rVRKS DE BEROnN
lieni lieu de vitres aux fenêtres, e( laisse entrer la lumière, sans donner passage au vent ni à la neige. Sa vessie est une excellente bouteille ])our renfermer riuiile que l'on retire de son corps. Enfin, cette huile même est une des plus précieuses ressources pour les Groënlandais, puisqu'en brillant dans leurs lampes, elle sert à répandre dans leurs cabanes une douce chaleur, presque aussi nécessaire que la nourriture sous ces climats glacés.
Tommy. — Oh ! monsieur, vous venez de me rendre plus tranquille sur le sort de ces pauvres gens. Grâces au ciel, les voilà fournis de provisions de toute espèce : et c'est à im seul animal qu'ils en sont redevables.
M. Barlow. — Vous jugez, d'après cela, combien ils doivent être ardents à le poursuivre et à le prendre.
Tommy. — Contez-nous un peu, je vous ])ric, de (pielle manière ils lui donnent la chasse.
M. Barf.ow. — La voici. Un homme se placeau milieu d'iiii canot long et étroit, dontle dessus est couvert de peaux, qui viennent se fermer par des cordons autour de sa ceinture; en sorte que l'eau de la mer ne puisse pas pénétrer dans l'intérieur i\o h\ (•halou|)e. A ses côtés sont deux lances, l'une plus grande (pie l'autre. Devant lui est un faisceau de corde roulée en cercle. A l'ofi des bouts de cette corde est attaché un harpon, dont les pointes sont aiguës et recourbées; à l'autre bout tient une grosse vessie pleine d'air. La rame du
pêcheur est également plate et large aux deux extrémités. Il la prend des deux mains, et fend l'eau à droite et à gauche, avec un mouvement aussi régulier que s'il battait la mesure. On le voit ainsi courir d'une vitesse incroyable sur les vagues les plus agitées. Dès qu'il aperçoit un veau marin, il s'en approche doucement, en tournant autour de lui, et tâche de le surprendre à l'improviste, lorsque l'animal, allant contre
le \ont cl le soh^ii, ne peut ni \c voir ni l'entendre. Il a même l'adresse df s'avancer, cachr dorrière les plus