‹ Satires, contes et chansonnettesChapitre 4 sur 28 · SATIRE TROISIEME · texte numérisé non relu

SATIRE TROISIEME

' Un cousin, vieux rinieur^ ëiégant d'autrefoiâ^ Me racontait un jour les amoureux exploits Qui l'avaient illustre jadis en Aroathonte. Moi, qui tiens pour certain tout ce (ju'un ami conte , ^e crus sans marchander aux histoires qu'il fit. Et je vais mot pour mot en faire le récit :

" Certes , je ne suis pas homme à bonne fortune ; On ne m'a jamais vu, soupirant pour chacune , Disait-il y de mes faits scandaliser Paris,

Et du Roule à Pantin chagriner les maris ;

Mais quel mortel toujours fîit exempt de faiblesse ?

Quel être de l'amour n'a pas connu l'ivresse?

Plas d'une belle aussi sut m'iraposer des lois :

Je suis vieux aujourd'hui ^ j'^tfli^ jeune autrefois.

Ah ! pourcpioi n'ai-je pas , à la fleur de mon âge.

Fait le choix d'une amie ^ aimable , douce et sag^e ,

Qui y contente des soins de son heureux époux ,

Eût enchaîne mon cœur par des nœuds bien plus dou

Je verrais à présent prospérer ma famille^

J'élèverais mon fils, j'embrasserais tna fille;

Sans regretter d^s jours qui ne reyiendront plus ^

Je pourrais de mon âge estimer lés reirtna.

Les momens sont pàssÀ ^ et ma paralysie

M'annonce que j'arrive au dedîa de la viei

Et qu'il faut m'appréter à partir tristement.

N'ayant que des cousins à îtion enterremenli

Mais je m'éloigne ici de mon itinéraire ,

C'est ma colifëssion qUé je rofilais tous faire.

J'étais novice eneor, quand certaine beauté.

LES AGGIDKMS. 63

Que son âge assex mûr^ son nom^ sâ qaalit^y

Rendaient pour mes seize ans grandement respectable^

Sarrooi laissa tomber un regard ekaritable.

C'était du temps perdu, car en franc écolier ,

Aux petits jeux d'enfans adonne tout entier ,

Ne songeant point à mal, je croyais, k tout prendre.

Qu'on regardait pour Toir, non pour se faire entendre.

MaisDieu veut, comme on dit, ce que femme entreprend ;

Et des pieds et des mains cette belle fit tant.

Que tout neuf que j'étais j'y compris quelque chose.

A d'autres volontiers j'aurais remis la cause ,

Mais, craignant à ses yeux de passer pour un sot,

J'osai lui dire, j'aime, et l'on me prît au mot.

Cet amour insensé dura bien la semaine. *

Les huit jours expirés, la dame, plus qu'humaine.

Dans la cour du palais <^tant k prendre l'air,

Faute de mieux sans doute, écouta certain clerc ,

Apprenti procureur, dont la mine félonne

Ëteignit tout mes feux pour la douce personne.

Crainte de m'attirer quelque méchant procès ,

Je laissai mon Cujas poursuivre ses succès.

64 LES ÂCGIDENS.

Jf reposais en paix^ quand une autre grivoise^ !

Brune s'il en fut one, ^ et, je crois, Chainpenoiso ^ !

Par le diable inspirée, entreprit roécharament I

De se faire épouser avec le sacrement.

Ëpouser sans appel, voyez quelame inique!

Dans Paris très connue , une ancienne chronique ^

Disait qu'elle avait eu plus d'un adorateur.

Si j'avais comme un autre éprouvé son bon cœur,

Jamais d'un tel hjmcn aurais-je eu la pensée?

Mais sage par calcul, L^ucrèce intéressée, 4

En attisant des feux qu'elle sut contenir, ^

Doucement à son but elle me fit venir.

Ma foi! c'en était fait, et, dans mon infortune,

Je devenais l'époux de la maligne brune.

Quand la bonté du ciel , ou quelque sort heureux ,

Fit qu'un jour à ses pieds nous nous trouvâmes deux.

J'aurais dû filer doux, je fis une équipée,

Et j'eus pour ma colère un très grand coup d'épée.

Cette correction , cet avis fraternel

Me préserva deux mois de tout péché mortel.

Je logeais en ce temps chez un homme d'affaire ,

LES ÂCCiDE19S. f)5

Manière d'avocat et soi-disant notaire ,

Receveur de dépôts qu'il réservait pour lui y

Et vivant de son bien ou de celui d'autrui.

Le bon homme mourut^ Dieu veuille avoir son ame !

Rty comme son voisin , j'faeritaî de sa femme.

Ce n'était pas le pis de la succession :

La dame avait bon air et l'œil à passion.

Mais^ par grâce d'état , en fréquentant l'étude

Elle avait du défunt contracté l'habitude ,

Rtfiranche procureuse, avide de butin^

Elle aimait mieux encor l'argent que le voisin.

Il fallait chaque jour un présent à la belle ;

Bouquet^ chapeau , bijou y cachemire, dentelle ,

Déjeuner chez Grignon et souper chez BifH :

La banque d'Angleterre à peine aurait suffi.

Je l'aimais tendrement , mais , par économie

Il fallut renoncer à cette chère amie.

Il était temps, ma foi , car cet amour fatal

M'eut avant le contrat conduit à l'hôpital.

Uélaf^! la chair est faible,, ainsi que dit l'apôtre.

66 LES AGCIDËNS.

Sauve de ce danger je tombai dans un antre.

Certaine femme auteur ^^ garante | et cqetera ,

Au cercle y chezDanconrt^un soir m'accapara;

Elle était un peu sèche et de pauvre apparence,

Mais je me résignai par goût pour la science.

Oracle des salons , chèrte aux gens comme il faut ,

Elle m'eût fait honneur quinze ou vingt ans plus tôt ^ 7

Et j'aurais tenu bon, je (crois, si, moins fëcopde^

Sa verve m'eût laissé quelque paix en ce monde ;

Mais il fallait porter un quatrain chez Pillet,

Chez Louis ou Rosa ^ire admettre un couplet,

Aller chez Ladvocat eorriger les épreuves,

D'antiques pardiemins tirer des phrases peiives ,

Compiler et chercher des morceaux d'op^raS' '

Dans vingt bouquins poudreux que reclamaient les rats.

On ne voyait que moi 4^^miner dans la rue ;

Et chez maint histrion, faisant le pied de grue,

J'attendais, chapeau bas, mon manuscrit en main,

Que monseigneur eût dit: « J'j songerai demain. »

J'étais garçon auteur, artiste à l'aventure ;

Ënlin saidiftoruisseau de la littérature.

LES AGCIDENS. 67

Je me lassai bientôt de ce vilain métier; A la belle un matia je demaqdai quartier, La priant humblement, en reprenant haleine, De ne pas me nojer dans les eaux d'Hippocrènc. Mais n'en a jant reçu que de mauvais propos , En amant outragé je lui tournai le dos. La dame dès ce jour me devint étrangère ; Ah ! que n*a-t-*elle été toujours aussi sévère : Que parfois le })oiiheur eoûte cher aux amans ! Jugez de mes regrets , jugez de mes tourmens ; J'avais pris dans ses jeux la fièvre poétique ; La rage de rimer est donc épidémique?

Quelque nouveau Jenner ne pourra-t-il trouver Un vaccin assez fort pour nous en préserver !

Trois mois je res^i libre, en fmr état de grâce. Une dévote enfin vint tomber dans la nasse ; Chère à la créature , aimant le créateur, Et la terre et le ciel se partageaient son cœur. Qu'une prude a de charme et de douces manières ! ^

r>8 LES ACCIDENS.

Ah ! que d'heureux secrets 1 que de jolis mj^ères- Par ses soins délicats on apprend tous les jours ! La vertu de tout temps fut propice aux amours :- Près de cette ame sainte , exempt d'inquiétude , J'éprouvai Tavant-goût de la béatitude ; Mais qui dure ici-bas au delà d'un moment? Et si le temps détruit le plus fier monument , Qui donc s'étonnera que le cœur d'une belle Puisse y après dix-huit mois, devenir infidèle?" Que vous dirai-je enfin? faute ou fatalité , Un matin je fus veuf de ma divinité ; Il lui fallait un ange et ye n'étais qu'ua homme.

De mes chagrins un jour je repassais la somme , Quand on vint me remettre un billet enchanteur^ Billet doux s'il en fut, et payable au porteur : C'était l'œuvre inédit d'une noble comtesse Qui daignait me donner avis de sa tendresse. La belle était experte, et forte dans son art; Tout était calculé, là jamais de hasard :

LES ACC1DENS. 69

En scèoe jour et nuit, ne faisant rieu sans cause ^ Remuait-elle un doigt ^ c'était pour quelque chose ; Ses yeux à droite à gauche appelaient tous les yeux; Elle serrait ici lu main d'uu malheureux ; Là d'un pied suppliant , à l'ombre du mystère , Son pied consolateur accueillait la prière. Conquérir^ allumer de nouvelles ardeurs , Attirer tous les vdeux, subjuguer tous les cœurs ^ Régner^ lui paraissait le colnble delà gloire. Elle n'avait jamais^ autant que je puis croire ^ Qu'un amant à la fois^ mais y par précaution ^ EUe en retenait vingt pour la provision ; D'ailleurs une conduite^ un ordre , une prudence Dont eût pu s'honorer im marééhal de France ; Point de con&sion chez la reine d'amour. Chacun prenait son rang et l'aimait à son tour.

Comme il était écrit que de nulle aventure Je ne pourrais sortir sans quelqu'égratignure, En lui chantant un soir un opéra nouveau

70 LES ACGIDENS.

Je pris, 90U» la gouttière, un rhume de cerveau ; Elle qui o'aimait pas un cbanteur asthmatique 9 Me dojina mou cong^ pour prix de ma musique. J'en enrageai huit jours , et je rongeai mon frein ; Mon rhume eo augmenta, mais il guérit enfin.

A ses vastes projets laissant mon héroïne ,

Je portai mo9 amour vers une autre Corinne

Dont le petit cerveau yloiil farci de romans ,

Donnait à corps perdu dans les ëvénemens.

Il ne s'agissail plus ici dp .sçrënadea.

De petits vers galons, de bouquets ni d'aubades;

Non, mais la larme à l'œil et le mouchoir en main

J'allais à son lever pitarer chaque matin.

Goûtant tous les plaisiss de la mélancolie ,

A sanglotter en choeur nous passions notre vie.

Quand il survint quelqu'un qui sanglottait plus fort

Devant un tel pleureur on sent bien que j'eus tort.

Enfin j;e vis Pïaïs : ici plus d'amourette,

LES ÂCCIDENS. 71

J'avais jusqu'à ce jour^ de coquette en coqoette Porte mon cœur oiaif^ rôus non un cœnr ëpriâ. Et l'homme ^ à certain point ^ n'était pas compromis. J'arriye au sérieux : pour qu'on puisse m'en croire n faut dès son début reprendre cette histoire.

J'avais quitté Paris pouf le pajs normand , Et je prenais le frais dans un département, Lorsqu'un soir | en un bal, je ine sentis dans l'ani& Je ne sais quel émoi, quelle subite flamme. Un regard, un éclair, tombé d'un œil charmant, Avait mis dané mon cœur ce grand embi^aseinent. Je retournai chez moi la tête embarrassée; Je ne pouvais du bal arracher ma pensée ; Je revoyais partout cette image des cîeux , Ce pied, ce bras, ce front, cette taille, cenjenx... En vain je repoussais une ombre ehckrivteresse , Je la fuyais partout^ je la trouvais sans cesse. Hélas! contre l'anlour à quoi sert de lutter? Sous le poids de ses feré pourquoi donc s'agiter? ,

Son joug s'appesantit^ sa chaîne se resserre

Des efforts împaissans qu'on fait pour s'y soustraire.

Comme un garçon joyeux j'étais partout cité; Je perds dès ce moment cette douce gaîté ; Je deviens tout à coup bourru y désagréable , Silencieux y rêveur^ maussade ^ insupportable^ Triste , ennuyé partout et partout ennuyeux ; Et chacun reconnut que j'étais amoureux.

Au boston des parens j'allais chaque soirée M'enivrer des beaux yeux de l'amante adorée ; En rentrant au logis, brûlé d'un feu nouveau. Je voyais en soupirs s'exbaler mon cerveau. La belle fut touchée un jour de ma constance ; Certain air de langueur me rendit l'espérance ; Un aveu , qu'à demi l'on me laissa ravir, Sembla me présager un meilleur avenir; Enfin ce cœur cruel partagea ma tendresse. Je croyais éprouver une étemelle ivresse,

LES ACaDENS. 73

Je m'abasais ; bientôt le funeste soupçon *

Dans mon sein embrase vint verser son poison.

De ses serpens armée ^ exécrable furie ,

Fille a£Breuse d'enfer, la noire Jalousie

Egara ma raison en un triste cbaos.

Qae de nuits sans sommeil et de jours sans repos !

Que de spectres rongeurs! que de doutes, d'alarmes!

Que ce cruel amour m'a fiiit verser de larmes ! *

Et c'était sans sujet, car la dame, je croi,

Fidèle par nature, aimait de bonne foi.

Mais tel un iiasensé, triste visionnaire, "

Qui y se crojant frappé d'un coup imaginaire ,

Finit par acquérir, à l'aide du docteur,

Le mal qu'il n'avait pas , mais dont il avait peur,

De même mon étoile ici se fit connaître,

Et je devins un sot par la crainte de l'être.

A ce noir accident le désespoir me prit ^

A l'amour malheureux la fièvre se joignit. ^

Aces calamités ,Je ciel en sa colère "

Ajouta du quartier Tesculape ordinaire; " Et ce brave assassin j l'Attila de ces lieux ^ Pour m'envoyer en terre opéra de son mieux. Je fus baigne, saigné , je fus bourré de manne , Et mon feu s'éteignit sous des flots de tisane. Enfin de tous les maux le grand consolateur, Le temps , sut modérer une funeste ardeur. La goutte qui survint me rendit raisonnable , Et je cessai d'aimer en cessant d'être aimable. Maintenant, décrépit ^ abreuvé de dégoûts, Je ne dois plus prétendre au doux titre d'époux ; Je suis seul ici bas ; nul être sur la telrre Ne peut me saluer du nom sdcré de père. En vain dans le passé je cherche un souvenir^ Je n'y trouve que vide , erreur et repentir, Et je crois à présent à cet aatique adage : Qu'ici le plus heureux est toujours le plus sage. »

Tel était le récit, récit qu'en soupirant,

Un soir, au coin du feu, me faisait mon parent.

Je plaignis son destin duiis le foiitl de mon i\ Et fus dormir en paix ik cdte' de ma femme , Rendant grâce à l'hymen d'avoir, jusqu'à ce Su préserver mon cœnr des tonrniens de l'ai

1&19 iL(B(Baa>isr9<

0Us.

» page 63, vers i4.

Cet amoar JBMnié dura bien la semalDe ;

Lea hait jours expiras, la dame plus qu'humaine , eir.

VAMAMT COVWABÏÏÊMm

EipUquez-moi donc ce mystère r Monsieur, étes-TOus inconstant P Hé quoi ! vous cessez de me plaire , Vous, monsieur, qui me plaisiez tant.

Voulez-YOïu m'en dire la cause , Car jamais ainsi je ne fus.

Âh! vous m'avez fait quelque chose , Puisque je ne tous aime plus.

Je ne suis certes point parjure , Je déteste le changement ; Cependant par quelle aventure Aujourd'hui veux-je un autre amant ?

C'est afïreux!' c'est épouvantable!

Et je vous croyais des vertus!

Avouez ; vous êtes coupable , Puisque je ne vous aime plus.

Etc., etc.

* page 64 , veri a.

Brune s'il en fut onc , etc.

Nous avons banni.de notre langue , et nous en bannissons tous les jours, des mots utiles et expressifs, sous prétexte qu'ils ont vieilli. Pourquoi donc un mot serait-il mauvais, parce qu'il est vieux? Un temps viendra où ils le seront tous, et déjà beaucoup ne sont pas jeunes. En voulant épurer la langue, nous l'avons appauvrie; elle a perdu cette naïveté qui fait le charme

des anciens récits. Pour quelle raison ne nous servons-nous plus des mots : demoarance , marry, souevement, désia, adonc, emmy, fiance, fors, bellement, alaigrement , ire, fei;u, doler, refréner, oyer, cuider, remémorer, se douloir, gaudir, finer, ricasser, racouster^ assotir, férir, et de cent autres?

Nous avons également cessé d'employer diverses phrases qui n'ont pas été remplacées , telles que celles-ci d'Âmyot :

« O que ces cygales font de bruit ! elles ne la laisseront jà dormir, si haut elles crient ; et, d'autre costé, ces bouquins ne cesseront aujourd'hui de s'entreheurter avecque leurs cornes. O loups ! plus couars qu« renards y où étes-vous à cette heure que vous ne les venez happer? »

« Oyant chanter les oiseaux, ils chantoient ; voyant saulter les agneaux , ils saultoient. »

a Le gentil garçonnet ayant ailes aux épaules se sauva, se cachant sous les pavots, comme feroit un petit perdriau. »

£t ces autres de Rabelais :

« Le petit Zachée voulait voir Notre Seigneur. 11 trépigne, il trotigne, il s'eiForce. » etc.

Voici quelques essais en vieux langage .

MA M'SST 88SOIH.

Jà o'est besoin ni ne duil que j'avanoc ; €eUuj Regnault étoit preux chevalier.

Assez il est mémoré par la France.

De laitier ostil était coutumier.

Maints Sarrasins croqués par sa vaillance , Avoyeot trop tard recognea le dangier; £t redisoîeut en triste souvenance :

« De s*enharder contre un si grand guerrier, « Jà n'est besoin. 9

L'amour au gile altendoit le beau sire ;

Halené fut le petit roy des dieux ,

Heur il n'eust point qu'il n'eust dardé le preux.

Regnault piqué» cryoit en son délire :

« O discourtois, je dcffendrai mon cœur ! » L'autre disoit : « Yilainer son vainqueur, |c Jà n'est besoin. »

GBVTIL BSTIBMB.

Gentil Estienne, avec vous devisant , . En mon esprit revient la souvenance Des petits jeux par quoi souevement , Au temps jadis, délections notre enfonce ^ Remémorez , frère , cettuy moment Quand un oiseau de plaisante apparence , Doulce harondelle , et moult rossignolant , Bref, entre nous amena discordance.

Gentil Estienne.

L'ire en vos yeux je vous oyois criant : A moi la beste I — Adonc , disais-je , avance , Me faut occir! Voyant la circonstance, L'oisillon part, dont nous esbahissant Furent marris et bien penauds, je pense. Gentil Estienne .

Le patois picard conserve beaucoup de tournures latines et de phrases de l'ancien français. On y rencontre aussi quelques mots saxons ou anglais. Par exemple , sentir la chorcbe (ckureh) veut dire en picard, sentir mauvais , mot à mot sentir VegUséf parce qu'on enterrait alors dans les églisef.

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