‹ Satires et chantsChapitre 116 sur 148 · RIMES HEROÏQUES · texte numérisé non relu

RIMES HEROÏQUES

Vers doués iie PïTHAr.onE.

Révère d'ab ird les dieux immortels comme la loi l'ordonne; respecte le serinent, et ensuite honore les illustres héros.

Si le chaal de la poésie N'est point, sonore fantaisie, De mots un assemblage vain ; Mais si ce langage divin Est une savante harmonie, Mise en la bouche du génie Afin de donuei' plus d'éclats Aux bonnes choses d'ici-bas :

Alors, alors, usons, mon âme, Du peu de voix, du peu de flamme Dont la Muse nous fit cadeau , Et faisons connaître à la terre Ce qu'en passant notre œil austère Y vit de touchant et de beau.

GELTIL VERGINGETORIX.

Sequitur superbos victor a tergo Deu SÉNÈguE le tragique.

J'ai VU les monts fameux où le jeune Gaulois, Comme foudre tombant sur la horde romaine, Tira des flots de sang à l'aigle souveraine Et faillit s'emparer de son chef aux abois ,

Le grand César... Hélas! bon défenseur des droits Et des biens du pays, ô vaillant capitaine, Tu ne rencontras point en tes heures de peine Un rival qui rendît justice à tes exploits!

Non, l'orgueilleux Romain te conserva rancune De tes coups, et plus tard, quand Tanière fortune Passant de son côté le fit vaincre à son tour,

Il ne put oublier l'éclair de Gergovie , Et , derrière son char humiliant ta vie , L'immola bassement à son échec d'un jour.

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