I" JOURNEE
îi^ Witux m^ohit.
Joyeux amans de rharmonie^ Nobles protecteurs des beaux arts , Écoutez tous le vieux Tobîe^ Premier chanteur des boulevarts.
Ko faveur d'une foi robuste On peut lui passer ses de'fauts ; Il ne chante pas toujours juste^ Mais il ne croit pas chanter faux.
Si parfois on fait la grimace A l'endroit charmant de son air, Ce n'est pas ce qui l'embarrasse.
Le bon homme n'y voit pas .clair.
S'il fait d'une blanche une noire, S'il donne un accord un peu lourd.
Plus heureux que son auditoire^ Il a le bonheur d'être sourd.
Qu'il soit bien portant ou malade, Qu'il ait ou n'ait pas d'auditeurs.
Qu'il soit joyeux, qu'il soit maussade, Rien n'arrête un si grand chanteur.
Il a, dans son humeur Ijrique, Pour se mettre en voix le matin, Outre son goût pour la musique, La crainte de mourir de faim.
Cette ambition si commune Jamais n'a pu le dominer, £t si sa voix vous importune Vous avez tort de vous gêner.
C'est pour lui chose indifférente.
Surtout à l'heure du repas.
Que vous lui donniez pour qu'il chante Ou bien pour qu'il ne chante pas.
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