LES CONJURÉS
Rendez-vous, Orsiiii; rendez-vous, Vitelli.
LES OnSIM ET LES VITELLI.
Trahison, trahison, aux assassins, à l'aide!
Vitellozo lutte avec les deux officiers suisses; il arrache même l'épée de Tiin et l'en blesse, mais l'autre le désarme.
VITELLOZO.
O rage !
LE DLC, à l'évêque.
Et vous aussi, mon père... C'est affreux! PAGOLO ORSIM, SOUS la dague des Salviati. Des hommes diisarmés. — Oh ! le lâche, le lâche!
LiVEROTTO, maintenu par don Miguel.
Il a fui sans oser affronter nos regards.
CÉSAR, reparaissant avec de nombreux soldats qui entourent la salle.
Toute clameur est vaine et toute résistance Inutile, seigneurs; vous êtes dans mes mains.
PAGOLO ORSIM.
Impossible, César, c'est une comédie.
CÉSAR
Nullement.
CESAR BORGIA
PAGOLO ORSINI
Comment, moi, ton frère, disais-tu?
CÉSAR
Je vous rends jeu pour jeu... Pensez à la Maggione.
PAGOLO ORSINI
O Gain!... eh bien, soit; — si tu nous fais mourir. Frappe-moi seulement, épargne mon vieux père.
Mon fils, point de bassesse, et sachons fermement, Le cœur et le front hauts, expier nos sottises.
VITEI. LOZO.
Ah ! Pagolo, pourquoi t'avons-nous écouté?
LIVEROTTO.
Quant à moi, seigneur duc, ayez bien en pensée Qu'en prenant contre vous parti , je me trouvais L'obligé du seigneur Vitelii...
C'est sans doute Pour plaire à Vitelii que tu faisais périr Ton oncle, malheureux... Allons, qu'on les emmène.
VITELLOZO,
Un mot encor, César!
CÉSAR
Eh bien, que me veux-tu?
SATIRES DRAMATIQUEJ
VITELLOZO.
Ton père, tu le sais, m'a mis hors de l'Église; Promets-moi d'obtenir mon panlon de sa part.
De la commission, mon cher, point ne me charge,
Comme tu peux avec le ciel arrange-toi.
Allons, vite, soldats, qu'on emmène ces hommes.
Bas à Miguelotlo.
D'un côté les Oursins, — ailleurs les Vitelli. Qu'aucun de ces derniers dans deux heures n'existe. Tu m'as bien entendu... rien que les Vitelli.
nON UIGUEL.
Oui , prince.
On entraîne les quatre prisonniers.
Quant à vous, mes braves capitaines.
Mille remercîments pour l'habile façon Dont vous m'avez aidé dans cette lutte extrême. Mais, capitaine Schwartz, vous paraissez blessé?
l'officier sl isse.
Quelque peu , monseigneur, en tâchant de reprendre Mon épée arrachée aux doigts de Vitelli.
CF. s AH.
Le bœuf! à museler il n'était pas facile. Allez vous m.ettre aux mains de notre médecin... Mais encore une fois, merci, mes capitaines! Rappelez-vous que si je hais les trahisons
CÉSAR BORGIA
Je sais récompeUier les amitiés fidèles. Vous, monseigneur d'Euna, vous avez grande part A ma recounaissance. — A souper je vous garde.
l'évéque d'ei;na.
Prince, très-volontiers.
Eh bien , restez ici , Tandis que je vais voir dehors ce qui se passe.