ROTIS
dence de Tempire romain , ceux qui occupèrent Tltalie, n^osant prendre le titre d'empereurs , s^appdaient Patrices de Rome : cela fut très-ordinaire jusqu'à Augustule et à la prise de Rome par Odoacre, roi des Hernies. Il y a eu aussi des Patrices dans les Gaules , et principalement en Bourgogne et en Languedoc. Les empereurs de Gonstantinople donnaient à leurs Patrices le gouvernement des provinces éloignées. Quand les Français passèrent dans les Gaules , ils y trouvèrent la dignité patricienne établie , et ils la conservèrent pendant quelque temps. Aetius, qui combattit Attila, est appelé Patrice des Gaules.
Il y a eu sous les empereurs plusieurs sortes de Patrices : les uns qu'on nommait les pères de Tempère ur et les tuteurs de Tempire. C'est de cette espèce qu'était le Patrice Ricimer.
(49) — ... Et il ne portait de sa bart>e que ce que nous appelons aujourd'hui des favoris et des moustaches.
a Barba concavis hirta temporibus , quam in subdita vultus parte surgentem stirpitus tonsor assiduus gênas adusque forcipibus evellit. » ( Appol. , ep. ii, 1. 1.)
Gomme nous ne voulons pas donner en entier le code des lois visigothiques, tel quHl fut rédigé par Léon, diaprés les ordres et sous le règne d'Euric, nous ne mettrons sous les yeux de nos lecteurs que les dispositions
de ces lois nécessaires pour justifier les faits et les opinions que nous avons avancés à propos du mariage des Yisigoths.
une des lois les plus sévères des Yisigoths était celle qui défendait les alliances des personnes libres avec les esclaves. ( Mariage , livre m, titre ii. )
Les conditions de ceux qui se mariaient devaient être proportionnées , et la femme moins âgée que le mari. ( Mariage , livre ni, titre i, loi iv. )
Quand le mariage était conclu , soit par écrit ou en présence de témoins , et qu'on avait donné ou reçu des arrhes, qui consistaient en un anneau, il n*était plus permis de retirer sa parole. ( Mariage, loi m. )
C'était le mari lui-même ou ses parents qui fixaient et payaient la dot, ou plutôt le douaire de la femme. Yoici les règles que les Yisigoths observaient là-dessus. Les nobles , savoir : les officiers du palais et de la couronne , de même que les principaux de la nation, riches de plus de dix mille sols d*or , ne pouvaient assigner pour dot de leur femme que le dixième de leurs biens, avec vingt esclaves, dix de chaque sexe , et une somme de mille sols d'or pour les meubles et les habits de noces. Les autres personnes libres, riches de moins de dix mille sols d'or, ne pouvaient donner que le dixième de leurs biens, tant pour la dot que pour les autres dépenses du mariage. ( IM v. )
Les lois des Yisigoths punissaient sévèrement l'adultère dans l'un et l'autre sexe : quand c'était le mari qui était offensé, les deux coupables devenaient ses esclaves, et il avait la liberté de se venger sur eux comme il ju~ geait à propos. La femme qui commettait un adultère