‹ SatanstoéChapitre 186 sur 194 · MARY WALLACE · texte numérisé non relu

MARY WALLACE

— Par saint Nicolas! Cornélius, voilà un appel auquel un homme n'hésite jamais à répondre, s'écria Guert en se levant et en replaçant son sac sur son dos. En faisant grande diligence , nous pouvons atteiadre Ravensnest avant le coucher de la famille , et non seulement eux , mais nous-mêmes nous y trouverons plus de bien-être et de tranquillité.

Guert avait en moi un auditeur tout disposé à l'approuver, et Dirck était loin d'être d'un autre avis. Ces lellrcs ajoutaient sans doute à, notre impatience ; mais en réalité nous n'avions pas autre chose à faire; ii moins, il est vrai, de vouloir rester dans la forêt, exposés à tous les risques d'une lutte contre des sauvages altérés de vengeance. La lettre reçue par Dirck était d'Herman Mordaunt, cl elle nous disait la vérité plus clairement que celles des deux dames.

« Cher Dirck , » Les sauvages s'approchent certainement, mon jeune parent, cl il est de l'intérêt de tous d'unir nos forces. Re-

venez , au nom du ciel , le plus promptement que vous pourrez. J'ai envoyé faire des reconnaissances au-dehors, et tout le monde s'arcorde à dire que la forêt est remplie dépistes. Je m'allends à voir demain une centaine au moins de guerriers lumber sur nous, et je fais mes préparatifs en conséijuence. Je vous conseille , quand vous approcherez de Ravensoest, de prendre le ravin situé au nord de la maison, et de proliler de son abri jusqu'à son extrémité. Cela vous amènera à une centaine de perches de la porie, et augmentera beaucoup vos chances de rentrer, si nous nous trouvions investis quand vous arriverez. Dieu v«us protège ! mon cher Dirck , et vous ramène tous sains et saufs auprès de vos amis.

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