le mot uágvvo est écrit en monogramme, et il suffit d’un coup d'œil jeté sur la pierre pour remarquer qu'il est d'une autre main, qu'il a été gravé après coup, plus légèrement que le reste, lorsque le marbre était déjà en place.
Deux explications de ce fait se présentent à l'esprit. On
Ibid.
Ibid., Cf. Codex Plena africanae, 83, Bnuws, t. I, p. 176. Les origines du culte des martyrs, p. 89- 109.
CXXVI, dist. I. De Consecratione.
Roma sotterranea, t. II, p. 58-62.
€ À oO Ww m
sur le tombeau le titre de martyr. Ou bien ce titre n aurait
été reconnu que plus tard. De Rossi n’a pas goûté la première
hypothèse, et s’est déclaré pour la seconde. « Après la mort de
Fabien, dit-il, le siège apostolique demeura vacant environ
un an et demi. On remit jusqu'à l'élection du successeur, pour être soumis à son jugement, une foule d’affaires ecclésiastiques, comme nous l'apprennent les lettres du clergé romain. Il me paraît donc probable que la reconnaissance solennelle du titre de martyr, dà à Fabien, fut réservée à son successeur,
et que pour cela le mot wéorvo fut ajouté à l'épitaphe quelque temps après la sépulture. Si mon opinion est exacte, ajoute-t-il, -
l'inscription. dont je parle sera le plus ancien monument de la vindicatio ou canonisation des martyrs.» . x La thése de l'illustre archéologue n'est pas sans préter flanc à des objections !. Car enfin la nécessité d'un contrôle et d’un jugement se comprend dans le cas douteux d’un personnage obscur, dont la mort est entourée de circonstances mystérieuses. Mais quelle hésitation pouvait avoir l'Église de Rome sur le martyre de son chef? Et il n'y en eut aucune au sujet de Fabien. On n'attendit point l'élection du succeseur pour lui reconnaître son titre. Aussitôt après sa mort le clergé romain écrivit à l'Église de Carthage pour lui notifier la fin glorieuse
du pontife, de glorioso exitu, insistant sur Mere RAIDE ;
de sa fermeté dans la foi ?
Mais ce qui prouve Janet que l'addition Tarte du mot uáprvo ne s'est pas faite à la suite d’une enquête,
c'est l'argument fourni par l'épitaphe du pape Pontien, récem-
ment retrouvée. Elle est libellée comme la précédente —.
IIONTIANOC EUICKonoc MaPT ve 5 Eg Ma
et le dernier mot, cette fois encore sous forme de sigle, - a été ; ajouté plus tard, exactement dans les mêmes conditions. Or,
préliminaire à la éd nie du titre i martyr. Ce pape $25.
a été exilé en Sardaigne durant la persécution de Maximin, l'an 235. Pu ne point laisser son église sans SOUXCPLETISI,
1 Sur tout ceci, voir O. MARUCCHI, La iscrizione sepo lente del papa Ponziano, dans Nuovo bullettino,. t: pis PDC P. 35- 50. * CYPRIANI Epist. VIII.
. aurait, en temps de EXE évité par ee. d' het à
d A ot ip cie eA M EMI Low EOM uU L L'APPROBATION DU CULTE — — SPIELE
- il renonca au pontificat : in eadem insula discinctus est III kl.
octobr. *. Il vécut environ une année encore et mourut dans
— son exil, adflictus, maceratus fustibus ?.
Aprés l'abdication de Pontien, Antéros fut élu à.sa place. Son pontificat fut des plus courts: il mourut avant son prédécesseur, le 3 janvier 236, et fut remplacé par Fabien. Celui-ci profita d'une période d'accalmie pour obtenir l'autorisation
de transporter à Rome la dépouille de Pontien. Il se rendit en personne au lieu d'exil du pontife et ramena ses reliques,
— quil déposa dans le cimetière de Calliste : quem beatus Fa-
bianus adduxit cum clero per navem et sepelivit in cymiterio
Calisti via Appia *. La translation eut lieu probablement sous le règne des deux Philippe (244-248) favorables aux chrétiens.
L'on ne dira pas qu'au jour où le pape Fabien déposa dans la crypte pontificale le corps de Pontien il pouvait rester le moindre doute sur le martyre de son précédesseur, et il est impossible de s'imaginer que, s'étant rendu en Sardaigne pour
recueillir ses restes, il ait négligé de s'enquérir sur les derniers
mois de sa vie et sur les circonstances de sa mort. Au moment oü se fermait le tombeau de Pontien, tout le monde savait
i qu'il était mort pour la foi et c'est pour des raisons qui nous
E échappent que le titre de martyr ne fut pas aussitót gravé sur - le marbre. On en dira autant'de l'épitaphe de PUES
A quelle occasion les épitaphes de ces papes furent-elles complétées ? La. paléographie des sigles qui durent être gra-
vés avec des précautions spéciales et assez légèrement pour
ne pas briser la plaque fermant le loculus, ne peut guère servir à déterminer l'époque exacte. On ne se Diner guére en disant que le méme ouvrier a inscrit le mot wégrvo sur les - deux pierres tombales. Ce fut sans doute à l'occasion: d'une . révision du férial, comme celle qui nous a valu le calendrier -
+ libérien, où sont distingués les papes martyrs de ceux qui ne le
sont pas. On a pensé aussi à Damase, si zélé pour la mémoire
-. des martyrs, notamment de ses prédécesseurs dont il orna les ; tombes dans la Pee: de la voie p ppienue. Le nom de Sixte III
D DUCHESNE, ER Liber CAUTE t L p. 4.
2 [bid., | p. 145. Cf. p. xciv. Cf. DE Rossr, Roma sollerranea, t. II,
3 DUC tre; P. 145.
a été prononcé Axe ie Le Liber Pintfifícalis dit de luit Le AN Fecil... platoma in cymiterio Calisti ubi commemorans nomina episcoporum *. Il n'est pas facile de se décider. Quoi qu'il en soit, l'argument invoqué pour retrouver à Rome les traces d'une organisation permanente que des circonstances spéciales. avaient fait naître ailleurs ne saurait mériter considération. I] était nécessaire de le montrer.
Quelques indices. secondaires ont été relevés. Ainsi, l'inscription du martyr Némésius, dont l original placé autrefois sur la voie Latine est perdu, mais dont le texte subsiste. dans.
les recueils épigraphiques.
MARTYRIS HAEC NEMESI SEDES PER SAECVLA : FLORET : SERIOR ORNATV NOBILIOR MERITO:
INCVLTAM PRIDEM DVBITATIO LONGA RELIQVIT SED TENVIT VIRTVS ADSERVITQVE FIDEM ?
Tout n'est pas également clair dans cette inscription, et le dernier vers est plus obscur que le reste. Il est question dans ces distiques d'un martyr dont le tombeau a été longtemps négligé * à cause de certains doutes persistants. Mais sur quoi portaient-ils ? Sur le droit de Némésius aux honneurs dumar- |. tyre ou sur l'emplacement exact de son tombeau ? N ous. n'ose-
rions trancher la question *. !
Beaucoup plus aisées à interpréter sont des formules comme celle de l'inscription suivante : : >
1 DUCHESNE, 22 I, p. 234 et p..236, n. 16.
? DE Rossi, Inscriptiones christianae urbis Romae, t. EHE. p. 102 ; Inu, Damasi carmina, 80. - 3 I] peut être utile de comparer à à l'inscription de Némésius celle du martyr Maurus (Iuw, 44) dans la série Damasienne : e Pte. MARTYRIS HIC MAVRI TVMVLVS PIA MEMBRA RETENTAT QVEM DAMASVS RECTOR LONGO POST TEMPORE PLEBIS ORNAVIT SVPPLEX CVLTV MELIORE DECORANS INSONTEM PVERVM CVI NVLLA POENA DEIECTI (sic). | 4 M. Marucemr dans Nuovo bullettino, t. XI (1905), . p. 25-26, explique ainsi le texte : « lungamente si era dubitato di quel marti- . re, il che vuol dire esserci dubitato se egli fosse stato martire... Si. tratta adunque di un martire che in epoca piuttosto tarda fu riconosciuto come tale e fu vindicatus. » |
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|ALFENIE NARC[ISSAE | EEUU FILIE CARISSI[MAE 119 XS SIG MARTYRI ! ! "PESE
Ceux qui ont voulu comprendre qu'elle mentionnait la recon- . EN naissance d'une martyre ont lu siG[NATAE] MARTYRI ? alors que TM sans la moindre hésitation il faut lire siG[NO] MARTYRI, le mot, signum n'indiquant autre chose que le surnom d'Alfenia "s Narcissa ?. : I Oa C'est encore à la lecture arbitraire d'un sigle que nous devons un nouvel argument en faveur de l'institution d'un C. tribunal des canonisations. Dans la liste des Nomina episco- PME porum catholicorum diversarum "provinciarum qui Carthagine, — d ex praecepto regali venerunt *, plusieurs noms sont suivis de la ; t. É n mention prbt, abréviation inusitée qui a peut-être été mal : reproduite par les copistes, et a fort embarrassé les commentateurs. Ils s'accordent généralement à penser qu'elle désigne les évêques qui ont cessé de vivre. Mais personne ne s'était avisé de la lire, comme on l'a fait récemment : pr(o)b(a)t(us), Jr interprété dans le sens d'approbation de culte*. — | Il n'y a pas plus d'apparence qu'il en soit ainsi qu'il n'y a à tirer parti du vers Damasien i
SANGVINE PVRPVREO SEQVERIS HYACINTE PROBATVS ü
Leblant a publié l'épitaphe d'un soldat, Flavius Florinus,
x O. ManuccHr, dans Nuovo bullettino, t. IX (1905), p. 281. .5. :3-Nuovo bullettino, t. c., p. 21. . .
3 BonanEgsr, Œuvres complètes, t. III, p.502; F. .GROSSI-GCNDI, Trattato di epigrafia cristiana, p. 85-86 ; M. LAMBERTZ, Zur Ausbreitung des Supernomen oder Signum im rómischer Reiche, dans PGlolfa, Ac IV, (1912); p:.287149:3 "LV, * p- 99-170.
4 PgrscuENIG, Victoris ep. Vitensis Historia persecutionis Vandalicae, p. 117-34 ; HALM, dans M.G., Auct. antiq., t. III, p. 63-71.
5 RuINART, dans P.L., t.'LVIIIL p. 276; F. PAPENCORDT, Geschichte der Vandalischen Herrschaft in Africa (Berlin, 1837), p. | 371-74. : | Cs TES
6 MoNcEAUx, Histoire littéraire de l'Afrique chrétienne, t. III, 3 |
. 108. D’après M. S. GSELL, dans Mélanges d'archéologie et d'his- DS
- foire, t. XXI (1901), p. 209, Mgr Toulotte aurait démontré que le T E sigle doit se lire probatus. La démonstration — si démonstration M il y a — ne nous paraît pas convaincante.
7 Inu, 49. :
Sancrvs. — 12. 5
178 OPE pir
dont le texte se termine ainsi: POSITVS EST AD SANCTOS. ET. cd PROBATVS ANNORVM DECIM ET OCTO HIC COMMEMORA ... SANCTA — IN ECCLESIA LVGDVNENSI?, Bien qu'il soit assez conim quer probatus est un terme militaire *, la traduction suivante a été proposée: « Flavius... a été enterré auprès des saints, et : aprés une « vindicatio » qui a duré 18 ans, ce saint homme a ‘ été trouvé digne de recevoir officiellement le titre que l'opi- — - . nion publique lui avait déjà décerné ?. » Exégèse 10106 qui n'a pas le moindre fondement. Tout ce que nous savons de l'Orient donne à penser qu'en matière de culte le contrôle n'y a pas été plus actif ni plus rigoureux qu'ailleurs. Évidemment, les fêtes n'ont pas été in- XD stituées sans le consentement des évêques. On nous dit ex- BE il pressément que S. Grégoire le thaumaturge s'est occupé de régler le calendrier de son église *. Les rares renseignements qui nous sont parvenus se rapportent à des faits postérieurs aux grandes persécutions. Dans quelques cas douteux nous Ec “voyons l'évêque prendre l'initiative d'une décision. Martyrius 1 et Marcien les compagnons (oóvouxot), les « notaires » de l'évéque Paul de Constantinople, livrés par Macédonius, avaient subi la peine capitale. On les rendait responsables du meurtre d'Hermogéne, officier impérial, tué par la populace. S. Jean . Chrysostome les jugea dignes des honneurs rendus aux martyrs, | et leur fit bâtir une église que Sisinnius acheva*. Un autre — évéque de Constantinople, Atticus, fut obligé de faire acte de — rigueur pour mettre un terme aux manifestations des Nova- Mu tiens auprés du tombeau de Sabbatius, dont le corps avait été “4 ramené de Rhodes, son lieu d'exil, à Constantinople. Il le fit e déterrer la nuit et porter ailleurs *. d:
3 ; : Si dans la plupart des cas ces Unesiions se réglaient par m CH . l'évéque d'accord avec les fidéles, il n'en était pas toujours . ainsi, comme le montre le curieux épisode d' Ammonius, que
NL
1 Inscriptions chrétiennes de la Gaule, n. 41. ? LEBLANT, t. c., p. 82. ; :
?* H. LEcrERCQ, dans Studien und -Mhetungen a aus s Benedik- E tinerorden, t. X XIV (1903), p. 405.
En * BHG. 715; 13.
: 5 SOZOMÈNE, Hist. eccl., IVe 3. 1522.
6 SocRATE, Hisl. eccl, VII, 25, 9.
Dans: Gé dé RUP NERA
[4 Ad