‹ Satires et chantsChapitre 37 sur 148 · OLIVIER T)F. FERMO · texte numérisé non relu

OLIVIER T)F. FERMO

A bas l'empoisonneur !

VITELI.OZO.

A bas l'incestueux ! A bas le fratricide!

LE DtiC DE G RAVIN A.

A bas le faux César plus vil que le premier I

LE CARDINAL

A bas et pour toujours Tétranger et sa race!

PAGOLO OR SIM

C'est bien... et maintenant, amis, à l'action !

VITELLOZO.

Oui, tous à l'action; mais surtout prenons garde! Que pas un seul de nous de ce traître serpent Ne reçoive un coup d'œil , n'écoute une parole !

TOUS

Pas un mot, un regard; oui, tous, nous le jurons.

Le cabinet de travail du duc dans im des palais de la ville.

CESAR

Il est assis près d'une table couverte de papiers.

Corps de Bacchus! voici d'assez tristes nouvelles!

La conjuration a mis l'État d'Urbin

Tout en feu. — Contre moi Sienne s'est prononcée,

Bologne aussi, Bologne, objet de mes désirs,

Dont je faisais déjà ma belle capitale;

C'est n'être point chanceux. — Puis les Bentivogli

Viennent de s'emparer du château de Saint-Pierre,

Et mes deux officiers, don Hugues, don Miguel ,

Qui se sont fait rosser ainsi que de vrais ânes

Par cet épais manant nommé Vitellozo!

Mais la chose parait devenir sérieuse...

Ah! mes bons Vitelli, mes braves Oi'sini!

Vous me le paîrez cher, si je reprends la balle! Patience , messieurs , tant que le roi Louis Me reste, point ne dis: la partie est perdue.

11 sonne , \\n page se présente.

Agapit, Spannochi, sont-ils là?

Page 1