‹ Santolius VictorinusChapitre 10 sur 64 · JUGEMENT DE S. A. 6. MONSEIGNEUR LE PRINCE DE CONDE · texte numérisé non relu

JUGEMENT DE S. A. 6. MONSEIGNEUR LE PRINCE DE CONDE

Deux illustres cités disputant pour Santeul, Gomme sept autrefois le firent pour Homère, Et voulant posséder sa cendre et son cercueil, L'une et l'autre à Tenvl s'en déclare la mère. C'est, dit l'une, en mon sein qu'il a reçu le jour : C'est, dit l'autre, pour moi qu'a parlé son amour.. Chagrin de tes mépris, soa cœui: te désavoue ;,

280 J.-B. SANTEDL.

Content de mes bienfaits, en mourant il me loue. Me clioisit pour sa mère, et se nomme mon fils. Soit pour les éprouver, ou calmer leurs esprits.

Un grand prince, prudent et sage.

D'un esprit sans égal ainsi que sa valeur.

Entre elles de Santeul fait un Juste partage. Donne à Dijon son corps, donne à Paris son cœur. D*abord, Dijon, d'amour et de colère émue.

S'écria : tout ou rien ; un partage me tue.

Que ma rivale ait tout, corps, cœur et monument; J'y consens : à ces mots prononcés hautement, Du vrai cœur maternel on connut la tendresse ; Et le grand prince enfin fit par son jugement D'un second Salomon éclater la sagesse.

M. MoRBÂU, avocat-général en la chambre des comptes de Dijon.

Ce même M. Moreau se laissa prendre d'un peu de dépit, qu'il exprima dans cette épigramme :

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