‹ Satires, contes et chansonnettesChapitre 8 sur 28 · L NOTES. IS · texte numérisé non relu

L NOTES. IS

Prenee-en tous, oui, prenezHm, Prenons-en tous tant que nous sommes^ Ce n'est qu'à l'aune de ruban Que l'on mesure les grands hommes.

J'en ai porté d'un empereur Qui voulait tout Taincre et soumettre.

J'en ai porté du grmd seigneur, Ebj'en ai porté du grand maître.

J'en aï .porté d'un roi régnant, Et d'un roi mis à la retraite, Je n'en porte plus maintenant Que de la &çon de Lisette.

*^ page 1 15 , Vers 3.

Et mons FoUiculus, expert en imposture....

FolUculus, trois fois par semaine, déchire son prochain dans son petit journal , et pourtant Folliculus n'est point méchant ; il ne hait pas ceux qu'il attaque ; il ne les connaît même point : que veut donc Folliculus?... Vivre. Si l'éloge rapportait autant que l'injure , il louerait de grand cœur ceux qu'il calomnie. Il n'y a pas de cruauté dans les tortures qu'il leur in-

flige, il n'y a que du commerce. Il exerce le même métier que l'homme qui pose des poulets sur une plaque de fer rouge pour faire croire au public qu'ils dansent. Si les poulets voulaient danser sans qu'on leur brûlât les pâtes, il ne les leur brûlerait pas.

<4 page ii6, v«r« i8.

MeUoDS>noas à l'écart, évitons la tempête.

Lichtenberg disait : Il plut si fort» que les pourceaux lurent lavés à fond , et que tous les hommes furent couverts de boue.

<^ page ii8 , vers i.

Que désirer de plus ? des spectacles, du pain. C'est tout ce que jadis désirait un Romain.

Chaque pays a son spectacle national ; mais ce qui amuse im peuple est souvent un sujet d^ennui et de dégoût pour les autres.

Un soldat français, en regardant courir les Espagnols au combat de taureaux , disait : « Voyez ces bourgeois imbéciles qui mettent leurs plus beaux habits pour aller voir tuer des vaches. »

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SATIRE CINQUIEHE,

« Heureux est ce mortel Ëivorisë des dieux ^ Dont les accords divins^ les chants mélodieux ^ Des belles^ des héros, célébrant les merveilles, Enivrent notre cœur, enchantent nos oreilles. » Voîlà comme à peu près s'exprimait un rimeur; C'est-à-dire , en £rançais : « Place ! place à l'auteur ! < « Mon Dieu, que j'ai d'esprit! que le ciel favorable « A fait dans ma personne un ouvrage admirable I »

Il est dans l'univers de tristes animaux;*

Mais je n'en connais pas de plus vains, de plus sots, ^

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