‹ Satires et chantsChapitre 52 sur 148 · LES CONJURÉS · texte numérisé non relu

LES CONJURÉS

Rendez-vous, Orsiiii; rendez-vous, Vitelli.

LES OnSIM ET LES VITELLI.

Trahison, trahison, aux assassins, à l'aide!

Vitellozo lutte avec les deux officiers suisses; il arrache même l'épée de Tiin et l'en blesse, mais l'autre le désarme.

VITELLOZO.

O rage !

LE DLC, à l'évêque.

Et vous aussi, mon père... C'est affreux! PAGOLO ORSIM, SOUS la dague des Salviati. Des hommes diisarmés. — Oh ! le lâche, le lâche!

LiVEROTTO, maintenu par don Miguel.

Il a fui sans oser affronter nos regards.

CÉSAR, reparaissant avec de nombreux soldats qui entourent la salle.

Toute clameur est vaine et toute résistance Inutile, seigneurs; vous êtes dans mes mains.

PAGOLO ORSIM.

Impossible, César, c'est une comédie.

CÉSAR

Nullement.

CESAR BORGIA

PAGOLO ORSINI

Comment, moi, ton frère, disais-tu?

CÉSAR

Je vous rends jeu pour jeu... Pensez à la Maggione.

PAGOLO ORSINI

O Gain!... eh bien, soit; — si tu nous fais mourir. Frappe-moi seulement, épargne mon vieux père.

Mon fils, point de bassesse, et sachons fermement, Le cœur et le front hauts, expier nos sottises.

VITEI. LOZO.

Ah ! Pagolo, pourquoi t'avons-nous écouté?

LIVEROTTO.

Quant à moi, seigneur duc, ayez bien en pensée Qu'en prenant contre vous parti , je me trouvais L'obligé du seigneur Vitelii...

C'est sans doute Pour plaire à Vitelii que tu faisais périr Ton oncle, malheureux... Allons, qu'on les emmène.

VITELLOZO,

Un mot encor, César!

CÉSAR

Eh bien, que me veux-tu?

SATIRES DRAMATIQUEJ

VITELLOZO.

Ton père, tu le sais, m'a mis hors de l'Église; Promets-moi d'obtenir mon panlon de sa part.

De la commission, mon cher, point ne me charge,

Comme tu peux avec le ciel arrange-toi.

Allons, vite, soldats, qu'on emmène ces hommes.

Bas à Miguelotlo.

D'un côté les Oursins, — ailleurs les Vitelli. Qu'aucun de ces derniers dans deux heures n'existe. Tu m'as bien entendu... rien que les Vitelli.

nON UIGUEL.

Oui , prince.

On entraîne les quatre prisonniers.

Quant à vous, mes braves capitaines.

Mille remercîments pour l'habile façon Dont vous m'avez aidé dans cette lutte extrême. Mais, capitaine Schwartz, vous paraissez blessé?

l'officier sl isse.

Quelque peu , monseigneur, en tâchant de reprendre Mon épée arrachée aux doigts de Vitelli.

CF. s AH.

Le bœuf! à museler il n'était pas facile. Allez vous m.ettre aux mains de notre médecin... Mais encore une fois, merci, mes capitaines! Rappelez-vous que si je hais les trahisons

CÉSAR BORGIA

Je sais récompeUier les amitiés fidèles. Vous, monseigneur d'Euna, vous avez grande part A ma recounaissance. — A souper je vous garde.

l'évéque d'ei;na.

Prince, très-volontiers.

Eh bien , restez ici , Tandis que je vais voir dehors ce qui se passe.

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