‹ Satires et chantsChapitre 138 sur 148 · HUBERT GOFFIN · texte numérisé non relu

HUBERT GOFFIN

Un brave Uoiiiiiie ne pense à lui qu'en de

SCHILLEIl.

Terre aux flancs caverneux, resserre tes parois, Entre le ciel et l'homme accumule l'encombre; Et vous qui bouillonnez dans les gouffres étroits, 0 vagues, redoublez votre murmure sombre!

Jets d'eau, éboulements, vapeurs, fléaux sans nombre,

Vous pouvez pénétrer d'un effroi souverain

Les malheureux mineurs ensevelis dans l'ombre.

Et qui depuis cinq jours luttent contre la faim,

Jamais vous n'abattrez le cœur du vieux Goffin! Jamais il ne perdra sa croyance sublime En la puissance humaine et le secours divin :

Et quand l'air et le jour descendront dans l'abîme, Quand les sauveurs viendront, l'intrépide ouvrier Du ventre de la mort sortira le dernier.

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