‹ Satires et chantsChapitre 36 sur 148 · LES CONFÉDÉRÉS · texte numérisé non relu

LES CONFÉDÉRÉS

Oui, tous.

PAGOLO ORSIM.

Bon. — Voici maintenant notre plan de campagne.

Le brave Vitelli , le seigneur de Fermo ,

Mon père et moi, l'avons concerté non sans peine.

TOI s.

Dites... nous écoutons.

PAGOLO ORSIM.

Une part de nos gens.

Sous le commandement des seigneurs de Bologne, Attaquera César du côté d'Imola; Avec Vitellozo soudain l'autre partie

CESAR BORGIA

Ira du même coup envahir Rimini

Et vaillamment forcer les portes de Pésare.

Dui'ant cette action prompte , mon père et moi

Nous ne demeurerons pas en place , à la hâte

Nous courrons au secours du noble duc d'Urbin.

Quant à Liverotto , ce sera son affaire

De couvrir le seigneur Jean-Paul Baglioni;

Et tous ces mouvements devront avec ensemble

Et vitesse se faire , afin que le Borgia

N'ait pas le temps d'agir et de se reconnaître.

C'est fort bien entendu , cest des mieux combiné.

PAGOLO ORSI.M

Je crois que nous tenons le loup par les oreilles. Et pourvu, cliers seigneurs, que nous restions unis. Bientôt nous en aurons la peau, c'est immanquable.

VITELLOZO.

Grand merci ! Point n'en veux même pour mes souliers.

PAGOLO ORSINI

Puisque vous approuvez notre plan de campagne.

Il ne nous reste plus qu'à signer le traité

Qui nous lie... à chacun d'y mettre son paraphe.

Il fait passer le traité.

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