‹ Satires et chantsChapitre 141 sur 148 · HIPPOLYTE BISSON · texte numérisé non relu

HIPPOLYTE BISSON

Il fut appelé le d'Assas de la française.

(Biographie universelle

« A la mer, à la mer, chers matelots, mes braves, Sauvez-vous! à moi seul de garder le drapeau; Les forbans sont vainqueurs, mais ces pilleurs d'épaves, Quoiqu'ils soient cent contre un, n'auront pas mon vaisseau.

Il dit, et, dès qu'il voit les pauvres gens tout hâves Prendre terre, il se fait d'une étoupe un flambeau Et d'un pied courageux s'enfonce dans les caves , Où la poudre homicide est gisante en monceau.

Les forbans sont à bord. — Soudain une lumière

Sort des flancs noirs du brick, puis un coup de tonnerre

Immense, épouvantant l'onde et l'air de son bruit...

Où le jeune oflicier est-il? avec la masse

Du navire éclatant et volant dans l'espace;

Vains débris... mais de tous, le plus noble, c'est lui.

Page 1