NICOLAS RIENZI
Dormira seinpre e non fia clie la svegli
PÉTBAllgUE.
A EUGENE BUTTUP. \, PEINT P. K.
11 était nuit : Piié^é montait au firmament, Et sur Rome au sommeil planant en souveraine, Relevait des blancheurs de sa clarté sereine Les sublimes contours de chaque monument.
Or, moi qui près du Tibre errais obscurément, J'admirais les splendeurs dont la ville était pleine. Et m'inclinais encor devant l'œuvre romaine. Quand j'entendis soudain un long gémissement.
Hélas! hélas! c'était l'ami du grand Pétrarque, Le spectre de Rienzi qui, vainqueur de la Parque. S'en venait sur les bords du fleuve épouvanté ,
Étaler à mes yeux sa blessure saignante , Et qui , la face pâle et la voix sanglotante , Criait : « O terre esclave! ô pays sans beauté! »