‹ Sarah BernhardtChapitre 14 sur 18 · THÉODORA · texte numérisé non relu

THÉODORA

A MADAME SARAH BERXHARDT

Jls fuyaient tous; les Goths, les Perses, les Vandales; -*■ Défaits, sanglants, meurtris dans cet âge de fer. Les buccins des vainqueurs sonnaient lun bruit d'enfer, * Sur les chemins poudreux se heurtaient les cymbales.

Sombre Thèodora ! malgré tant de scandales Et ton ardente soif du plaisir de la chair, Des boucliers conquis le métallique éclair Bleuissait, argenté, dans Vor des cathédrales.

— Hypocrite hétaïre aux yeux ensorceleurs,

Ton amour criminel s'achevait dans les pleurs

Et tes amants d'un jour hurlaient dans la souffrance,

Dans les fers et le feu, pour ton lascif baiser. Tu fis un luùanar du trône de Byzance : Et la mer en fureur semble encor t' accuser !

Page 1