‹ Satires et chantsChapitre 139 sur 148 · THÉODORE KOERNER · texte numérisé non relu

THÉODORE KOERNER

Agora toma a cspada, agora a penna Camoens.

marions la lyre avec l'épée !

Quand l'étranger vainqueur foule le sol natal, Et quand la liberté, mortellement frappée, Expire sous les pas d'un conquérant brutal ,

La muse ne peut plus avoir l'àme occupée Des rêves purs de l'art. Ah! dans ce jour fatal, La muse c'est Pallas de fer enveloppée , Poussant aux durs combats sur un chant martial ! »

Eh bien, va donc, rimeur! les lourds canons mugissent, D'une lueur de sang les vastes cieux rougissent. De vallons eu vallons roulent les cris de mort;

La justice est pour toi , ta terre est usurpée : Frappe , divin chanteur, ei, quel que soit ton sort, Sois deux fois immortel par la lyre et l'épée.

MADAME DE LWALETTE.

Hail wedded love, niysterious law, true source Of luiman oflspring

MlLION.

A ERNEST LEGOUVE.

Dieu fait bien ce qu'il fait; à l'esprit infernal

S'il livre quelquefois la terre douloureuse,

Il est réparateur, et sa main généreuse,

Comme une fleur, soudain met le bien près du mal.

Ainsi, quand les flatteurs de l'homme impérial En foule désertaient sa cause malheureuse, On vit en ce moment de trahison honteuse Briller un beau rayon du flambeau conjugal.

Et tu parus alors , Éponine nouvelle ,

0 tendre Lavalctte, à la ruse immortelle!

Tu vins à l'cchafaud dérober noblement

Les jours de ton époux, et ce saint dévoùment

Rasséréna le monde , et consola les âmes

Qui pliaient sous le poids des lâchetés infâmes.

Aïs DR E MAZET

Quis non a timidis eegri contasia vital! Ovide.

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