‹ Satires et chantsChapitre 117 sur 148 · GENEVIEVE DE NANTERRE · texte numérisé non relu

GENEVIEVE DE NANTERRE

Dieu protège Sion..

Racine.

Lutèce gémissante tUait dans la terreur, Car des peuples errants comme un flot sans rivage . Les Huns traînant partout le meurtre et le ravage, Approchaient de ses tours lei^r étrange fureur.

Alors une humble vierge adorant le Seigneur, Ange pur de vertu, colombe au doux i-amage. Apparut et cria : « Lutèce, prends courage, Dieu gardera tes murs de sou fléau vengeur! »

Et Lutèce bientôt sortit de ses alarmes.

Tout ce grand mouvement de chariots et d'armes

Loin d'elle s'écoula comme un torrent d'été.

La sainte avait du ciel pénétré les arcanes. Et vu ce qu'il voilait au regard des profanes , Tes immortels destins, ô ma mère, ô cité!

MODKSTUS.

Il y u plus de clioses dans le oiel et sur la terre, Horatio Qu'on ne l'imagine dans les rêves de votre philosophie. Shakspeare.

Un jour le roi des cieux , sur son trône de flainnu Entendit tristement monter la voix d'une âme : Kt cette voix disait : « Père de l'univers , Par le sani;; de ton fils,- sèche mes pleurs amei>:

HélasI humble artisan, je n'ai pu voir l'infâme Passer sur mon chemin sans le couvrir de blâme Et, pour venger l'affront, le redouté pervers M'a fait charger de coups et jeter dans les fers.

O Dieu! délivre-moi! » — Le Créateur du monde,

Ému de cet accent de détresse profonde ,

Sur le noble imprudent laissa tomber ses yeux.

Et soudain du captif les gardiens s'assoupirent. Le noir cachot s'ouvrit, les chaînes se rompirent l'.t le. juste sortit en bénissant les cieux.

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