‹ Satires et chantsChapitre 102 sur 148 · HYMNE A LA MISÉRICORDE · texte numérisé non relu

HYMNE A LA MISÉRICORDE

Blanche et douce Merci , fille de la Pitié ,

A la voix tendre, à l'œil de pleurs souvent mouillé,

Je t'aime et te voudrais voir par toute la terre

Accompagner les pas de la force guerrière !

Oui, si le glaive rude aux feux d'azur et d'or

Doit être des humains chéri longtemps encor,

Si , défenseur du droit et gardien de la vie

Contre l'envahisseur, contre la barbarie.

Il doit longtemps encore, en de vaillants assauts,

Se mouvoir au poignet vigoureux des héros.

Veille à son action puissante et meurtrière,

Et plus qu'il ne le faut ne le laisse pas faire.

Sois toujours là pour dire aux hommes en courroux;

« Assez, assez frapper , arrêtez, plus de coups;

Davantage , est passer le droit de la défense.

En refoulant le crime épargnez l'innocence ;

La vierge au teint de rose et l'enfant à l'oeil bleu

Ainsi que le vieillard sont les choses de Dieu:

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