HYMNE AU TRAVAIL
0 toi qui, dès l'instant où notre divin père
Eut jeté par milliers les êtres sur la terre ,
Pourchassas rudement le troupeau des humains,
Et vers le sol herbu leur inclinas les mains;
Toi qu'a souvent maudit la commune souffrance ,
Toi qui feras longtemps soupirer notre engeance ,
Travail, pesante loi, dure nécessité,
Sous ta verge de fer, sous ton bras indompté,
Tu peux courber le front des enfants de ce monde;
Que tu viennes du ciel ou de l'enfer immonde.
Que tu sois du péché l'éternel châtiment.
Ou la condition même du mouvement;
Je ne chercherai pas à sonder le mystère,
Et je te reconnais puissance salutaire!
Sans toi l'homme, ce roi de la création. Sur les fiers éléments n'aurait point d'action. Sans toi le globe noir, tournoyant dans l'espace.