‹ Satires et chantsChapitre 4 sur 148 · L.\ JEUNE FILLE · texte numérisé non relu

L.\ JEUNE FILLE

Moi, vers l'antique fontaine, Je retourne puiser l'onde fraîche et sereine, Sans crainte de revoir à travers les lialliers Bondir un loup sauvage aux regards meurtriers :

Nymphes des monts, amantes des fougères. Vous qui venez déjà de sauver ma pudeur. Protégez-moi toujours, Oréades légères. Protégez votre sœur !

LES PATRES

Et toi, vieux Pan aux épaisses narines, Hardi coureur des champs et des collines.

Tandis que nous allons livrer ce fou pervers Aux bruns enfants des mers ,

Veille sur nos troupeaux dans tes courses divines! Dieu de Cylène anime leur repos , Viens leur chanter des airs gais et nouveaux !

Et que nos buffles noirs, dans le creux des ravines,

Dorment aux bruits flatteurs de tes savants pipeaux.

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