‹ SatanstoéChapitre 80 sur 194 · POMONE · texte numérisé non relu

POMONE

PASTORALE EX CIiVQ ACTES, ET Ui\ PROLOGUE,

REPRÉSENTÉE PAR l'aCADÉMIE ROTALE DES OPÉRAS, AU MOIS DE MARS 1674.

IX FOËHE DE U. FERBIK, LA HUSIQUE DE U. CAMBEUT.

Ce ne fut que pour répondre aux critiques qu'on avait faites de cette pastorale, que Perrin consentit à son impression : c'est ceque nous apprenons par la préface qui précède ce poème : Perrin ajoute : Je devrais être content de voir que, contre l'opinion générale, j'étais parvenu à ma lin, et que ces vers si critiqués, formaient non seulement un opéra français, que les maîtres de l'art soutenaient être impossible parle défaut de la langue, et des acleurs; mais de l'aveu public, le spectacle le plus surpre

nant, le plus divertissant, et le plus beau, que des particuliers aient donné de nos jours en France;., qu'au reste, ce n'était que des bruits confus et mal articulés, qui n'aboutissaient qu'à blâmer trois ou quatre vers. . On y voyait, disait-on, des pomme:; et des artichauts, et que l'on y parlait de bourriques, et de pareils quolibets... J'ai jugé "à propos d'ouvrir le théâtre par une i)ièce pastorale, hien que j'en eusse trois héroïques toutes composées; qu'il en faut juger sur ce pied-là, et considérer qu'elle

est composée de divinités et de personnes champêtres, et qu'elle conduit tout ensemble sur les styles enjoué et rustique de théâtre, la musique et la symphonie continuelle, la machine et la danse. »

Cette apologie de Pomone serait aisée à réfuter, mais passons à l'auteur sa faible poésie, en faveur de son heureuse hardiesse, et rapportons seulement ce que M. de Saint-Evremont en dit. il était du nombre des spectateurs de cette pièce. « Pomone est le premier opéra français » qui ait paru sur notre théâtre, la poésie en était fort mé- » chante, la musique belle. M. de Sourdeac en avait fait » les machines, ccst assez dire, pour nous donner une » grande idée de leur beauté. On voyait les machines » avec surprise, les danses avec plaisir, on entendait le » chant avec agrément, et les paroles avec dégoût.»

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