‹ Sathaniel (volume 3)Chapitre 31 sur 32 · H0TB · texte numérisé non relu

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arec un homme marié devenait resclave de réponse de ce dernier.

Il était permis aux maris , aux pères et aux parents de tuer impunément leurs femmes , leurs filles et leurs parentes quand ils les surprenaient en adultère. ( PunitioH de raduitère, lirre in, titre iy. )

Dans les procès , il était permis aux parties et aux femmes de plaider elles-mêmes leurs propres causes.

La jurisprudence des Yisigoths fut encore en usage parmi ces peuples dans la Septimanie longtemps avant la destruction de leur royaume par les Sarrasins. Elle a été toujours en vigueur en Espagne ; car elle fait le f6nd principal des fuers ou coutumes de ce royaume, et nous pourrions même dire que Hnsurrection carliste actuelle n*a pour principe que le maintien des libertés accordées au peuple par les lois visigothiques.

Les Yisigoths, sujets d'Ataulphe, mirsnlÂdes bornes à la prodigalité de Famour conjugal. Un mari ne pouvait pas légalement faire des dons ou des constitutions au profit de sa femme dans la première année de son mariage , et sa libéralité ne pouvait , dans aucun temps , passer la dixième partie de sa fortune. Les Lombards furent un peu plus indulgents \ ils permettaient le tnorging cap le lendemain de la consommation du mariage, et ce don, la récompense flatteuse de la virginité, pouvait être du quart de la fortune du mari. Quelques épousées prenaient à la vérité la précaution de stipuler la veille un présent qu^elles savaient ne pas mériter. ( Voyez Montesquieu , Esprit des LoiSj 1. xix, c xxv ; Muratoriy délie AnHckUe Italiane, ii , i , dissertazion XX; p. 243. )

(51) — lis marchaient au milieu d'un cliœur de musiciens.

Nous devons le détail de cette fête nuptiale à Thistorien Olympiadore. ( 4p. Phoifum, p. 185-188.)

(52) '— C'est la seule royauté qu'on t'eût laissée de tout ton empire.

C'est Olympiadore , qui assigne à Attale , Tempereur détrôné, la charge de conduire le chœur des musiciens.

(53) — ... Selon la coutume observée par les empereurs de Conslanilnople.

( Voyez note 66. )

(54) — ... El en plngant du doigt la double corde de leur arc.

Selon Plutarque ( In Demetrio ^ ii , v., 34 ) , c'était la coutume chez les Scythes , lorsqu'ils se livraient aux plaisirs de la table , de réveiller leur valeur martiale en faisant résonner la corde de leurs arcs.

(55) — ... 11 lui arrivait souvent de faire venir durant son l>an quet un bouffon.

(Voir la note 12.)

(56) — Après avoir entendu la lyre des Romains et la barbare harmonie des Huns , je te dirai , durant le festin » les chansons qui couviennenlà un si illustre mariage.

(Voir la note 30. )

I 38!i H0TB8.

I (57) — ... Et ta lui diraê que cette litière n'enrerme aucune

marchandise sujette à Timpôt.

Le système de roçtroi éUit parfaitement organisé , et ressemblait étrangement à celui qui nous régit.

Les fermiers , ou les régisseurs du droit , tenaient aux entrées de chaque ville des bureaux.

« Habebant pdblicani stationarios , seu apparitores , seu, MILITES, dispositos certis portis, quorum maru exigebant yectigalia. »

Le conducteur de la voiture était tenu de faire la déclaration.

tt Illud sciendum est mercatores debere profiteki merces apud publicanos : id est , explicare mercium qualitatem , et pro eis vectigal solyere , id est octavam partem.

M Quod si, omissa profèssione , vectigalia non solverent, merces fisco committentur.»

( Cujas , Obs€rv. ad iii. lxiii, au iy« Ut. )

(58) - ... Car, depuis le Jour où J'ai reçu du prince Euric les arrhes...

(Voir la note 50. )

(59) — ... Et les cloches appelaient la population au temple od la cérémonie allait s'accomplir.

L'usage des cloches est très-ancien. Les Romains les employaient pour assembler certains comices. Elles étaient mêmes connues des Grecs -, Ovide , TibuUe ,

Martial , Stace , Manilius et les auteurs grecs /ont mention des cloches. Cependant il paraîtrait qu'elles ne furent employés à appeler les populations au service divin que par le pape Sabinien, qui succéda à saint Grégoire , et qui vivait à la fin du sixième siècle. Nous serions donc en avant d'un siècle.

(60) — Ils fabriquent les armes d'une manière admirable.

Il n^ avait dans la Gaule que huit fabriques ou officines d'armes : elles étaient distribuées en sept villes^ chacune de ces villes avait son attribution particulière.

Trêves seule avait deux fabriques.

Les Francs qui y travaillaient étaient appelés /'aftncen" ses barbaricarii ; c'est-à-dire ouvriers travaillant à la manière des Barbares.

Leur travail consistait à graver, dorer et argenter , bronzer , damasquiner les armes.

Donat , commentateur de Virgile , dit : u Barbaricarii dlcuntur qui ex auro coloratis filis exprimunt hominum formas, animalium et aliarum specierum imitantur subtilitateveritatem. »

(61) ~ ... Et assista aux ofiBces ou nocturnes.

« Antelucanos sacerdotum suorum cœtus minimo comitatu expetit, grandi sedulitate veneratur : quanquam, si sermo secretus , possis animadvertere , quod servet istam pro consuetudine potiusquam pro religione rêverentiam. »

{jéppoLf ep. 11,1. I.)

(62) — ... Les Perses rengageaient à faire une diversion en leur faveur, etc. , etc.

Nous avons emprunté ces détails des audiences de Théodoric à Sidoine Âppollinaire :

tt Inter hsec, intromissis gentium legationibus, audi^ plurima, pauco re^pondet. »

( SidoniuSj lib. i, ep. ii. )

Bien que ce poëte ne parle de ces nombreuses ambassades qu'à propos d'Euric , nous ayons pensé pouvoir les attribuer à Théodoric, son prédécesseur, afin de montrer quelle était alors la puissance des rois visigoths.

(63) — ... Furent coudamnéa au supplice qu'ils voulaient lui faire infliger.

Rustique parle, dans une lettre , d'un jugement qui avait été rendu dans une assemblée des notables du pays 9 composée d'évéques et de laïques qualifiés, contre deux prêtres de son église , nommés Sabinien et Léon , qui , ayant voulu poursuivre la punition d'un adultère, avaient été trop loin. On y dit que ces deux ecclésiastiques se portèrent pour accusateurs dans les formes , sans avoir en main les preuves nécessaires pour convaincre les conpables, quoique le crime fût certain , ce qui les engageait à être condamnés eux-mêmes comme faux délateurs.

(64) — Il les renvoyait à Taudience suivante , ou rendait son Jugement sur-le-champ.

« Si quid tractabitur, di£Fept ; si quid expedietur , accélérât. »

(«S't£ton.,Iib. I, ep. ii.)

(65) — ... Plusieurs femmes parurent, plaidant leur propre cause , ainsi que le permettait la loi visigpthe.

(Voir la note 50.)

(66) — ... Et de la conduire , pour ainsi dire, malgré sa résifr-. tance , dans la maison de son mari , et Jusque dans la cbambre nuptiale.

Cette coutume se retrouve chez tous les peuples de» Tantiquité : chez les Grecs comme chez les Romains , chez les Gaulois comme chez les Germains.

Nos usages exigent avec moins de délicatesse le consentement formel de la mariée. (Yoy. Gibbon,)

(67) — ... Et l'une d'elles vint demander l'annulation de son mariage , attendu qu'elle était plus Agée que son mari,

(Voir la note 50>.

(68) — ... Elle n'est pas nouvelle, dit Léon , et Eutrope...

C*est à Zozime (I. y, p. 399), que nous devons Thistoire de la substitution de la belle Eudoxie à la place de la fille du préfet Ruffin par Teunuque Eutrope.

Tandis que le préfet Ruffin rassasiait à Antiocbe sa vengeance impllcable , le grand chambellan Eutrope ,

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