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SE Done Mans une localité. qui nn, son nom. Et la fête ds S.-Oreste (12 décembre) fut institutée, sans préjudice de t 2 fête traditionnelle de S. Hedistus*.Phénoméne de dédoublement | j^ assez particulier. D'un méme nom sortit le culte de. deux - : E
saints parfaitement authentiques. EUER
1 LoNGNON, Les noms de ieu. de la France, p- 394- 95, 2:50 ert E
? LoNGNON, t. c., nn. 1728, 1612, 1727. Lou à NE
* Voir dans MÉNAGE, Dictionnaire étymologique de la : s : Er française (1694), un appendice sous le titre: Recueil des noms de is
saints qui paraissent éloignés de leur origine. 4 Anal. Boll, t. XLII, p. 3815-19.
be SIT n'en 2 pas voip ainsi et le double nom crée parfois, à cóté du saint, un personnage qui ne se distingue de lui qu'en apparence. C'est ce qui arriva à Bordeaux du jour oü l'on ou- «bha que le saint Fort n'était autre chose que la chásse de
| S. Seurin !. Les Bordelais regardaient comme particulièrement :
E solennel le serment prété sur les reliques du saint, et dans v les anciens textes on reléve les équivalents suivants: sur le fort de Saint-Seurin (vers 1228) — devant l'autel du fort
-. Saint-Seurin .(1262). — sur le fort (1270) — sur le corps de
. Saint-Seurin (1279) — sur l'autel de Saint-Fort (1420) — sur
Y l'autel de Monseigneur Saint- Fort (1420). Nous assistons à la transformation graduelle. Le fort devient une personnalité
distincte de S. Seurin et comme on n'oubliait pas que le ser-
ment se prétait sur les reliques d'un évêque, S. Fort prit:
rang dans la liste épiscopale de Bordeaux, et méme le premier rang ?. * Les honneurs du culte n'ont certes pas manqué à -S. Fort. Faut-il le placer parmi les saints qui n'ont jamais
| | existé? Pas nécessairement, puisqu'on ne doute pas de l’exis- - .tence de S. Seurin. On ne niera pas, pourtant, qu il ne se soit
E produit là une erreur des um fácheuses.
Nous A as fons. pas une fois de plus, sur les méprises . auxquelles peuvent donner lieu les martyrologes et l’état dé-
* . plorable où les copistes ont laissé quelques-uns des plus anciens.
Les noms des saints y sont trop souvent défigurés ou tronqués, Exles- notices brouillées au point de confondre les lieux et les personnes. Les compilateurs qui ont puisé aux sources littéraires n'ont pas toujours distingué les genres auxquels E appartiennent les récits. Des héros de romans pieux y cótoient » . quelquefois les saints les plus célébres. Y figurent aussi des
. personnifications comme sainte Sophie et sainte lréne?* dee . suggérées sans doute par les vocables des deux grandes égli-
ses de Constantinople. Tous ces défauts et d'autres qu'il y À ue à signaler sont sans importance au point de vue du culte.
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Eco b ea latin jos Du! on a rapproché de feretrum. Quoi que l'on peus . de l'étymologie, le sens du mot n'est pas douteux. E e ar AT BRUTAILS, La question de saint Fort. Bordeaux, 1916. Cf, Anal. Boll, t. XXXVIII, p. 427-29.
3 Synax. Eccl. CP., p. 94.,
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La présence d'un nom dans le martyrologe n'a point in 2
prendre place. C'est ainsi, pour ne citer qu'un exemple, qu'au — calendrier de Ravenne on voit figurer, au 13 dnovembre: .
drier: Ravenna civitate Valentini, Solutoris, Victoris. Seule- ^ — z
au calendrier de Carthage, et les deux autres ne sont pasiden-.
du texte hiéronymien.
d'Émilie, dont la provenance doit être recherchée. Le 9
portée par elle-même. Parce que les bornes miliaires y figurent .— . 2
parfois sous la forme de soldats martyrs, il n'y a pas lieu d'ác-
cuser l’Église de fétichisme.
Une question pourrait se poser. Avant notre époque le martyrologe n'était point lu avec l'oeil défiant de la critique. N'y a-t-il pas lieu de craindre qu'on se soit parfois mépris sur la signification véritable de certaines mentions et qu'un. simple nom ait été l'occasion d'installer un culte? S
ll ne faut pas s'en étonner: des annonces qui paraissent . — claires et formelles ont décidé certaines églises à accueillir dans leur Propre, des saints qui n'avaient aucun titre à y |. -
sanctorum Victoris, Valentini et Solutoris mar lyrum Ravennae, at qu'aucune tradition n'attribue à cette église, Le martyrologe vx hiéronymien semble d'accord avec les rédacteurs du calen- ^ . -
ment. Valentin est certainement un martyr africain, inscrit
tifiés. La rubrique Ravenna civitate est isolée comme il arrive . souvent, et aucun nom de saint ne s'y rapporte. C'est encore vA le cas pour les saints du 16 décembre : Valentini, Concordi, s Navalis (al. Novalis) et Agricolae martyrum Ravennatum , - L'Église de Ravenne les a deme comme siens, sur la foi
Des hagiographes de I Italie centrale ont travaillé à recom- ij. AE mander le culte de trois martyrs arméniens : Denys, Sébas- . tien et Émilien ?. Ils ont trouvé ces noms dans le vieux martyrologe, au 8 février: In Armenia minore natale Dionysii el Sebastiani Emiliani. Quiconque a pratiqué la compilation .
hiéronymienne, n'hésitera pas à écrire: Sebaste in Armenia minore, sans se décider à y rattacher les noms de Denys et
mars le martyrologe annonce les fameux martyrs de Sébaste: In Armenia Sebaslie militum XL, ce qui dans la seconde édi- -
‘1 Officia PUR sanctorum pro ecclesia. metropolitana Ravennatensi (Luci, 1828) pp. 478, 494. :
? Act, SS., Febr. t. 1l, p. 158-60.
tion est devenu In Armenia minore nal. S. Sebastiani et
— militum XL. Une confusion de dates VII id, mart. et VI id.
[eb., — c'est un genre d'erreur fréquent dans la compilation —
. pourrait suffire à expliquer la présence de la Spree isolée
Sebasle in Armenia minore du 8 février. Quoi qu'on en pense,
il n'y aura personne pour défendre l'existence du $. Sébasti en
d'Arménie ni du groupe dont il fait partie.
Citons quelques exemples d'une utilisation moins heureuse
des martyrologes et essayons d'en apprécier les conséquences. Dans les grandes légendes romaines, à cóté des héros prin-
. ecipaux fournis par la tradition, on voit évoluer des person-.
nages secondaires d'origine inconnue, qui sont peut-étre
de l'invention de l'hagiographe, mais que l'on a aussi soup- -
connés avoir été empruntés aux martyrologes. La démonstration n'est pas aisée à faire, car les noms de ces figurants sont
x souvent d'une parfaite banalité. Exceptionnellement ils
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attirent l'attention par leur forme étrange, et c'est ainsi qu'on a pu retrouver dans le martyrologe hiéronymien plusieurs
personnages obscurs qui degrade leur rôle dans la Passion de ..
Ste Susanne !.
Cette histoire met en scène un certain Claudius avec sa
femme Praepedigna et leurs deux fils Alexandre et Cutia. .Si l'on se reporte à la liste des saints du martyrologe au 1®
octobre, on remarque la série suivante :
v In Thomis civitate. Prisci. Criscenti. Euacri. Dene-
. gotie. Faustini. Marcialis. Ianuarii. Alexandri. Eoprepi.
— Digne. Gottiae. Saturnini. Spei. Casti. Primi. Donati... it. Digne. Cotie it. Cotie. Passi. Coprepi. Thomis. Cristi *
' Aprés les trois martyrs attribués à Tomi, la rubrique Denegotie, qui représente Dinogetia, une forteresse du bas Danube?,
est suivie de trois noms. facilement reconnaissables comme - ceux des martyrs de Cordoue, Faustinus, Marcialis, Ianuarius.
— Négligeons-les et nous obtenons :
. Denegotie Alexandri Eoprepi Digne Gottiae.
1 BHL. 7937.
2 Nous citons le texte du ms. de Berne.
3 Voir nos Saints de Thrace et de Mésie, p. 273.
Digne Cotie, Cotie. On lisait donc dans I' hiéronymien la suite — —
premières syllabes du nom de la localité. ‘Les dernières sylla-
pour passer au rang des saints. Ni à Rome ni ailleurs on n’a
T nd vas Cotia. I pq
saint qui certainement n'a jamais existé, S. Napoléon?
moyen âge. L'initiative partit des milieux politiques. Il s'agis-
célébrer à la fois le patron de l'empereur, l'anniversaire de sa —
Le nom de la ville répété cast Tes noms d' Mess «€ d'Euprepius. Plus loin. il revient encore sous la forme des n.
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Alexandri Eoprepi Digne Cotiae, où l'on retrouve toute la famille de Claude : 2]
A lexandri, Praepedignae, Cotiae.
Ale pourrait être le martyr de Drizipara 2. : Praepe- E digna est formé par la finale du nom Euprepius et les deux
bes ont donné Cotia ?. L'auteur de la légende de Ste Susanne | |
n’a pu trouver ailleurs ces noms extraordinaires. Ni Praepe- …
digna ni Cotia n’ont jamais vécu. Il est juste de rappeler quil . ne suffit pas d'être entraîné dans un cycle hagiographique
jamais songé à instituer une féte en l'honneur de Ste Prepe-
de qu'on a pu s'autoriser du martyrologe hiérony- "1 mien pour justifier l'institution d'une fête en l'honneur d'un
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Les origines du culte éphémére qui naquit et disparut avec. l'Empire français, méritent d’être rappelées *; Les procédés dont usérent les hagiographes d'alors font comprendre mieux que de pénibles analyses les méthodes de leurs precurseurs du m
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sait de remplacer la féte de S. Louis, qui sous les rois de France était une grande fête nationale, par une autre qui: symbolisát mieux le nouveau régime. Du moment que l'existence d'un. saint Napoléon était admise, quoique la date de sa féte fût ignorée, la proposition de Portalis fixant le 15 août pour
naissance et celui de la FOSC AME du concordat semble as- E
bes origines du culte des are à Des :
? Sur tout ceci, L. DUCHESNE, Les légendes de l' Alta Semita, dans | Mélanges d'archéologie et d'histoire, t. XXXVI, p. 33-38.
? Nous avons traité ce sujet avec plus de développements dans
les Mélanges d'histoire offerts à H. Pirenne, t. I (Brüxellüs, 1926), p. 81-88. | Ar
| s sez bo L'usage universel de Nona aux enfants au | baptéme le nom d'un saint fit croire de bonne foi, on n'en peut . douter, que l'empereur avait un patron dans le ciel, et lui-méme
| en était persuadé, comme l'atteste la réponse du jeune Napo- | E: Jéon à son évêque le jour de sa confirmation !. C'est dans cette
pensée que le cardinal-légat Caprara, plus préoccupé d'ailleurs de plaire à l'empereur que d'établir préalablement T'identité du saint que l'on allait si solennellement fêter, se háta de sanctionner le décret d'institution.
Les difficultés commencèrent lorsque la eut de régler la partie liturgique de la fête obligea les évêques et le légat lui-même à vérifier les titres du nouveau saint. Il y eut des tàtonnements, auxquels le légat mit fin en déclarant que S. Napoléon était un martyr et en faisant rédiger sa légende des- - tinée au bréviaire. D’après ce texte S. Napoléon est une victime de la persécution de Dioclétien et de Maximien. Il fut soumis à la torture à Alexandrie, et jeté dans une horrible E SPrISon, où il succomba à ses blessures. La notice indique com- . me source les martyrologes et les vieux auteurs, qui, à ce
— ]a prononciation et l'usage auraient fait Napoléon.
E - Ilest exact que les martyrologes, y compris le martyrologe . Romain, au 2 mai, enregistrent un martyr Néopolus. .La source -. de cette mention est le gusrtytploRe E BK où EE. se E : . présente sous cette forme :
Ms. B : In Alexandria Saturnini in carcere quiescentis | cum Neopoli socio suo (cum Neapoli sotio suo W).
Ms. E: In Alexandria Saturnini... Eupolitis.
Ms. D : In Alexandria nat. Saturnini Epolitis.
EV. A la même date, le martyrologe syriaque ne cite qu’ 'un | seul nom & "AAs£avóoeíg —Xaxogvihoc. De Néopolis il n'est pas . question. Il manque également dans E, et dans D il est remplacé par Epolitis, que nous retrouvons dans E, un peu plus bas et sous la rubrique in Armenia civitate Militana.
__ A l'époque où les liturgistes au service de Caprara découvraient dans le martyrologe le prétendu saint Napoléon, au- E cun érudit n'avait le moyen de se.rendre sop e de la valeur
: v E Memoria] de Sainte-Héléne, 20 au 26 aoüt, 1815,
E qu'on assure, appellent ce martyr Néopolis ou Néopolus, dont