CHARLES-ALBERT
Italia fara da se.
(Paroles du roi.)
Prince, d'un œil d'amour et l'âme toute fière, J'ai suivi ton essor au grand jour des combats, M'écrlant : «L'Italie à l'Autriche guerrière Va montrer avec toi ce que pèse son bras. »
Le début fut heureux : sur la rouge poussière Goïto vit rouler les tudesques soldats; Mais, le succès bientôt trahissant ta bannière. L'aigle reprit courage et refoula tes pas.
N'importe, ce fut bien, — tu descendis en plaine; Tandis que, retranchés dans leur emphase vaine, De faux tribuns mettaient le peuple en désarroi;
Tu péris à l'effort : mais la toute-puissance
En tient compte, et ta mort est la semence, ô roi!
D'où sortira plus tard la fleur de délivrance.
GOIJRRET-OUL-AYN.
Elle avait dit : Demain, ù midi, on mettra Ife feu à mon bûcher et moi, par ma mort, je rendrai témoignage à Dieu et à Son Altesse. Le minisire de France à Téhéran.
Persane aux longs sourcils, fille des anciens mages, Qui, sans voile, du jour buvais les purs rayons. Toi que l'on appelait des plus aimables noms, La consolation des cœurs et des visages;
De féroces mollahs sous un bloc de chiffons Étouffèrent ta vie, exemple des vrais sages , Brûlèrent ton beau corps et, de leurs mains sauvages, V.n jetèrcut la cendre à tous les horizons.
Et pourquoi? pour avoir avec des cris de flamme Ranimé chez tes sœurs la dignité de l'âme Et maudit du harem les barreaux oppresseurs!
O toi qui de Tlslam réprouvais la doctrine.
Et pour un seul hymen voulais de libres cœurs.
Sois bénie en mes vers, ô grandeur féminine!
JOHN BROWiN.
Skins may differ but afTection Dwells in wliite and blacke the same.
Tandis qu'autour de nous eu plaisirs sensuels Une jeunesse pâle usait ses jours mortels Et du dieu seul de For se montrait possédée,
Aux champs de Washington un stoïque vieillard Gravissait l'échafaud, et sans discours bavard Mourait virilement pour une juste idée...
Ah! ce n'est pas l'honneur d'un peuple, cette fois, Qui te mit l'arme au poing, vieux père, à l'âme antique, Et qui de tes deux fils prit le sang héroïque , Mais l'amour d'une race avilie et sans droits !
0 noirs Américains, gardez bien en mémoire Les noms des précurseurs de votre liberté. Pour qu'admis à jamais dans la grande cité. Vous les mêliez sans fin à vos chants de victoire!