FIN
(1) — Narbonne.
Salve Narbopotms taiubrUate Urbe'et rure sfmul bonus videri.
Mûris, civibus, ambitu, tabemis Portis, poHicibus, foro , theairo , Dehibris, capUoUH, monetis, ThermU, arcubus, horfefs, macetUs, PratU, fontibus, insulU, salinis, StagnU, flumine, merce, poHie,ponio.
Unut, . . . «Us., «te.
{Sia, ApoU,, Carm, xxin.)
(2) — Tes pavés faits de pierres asarotiques.
Non tu marmora, bracteam, vttrumque Non testudinis tndtcœ ntiorem Non si quas eboris (robes refmeiis RosMs marmarici dedere barri, Figis mcenibus aurea,sque portas Exomas asarottcis iapiUis Sicper, . . . etc., etc. ^
( Sid. 4pott. , Carm, XSJU. )
S80 ROTBS.
Nous avons arrêté Tattention du lecteur sur les pierres asarotiques, parce qu'elles nous ont paru remarquables. Les Romains en paraient leurs salles à manger et les teignaient de toutes sortes de couleurs; ils les couvraient de peintures qui représentaient les choses les plus usuelles d'un repas, telles que des couteaux, des fourchettes, des morceaux de pain et souvent même des bouteilles renversées et cassées, de manière que la malpropreté passait pour du luxe, puisque le luxe cherchait à représenter par la peinture le désordre et la malpropreté. Ces pierres avaient en outre la propriété d'absorber tous les liquides.
« Testulis in varios colores tinctis quales in asarotis pavimentis, de quibus Stetius Tiburtino Yopisci et Plinius, lib. xxxvi. Solus Pergami statuit quem vocant asaroton aecon, quoniam purgamenta cœnae in pavimento, quaeque everri soient, veluti relicta fecerat parvis e testulis tinctis In varios colores. » {Sirmond,)
(3) — Pour arriver les premiers à la dUtrlbutlon de la sportule.
Distributio solemnium gporiulorum. Les aporiulœ ou spartellœ étaient de petits paniers qui étaient supposés contenir une quantité de provisions chaudes de la valeur de cent quadrantes, ou environ vingt-cinq sous. On les rangeait avec ostentation dans la première salle, et on les distribuait à la foule affamée qui assiégeait la porte. Les satires de Juvénal et les épigrammes de Martial font souvent mention de cette coutume fastueuse et peu délicate. Voyez aussi Suetonius (m Claud,, c. xxi;
in Néron,, c. xvi; m Domitian., c. iv-vii). Ces paniers de proYisions furent ensuite convertis en larges pièces d'or et d'argent monnayé, ou de yaisselles qui, dans les occasions solennelles de mariage ou de consulat, etc., étaient réciproquement données et acceptées par les citoyens du premier rang. (Voyez S^mmaque, Épist lY, 55, IV, 124, et MtsceU., p. 256.)
(4) — ... Et la dévoreront en secret.
C'était là véritablement l'origine de cette sportule à laquelle, plus tard, on vit accourir des sénateurs euxmêmes. Juvéval nous les montre cachés dans leurs litiè. res et venant mendier des présents à la porte d'un Auguste ou d'un César.
(5) — ... Du four de son quartier.
Pour la commodité des plébéiens paresseux, on sub-stitua aux distributions de grain qui se faisaient tous les mois, une ration de pain que l'on délivrait tous les jours. Un grand nombre de fours furent construits et entretenus aux frais du public; et, à l'heure fixée, chaque citoyen, muni d'un billet, montait l'escalier qui avait été assigné à son quartier ou à sa division, et recevait, ou gratis, ou à très-bas prix, un pain du poids de trois U' vrespourla subsistance de sa famille. {Jmm, MarceUin. )
(6) — La légende d'un saint.
« Les longues robes de soie ou de pourpre de nos a 24.
nobles modernes flottent au gré du vent, et laissent
apercevoir , ou par adresse , ou par hasard, de riches
tuniques ornées d'une broderie qui représente différents
animaux. «
{Amtnien MarcelUn,)
M. de Valois a découvert dans une homélie d'Osterim, évéque d'Amasia (ad Jmmian,, xiv, 6), que c'était une mode nouvelle de représenter en broderies des ours, des loups, des lions, des tigres et des parties de chasse, et que les élégants plus dévots y substituaient la figure ou la légende de leur saint favori.
(7) — Ma fille est une des douze cents dtnseoses qui appartiennent à l'entrepreneur du théâtre.
Les vastes et magnifiques théâtres de Rome avaient toiyours à leurs gages trois mille danseuses et autant de chanteuses, avec les maîtres des différents choeurs.
{/émm. Mûrcellin.)
(8) — Les dyptiques qu'il fit distribuer étant de llTolre le plus pur Incrusté d*or.
Les dyptiques étaient le registre public sur lequel s'inscrivaient les noms des consuls et des magistrats chez les païens^ des évéques et des morts chez les chrétiens. Les dyptiques profanes étaient d'élégantes tablettes, et s'envoyaient souvent en présent^ on les donnait même aux princes, et alors on les faisait dorer, comme il parait par Symmaque,- 1. ii, p. 81. Le plus ordinairement, ceux qu'on donnait étaient d'ivoire. Les con-
suis CD faisaient distribuer au peuple le jour de leur élection.
(9) — L'enTle d'un monarque asiatique. ( Gibbon. )
(10) — Depuis le plus vieux jusqu'au plus Jeune. ( Qibbon. )
Sénèque raconte trois circonstances curieuses relativement aux voyages des Romains (ep. cxxni.) : 1» ils étaient précédés d'une troupe de cavalerie numide qui annonce un grand seigneur par une nuée de poussière j 2° on chargeait sur des mules non-seulement les vases précieux, mais encore les ustensiles fragiles de cristal et de murra. Le savant traducteur français de Sénèque (t. III, p. 402-422) a presque démontré que murra signifiait des porcelaines de la Glune et du Japon. S*» on enduisait d'une espèce d'onguent les belles figures des jeunes esclaves, pour les mettre à Tabri des effets du soleil ou du grand froid. Ammien MarcelUn parle de Tordre observé pour les eunuques.
(11) -~ ... liOlr magnifique.
Ce petit animal habite les bois et parait privé de mouvement dans les fjroids rigoureux (Pline, t. vni,p. 81.) Ce mets, si recherché que le commerce en était fait par des sénateurs, ce mets fut encore plus recherché sur les tables somptueuses depuis la défense ridicule des censeurs. On assure qu'on en fait encore un très-grand cas aujourd'hui à Rome, et que les princes de la maison de Colonne en font souvent des présents.
(12) — . . Que lorsqu'ils eurenl donné quittance.
Parmi les traits de satire d^Âmmien Marcellin, celuici nous a paru digne d'être mis en scène.
(13) — Les lupercales.
Fêtes instituées dans Tancienne Rome à Thonneur de Pan, lupercalia. Les lupercales se célébraient le 15 des calendes de mars, c^est-ànlire le 15 février, ou, comme dit Ovide, Fas^, lib. ii, le troisième jour après les ides. On croyait quMles avaient été établies par Évandre. Elles durèrent jusque sous Tempereur Anastase et le roi Théodoric, et par conséquent longtemps après rétablissement du christianisme. L*acte de Théodoric qui les abolit existe encore. {Gibbon,)
(14) — L'héroïsme du moine Télémaque.
Ce fût au moine Télémaque que Ton dut Tabolition définitive des gladiateurs. Assistant à un spectacle à Rome, il se précipita au milieu du Cirque et sépara les combattants. Dans le premier élan de sa colère, le peuple le massacra ; mais bientôt, reconnaissant le noble dévouement de ce martyr, il rendit les plus grands hon^ neurs à sa mémoire.
(15) — Le VisigoUi Théodoric ayait aboli cette fête...
VoirlanotelS.
noTES. 285
La description de la maison de Maximius a été extraite presque textuellement de Sidonius ApoUinaris, ep. ii, lib. II. Sidonius Dotnitio 9uo salutem,
*^17) — Le tracé des routes et des chemins qui les coupaient en tous sens.
Végèce parle souvent des cartes nécessaires à la conduite des armées. César avait une carte des Gaules, Agrippa de même. Il existait une carte générale de Tem^ pire romain; cette carte fut rapportée dans la Gaule par les Francs lors de l'expédition de 445, et ensevelie dans un monastère, où elle resta ignorée pendant près de dix siècles.
Dans le quinzième , lorsque les savants s^occupaient de fouiller et de rechercher dans les bibliothèques des monastères , pour en déterrer des manuscrits dignes, de rimprimerie , cet itinéraire tomba entre les mains de Conrad Peutinger, jurisconsulte à Augsbourg. Après sa mort cette carte fut connue sous le nom de carte de Peutinger.
(18) ~ ... Il a condamné ceux qui ne pourraient payer cette amende à être éterueilement esclaves.
Toutes ces dispositions sont relatées dans le Code visigothique. *
(Cod, visig. lib. ix, tit. ii , leg. 1, 9, 4, 8, 9.)
286 jiOTis.
(19) — ... A la manipule qui lui obéit.
On appelait manipule , dans Torganisation primitiTe des légions romaines , les dix hommes commandés par le décurion ; plus tard on s'est servi indifféremment du nom de manipule pour celui de cohorte ; mais telle était sa première signification.
(20) — ... Pour en (Ure autant de aoldatt qui défendent la patrie.
Ces paroles furent adressées textuellement à Tempereur Honorius par un évêque plus Jaloux de la liberté et de l'indépendane romaines que les empereurs eux< mêmes.
(21) — Je suis exempt du service militaire.
Ce fùtThéodosien qui établit cet abus , par lequel on pouvait s'exempter du service militaire en donnant une somme d'argent.
(22) — ... Ce serait appeler dans une heure regorgement de tous les maîtres, etc.
Plusieurs fois on voulut donner un costume particulier aux esclaves ; mais on recula toujours devant le danger de leur montrer combien ils étaient nombreux. ha reste , ils profitèrent cruellement de la -connaissance qu'ils avaient de l'endroit où leurs maîtres cachaient leurs trésors à l'époque de ces invasions terribles où
toutes les yengeances trouvèrent moyen de se satisfaire.
(23) — Ne «ais-tn pas que dans le dentier sac de Rome par les Vandales...
Ce fut particulièrement dans ce sac que les esclaves , comme nous Fayons dit plus haut , firent cruellement payer à leurs maîtres les mauvais traitements qu'ils en avaient reçus ; et , si Ton en croit quelques histo^ riens , ils firent peut-être plus de victimes que les barbares eux-mêmes.
(24) — Les bénéficiaires.
Parmi les propriétés domaniales de la Gaule, les empereurs en avaient détaché une quantité considérable , dont la jouissance a été abandonnée , à titre de récompense , à des citoyens hors de la conscription , viagèrement seulement , et à la charge de reversion au domaine au décès de concessionnaire : c'est là ce qu'on appelle bénéfice militaire.
Les citoyens qui en avaient la jouissance prenaient le nom de bénéficiaires et devaient le service à TÉtat. N'y aurait- il pas là une portion de l'origine des fiefs... et U féodalité ne serait-elle pas autant romaine que Normande ? '
(25) — ... U solde en nature <iui leur était due.
Les troupes visigothiqaes , quand elles se mettaient en marche , recevaient leur soMe , non en argent , mais
288 ifOTBS.
en provisions , en espèces. (Cod, visig, , lib. ii , titre i , leg. XXVI ; lib. VIII , tit. ii , leg. ix.)
(28) ' ... Limailles de fer rougles dan* le feu.
Quinte-Curce fait mention de ce procédé en parlant du siège de Tyr.
a Si clypeos aeneos multo igné torrebant , quos re-
pletos arena cœnoque decocto , ex mûris subito devol-
vebant. »
(Pùliorc.y p. 191.)
(27) — Us s'étonnaient d'en Toir partir des nuées de flèches enflammées.
« Malleoli velut sagittœ sunt et ubi adhœserint , quia ardentes veniunt, ibi universa conflagrant. »
(régèce.)
« Figurantur hac specie : sagitta et cannea , inter spiculum et arundinem , multifido ferro coagmentata , quœ in muliebris colli formam concavatur, ventre subtiliter et plurifariam latens. «
(Amm, Marcelltn,)
« Ut sic emissa lentius arcu invalido (ictu enim rapi-
diore extinguitur) et si hseserit usquam tenaciter' cre-
mat. »
{Atntn. MarcelUn.)
(28) — Abraxas,
C*est à la fois le nom de pierres précieuses , sur lesquelles on gravait des caractères hiéroglyphiques , et le