‹ Satires et chantsChapitre 66 sur 148 · UN DINER D'ANGES · texte numérisé non relu

UN DINER D'ANGES

Un honnête moyen, un décent stratagème Pour fausser compagnie à notre Amphitryon. Il se montra bientôt. Dès l'instant qu'au salon Tout le monde passa pour achever la fête, Entre le moka noir et la lilanche anisette , Je saisis mon chapeau ; puis, d'un pied clandestin M'esquivant, de mon toit je repris le chemin , Non sans rire parfois au feu des réverbères Ue ce grave troupeau de Sénèques austères Que j'avais vus, suivant le poëte Victor, JBoire si joliment le falerne dans l'or.

Page 1