‹ Satires et chantsChapitre 140 sur 148 · AU DOCTE IR LOUIS EVRAT · texte numérisé non relu

AU DOCTE IR LOUIS EVRAT

Jadis, les hommes forts qui combattaient les maux Que Dieu sur l'univers épanche en sa colère Étaient de fiers lutteurs aux larges pectoraux , Surpassant les lions en vigueur musculaire.

Aujourd'hui les guerriers de l'humaine misère, Calmes comme Jésus, l'exemple des héros, Avec les seuls pouvoirs de la science austère Descendent dans l'arène et domptent les fléaux.

Souvent ils sont frappés dans leurs combats sublimes, Et, d"un fatal venin malheureuses victimes. En nous donnant la vie ils reçoivent la mort;

Mais tout cœur ranimé leur tresse une couronne, Et comme toi, Mazet, plus d'une Barcelonne Parmi ses dieux sauveurs les compte avec transport.

SÂNTA-ROSA.

Et tlulces morîens reminiscitur Argos.

Virgile.

Un temps fat où l'amour des choses immortelles Poussait tous les grands cœurs aux murs du Parthénon : Et pour Athène esclave on voyait un Byron , Aigle à demi mourant, battre encore des ailes.

Alors , triste exilé des rives paternelles , Noble Santa-Rosa , patriote au doux nom , Tu courais vers la Grèce, en invoquant Platon, Présenter ta poitrine au plomb des infidèles.

O Grèce renaissante, ô débris glorieux!

O mers où l'héroïsme, enfant aimé des cieux.

Jaillissait du flot pur comme Cypris la blonde !

0 jours de dévoùment, si loin des jours présents, Étes-vous tous tombés dans le gouffre des ans Et n'est-il plus de fers à briser dans le monde?

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