LES FRACTURES SPONTANÉES
Les fractures spontanées, en dehors des cas où la fragilité osseuse est la conséquence d'une tumeur ou d'un trouble de la nutrition générale, se montrent surtout dans les maladies du système nerveux. Sont-elles la conséquence d'une lésion des centres trophiques ou de lésions du système sympathique ? Quelle que soit la théorie adoptée pour les expliquer, il paraît difficile de nier le rôle de la lésion nerveuse.
Étiologie. — Les fractures spontanées ont été rencontrées :
1° Dans les lésions des nerfs périphériques. Les névrites, les sections nerveuses donnent lieu à un processus de décalcification qui favorise la fracture ;
2° Dans les affections médullaires. Exceptionnelles dans la paralysie infantile, rares dans la sclérose en plaques, dans la sy- ingomyélie, dans la sclérose latérale amyotrophique, elles acquièrent leur maximum de fréquence dans le tabès ;
3° Dans les affections méningo-encéphaliques ; elles ont été signalées chez les hémiplégiques, les paralytiques généraux et dans les syndromes parkinsonniens.
Symptômes et diagnostic. ■ — La fracture spontanée peut survenir : 1° au cours d'un tabès confirmé ; 2° au début du tabès, alors qu'aucun autre symptôme n'a été constaté.
Dans le premier cas, la fracture survient à la suite d'un mouvement un peu brusque, d'un traumatisme léger d'un geste ne nécessitant aucun effort.
Elle siège sur les grands os longs du membre supérieur, à la rotule quelquefois, au maxillaire inférieur, exceptionnellement aux meta-