I. — HOMMES DE GUERRE
Bien que le département de la Sarthe possède l'école militaire de La Flèche et que la population ait fait ses preuves de patriotisme et de vaillance, nous ne trouvons guère à citer, parmi les enfants du pays, qu'un homme de guerre un peu connu. C'est le général
Négrier dont nous allons raconter la vie. Nous pourrions lui joindre certains membres des familles de Br.ssac et Du Bellay; mais les Brissac appartiennent surtout au Maine-et-Loire, et nous gardons les Du Bellay pour une autre partie de ce petit livre.
^^î*:** ( Frai >Çois-Marie-Casimir), né au Mans le 2/ avril 1788, mort à Paris le 25 juin 1848.
François-Marie-Casimir Négrier est né au Mans en 1/88: quêtait sa famille? comment et où fut-il élevé du moins dans sa première jeunesse? comment fut-il emmené à l'âge de douze ans à Lisbonne par le général Lannes, nommé ambassadeur près du roi de Portugal d où Subervie, alors aide de camp du général le ramena en France et le plaça dans un pensionnat de faris? autant de questions auxquelles nous n'avons pas trouvé de réponses. Le bon officier que fut Négrier a toute sa biographie dans ses états de services: de tels renseignements sont dépourvus de pittoresque et d'intimité, mais du moins ont-ils un caractère d'authenticité qui n'est pas sans prix
A dix-sept ans, Négrier s'échappa de sa pension
K'^n \ en S a S er dans un régiment d'infanterie (180d). Combattant à l'affaire Hameln où il se signala puis au siège de Dantzick, il conquit la croix sur le champ de bataille de Friedland; il n'avait encore crue dix-neuf ans. ^
De Prusse il est envoyé en Espagne où il passe près de six ans à guerroyer obscurément dans cette cruelle suite de campagnes. Les beaux débuts de Négrier pouvaient lui faire entrevoir un avancement rapide mais 1 armée d'Espagne était sacrifiée par le maître' Uuand il rentra en France avec nos troupes, en