‹ Sathaniel (volume 3)Chapitre 29 sur 32 · HOTES · texte numérisé non relu

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de Baux en Languedoc prétend tirer son origine de cette antique famille visigothe.

D*une autre part , la famille des Amales ainsi que les Ostrogoths semblaient avoir perdu tous ses droits véritables depuis quHls avaient combattu sous Attila contre leurs anciens firères les Yisigoths.

Gibbon avait sans doute oublié ce qu'il avait écrit luimême de la simultanéité du droit héréditaire et du droit d'élection , lorsqu'il dit qu'on viola , à propos des successeurs d'Ataulphe , le droit de succession. Car il s'exprime autrement et plus régulièrement , à notre sens , quand il dit, à propos d'Alavivus et de Fritigern : «L'autorité qu'ils devaient à leur naissance était sanctionnée par le libre consentement de la nation. »

(40) — C'est qu'Ataulphe manqua à la destinée de notre nation , lorsqu'il avoua que, ne pouvant effacer le nom romain , 11 voulait en relever l'éclat.

Rien ne peut donner une idée plus juste du caractère et du système politique d'Ataulphe que sa conversation avec un des premiers citoyens de Narbonne , qui , dans un pèlerinage qu'il fit à la Terre-Sainte , la rapporta à saint Jérôme en présence de l'historien Orose à qui nous l'avons empruntée. « Encouragé par la valeur et la victoire, dit Ataulphe, j'ai conçu autrefois le projet de changer ta face de l'univers , d'en eifacer le nom des Romains , d'élever le royaume des Goths sur leurs ruines , et de devenir , comme Auguste , le fèndateur d'un nouvel empire. Mais l'expérience m'a peu à peu convaincu qu'il faut des lois pour maintenir la constitu--

tion d*un état, et que le caractère indocile et féroce des Goths n'est point susceptible de se soumettre à la contrainte salutaire d'un gouvernement civil. Dès ce moment , je me suis fait un autre plan de gloire et d'ambition , et j'ai aujourd'hui le désir sincère de mériter la reconnaissance de la postérité en employant la valeur des Goths , non pas à renverser , mais à défendre l'empire romain et à maintenir sa prospérité. » {OrosCy lib. vii, c. XLin , p. 584 , 585.)

(41) — Comment SIgerIc fit marcher sa mère Placidle à pied devant son cheval.

Sigeric , frère de Sarus, s'empara du trône d'Ataulphe et de son diadème. Il commença son règne par le meurtre inhumain de six enfants que son prédécesseur avait eus d'un premier mariage , et qu'il arracha sans pitié des mains d'un vénérable évèque. L^nfortunée Placidie, au lieu de la respectueuse compassion ({u'elle avait droit d'attendre , essuie des traitements barbares et ignominieux. La fille de l'empereur Théodore, confondue dans une foule de vils captifs , fut forcée de faire à pied un trajet de plus de douze milles , devant le cheval d'un barbare assassin de son mari qu'elle avait toiyours tendrement aimé. (Gibbon).

(42) — C'est Wallta qui vous a donné pour captiale Toulouse , là Rome de la Garonne.

Ce nom de Rome de la Garonne se trouve dans une

une messe propre de Saint Saturnin, publiée par le père Thomas , et ensuite par le père Mabillon.

(43) ~~ ... Et je la garderai comme royaume ou comme tombe.

« Hanc ego vel Victor regno , vel morte tenebo victus humum. »

(44) — ... Sur rinfâme Genseric , l'abominable «upplice infligé à ma sœur ; voua savez comment il lui fallut aller combattre l'ennemi que son bourreau lui suscita.

« Sed postea, ut erat ille et in sua pignora truculentus, ob suspicionem tantummodo veneni ab ea paratî , eam , putatis naribus,spolian8 décore naturali, patri suc ad Galiias remiserat , ut turpe f unus miseranda semper offerret , et crudelitas , quâ etiam moverentur externî , vindictam patris efficacius impetraret. »

( JomandèSy De rébus GeticiSy p. 117. )

(45) — ... Rome égoi^eait Maxime , et Crenseric égorgeait Rome.

Quand on sut rapproche des Vandales , le peuple irrité égorgea Maxime. Genseric le vengea en livrant la ville au pillage durant quatorze jours et quatorze nuits. Ce sac de Rome fut le plus épouvantable, et n'eut d*égal que celui des Espagnols, lorsque le connétable de Bourbon leur livra la ville de Dieu.

Il existe un ouvrage assez curieux , ayant pour titre de Sacodi Tioma y où il est prouvé que jamai.s la Rome impériale n'a eu à souffrir autant des barbares , que la

Rome papale n'a eu à souffrir des soldats catholiques qui s'en emparèrent.

(46) — ... De lui avoir enseigné les vers de Virgile, et de lu! avoir fait oublier la barbarie de nos usages.

Mihi romula dudum

Perte jura placent ;parvumque ediscereJuêsU Ad tua verba, docttt quoprisca Maronts, carminé molUret tt^thicos miMpagina moreê. »

(Sidoine.)

(47) — ••• Tandis que ses yeux fermés laissaient descendre ses longs cils presque sur ses joues.

« Si vero cilia fiectantur , ad malas médias palpebrarum margo prope pervenit. » ( Apoll.y ep. ii, 1. 1. )

(48) — ... Et bien que Rlclmer lui ait laissé le nom d'empereur, et n'ait pris que celui de père de l'empire.

Ce fut, à ce que ditZozime, le grand Constantin qui érigea une nouvelle dignité de Patrice. Il attribua cette qualité à ses conseillers et les nommait Patrtces y non parce qu'ils étaient descendus des anciens pères du sénat; mais parce qu'ils étaient comme les pères de la république ou du prince. Cette dignité de Patrice devint la première de l'empire j Justinien l'appelle mmmam digniiatem. Les Patrices , en effet , précédaient les consuls et prenaient séance au-dessus d'eux au sénat. Cette nouvelle dignité de Patrice ne s'accordait qu'à ceux qui avaient exercé les premières charges de l'empire , ou qui avaient été consuls.*^Pendant les troubles et la déca-

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