I. Le nom populaire oq Allemagne de Frédéric le Grand
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sot baroti de ta Petite Rose desAlpeê^ et éélui dô ehef des bourgeois dans le Tir à roiseau^ etc; ^ c'était toujours le même M. Ernest Yogt, avec son comique en fausset.
Posen a ac(|uis récemment un eomiqu6 dans la personne de M. Ackermann^ dont j'ai tn, avec beaucoup de plaisir, le Staberlé ^ et to Fauise Cata-
lani. Madame Léutner est la directrice du théâtre dé Posen, et n'y troUVe Hen moins t}ue son compté; Avant ellé^ on avait ici la trbupe de Koehler,qui est maintenant à Gnesen; dans l'état le plus désolant Le spectacle de ces pauvres orphelins de Tart allemand, errant sans pain et sans encouragement dans cette froide terre étrangère de la Pologne^ hi'a pénétré de tristesse. Je les ai vus jouer à Onesen sur une place entourée de grands chênes à l'aspect roitiaii' tique ; ils représentaient une pièce intitulée Btaiifai de Toredo^ on l'As^ànt de Va^télnero^ grande Comédie chevaleresque, en cinq actes, de Winkler ; on tira beaucoup, on se battit, on monta à cheval, et lêsi pauvres princesses angoissées, dont la détresse réelle apparaissait visiblement à travers leur décla-
i. L» Piemi da IhéàlW |i«fittl&ilrè eti AWirieihè,
t>te LÀ poLôGi^fi iii
mallon larhioyante, comme leur Indigence dbme§tit|ué sôus leurs paillettes et leurs oripeaux prih* éiers, m'attendrirent jusqu'au fond de Tâme; sur leîirs joueâ, le malheur n'était pas entièrement cou* vert jiàr le fard.
Dernièrement, une ïtônpe polonaise, de Gracôvie, a âiisài joué à Posen. Madame Leutner, moyennant deux cents thalers, leur céda lé théâtre pour quatoi^e représentations. Lès Polonais donhèi*éhl surtout des opéras. Les parallèles entré eiix et lit troupe allemande né pouvaient manquer. Les Pôsnariiens dé langue allemande convenaient, il est Vrai, que les acteurs polonais jouaient niieux qUe lés Allemands, qu'ils chantaient mieux, et avaient de plus beaux costumés, etc.; mais il ireliiarquaient pourtant que ces Polonais n'avaient pas de décorum. Et c'est vrai, il leur manquait la pompeuse étiquette traditionnelle, la gravité précieuse et gracieuse des comédieiis allemands. Les Polonais j<:iuent, dans la comédie et l'opéra, d'après les légers modèles français, îiiais en gardant lapaïveté originale de leur race. Je ne les ai îhalheureusement pas vus dans la tragédie. Je crois que le sentimental est leur fort. Je l'ai remarqué daiis iitié réprésenta-
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tioQ du Livre de poche de Kotzebue, qu'on a donné ici sous le titre de Jan Grudczinski, staroste deBaiwa, Je fus saisi par les accents déchirants de madame Szymkaylowa, qui jouait le rôle de Jadwiga, fille du staroste accusé. La langue de M. Wlodek, Tamantde Jadwiga, avait le même coloris sentimental. — Lès cantatrices montraient une grâce incomparable, et, en les entendant chanter, la langue polonaise me semblait de Titalien. Madame Skibinska m'enchanta comme princesse de Navarre, comme Zétulba, dans le Calife de Bagdad^ et comme Aline. Je n'ai jamais entendu une semblable Aline. Dans la scène où elle endort son amant par ses chants, et reçoit en même temps de douloureux messages, elle montra un talent d'actrice bien rare chez une chanteuse... Il est possible que le charme de la nouveauté ait contribué au vif plaisir que m'ont fait ces acteurs polonais. A chacune de leurs représentations, la salie était comble. Tous les Polonais de Posen venaient au théâtre par patriotisme. La plupart des gentilshommes polonais dont les terres ne sont pas trop éloignées, arrivaient à la ville pour voir jouer en polonais. Le premier rang était garni d'ordinaire de belles Polonaises assises gaiement ensemble,
fleur contre fleur, et offrant, du parterre, le plus splendide coup d'œil.
Je ne vous parlerai pas des antiquités de la ville dePosen et du grand-duché en général, parce qu'un antiquaire, d'une érudition beaucoup plus vaste que la mienne, s'en occupe, et communiquera bientôt au public, sur ce sujet, de fort intéressantes choses. C'est le professeur Maximilien Schottky ^, qui à passé six années à Vienne, chargé par notre gouvernement de rassembler des documents. Excité par un juvénile enthousiasme et muni des connaissances les plus solides, le professeur Schottky a rapporté avec lui un butin littéraire d'un prix inestimable. Il doit avoir travaillé à Vienne avec une activité sans exemple, puisqu'il n'en revient pas avec moins de trente-six fort volumes in-quarto ! Outre des copies entières d'anciens poèmes allemands bien choisis,et qui sont destinées aux bibliothèques de Berlin et de Breslau, ces volumes renferment beaucoup de poésies, la plupart historiques, du xm* siècle, prêtes pour l'impression, et accompagnées d'explications, de notes linguistiques et de comparaisons de
i. Voir Correspondance inédite, première série, p. 58. Parls^ Michel Léry frères.
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manuscrits; ces volumes contiennent aussi la traduction en prose de quelques poèmes appartenant, pour la plus grande partie, au cycle du roi Arthur; puis de nombreux parallèles habilement empruntés à des monuments imprimés ou inédits, et dont les titres désignent les plus importantes des relatiotis et circonstances de la vie privée et publique au moyen âge. Des documents purement historiques, parmi lesquels une copie complète de toute la portion essentielle des livres commémoratifsde l'empereur Maximilien I", de4494àl808i, remplissant trois gros volumes in-quarto, et un recueil de vieux documents des temps postérieurs, sont surtout importants en ce que le premier ouvrage jette beaucoup de lumière sur la vie du grand empereur et celle de soîi temps, tandis que le second, qui est exactement co^pié d'après l'ancienne orthographe, répand du jotir sur plusieurs circonstances des familles de la maison d'Autriche, et que les documents qu'il reproduit ne sont accessibles qu'à ceux auxquels, comme au professeur Schottky, une faveur particulière fait ouvrir les archives. Ces volumes contiennent encore plus de quinze cents Lieder recueillis dans de vieux recueils et disparus de la bouche du peuple, des ma-
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tériamL pour servir à Thistoire de la poésie en Autriche, extraits d'œuvres rares, traditions orales, proverbes populaires^ reproductions d'autographes des princes autrichiens, actes originaux d'une foule de procès pour cause de sortilège, renseignements sur la vie des enfants, les mœurs, les usages, les fêtes en Autriche, et quantité d'autres détails importants et^arfois fort étranges.
À la vérité, les parallèles et rapprochements sous différentes rubriques, dont j'ai parlé plus haut, témoignent d'une connaissance familière et profondément intime du moyen âge et de son esprit; mais ce procédé est pourtant le résultat d'une méprise de Fécele de Breslau, à laquelle appartient le professeur SdioUky. A mon avis, la connaissance de la vie spiritaelledu moyen âge disparait si Ton enregistre à part, dans un travail spécial, chacun des éléments qui la eomposent, bien qu'il puisse.être fort commode pour le grand public de trouver réuni dans les parallèles et rapprochements de Schottky, par exemple, sous la rubrique Chemlerie^ tout ce qui se rapporte à l'éducation, à la vie, aux armes, aux jeux, aux fêtes des chevaliers; — sous la rubrique Femmes^ tous les fragments poétiques et au-
très qui ont trait à la vie des femmes au moyen âge, et de même pour la chasse, Tamour, la foi, etc.
Relativement à ce dernier sujet, le professeur Scbottky publiera incessamment à Breslau un ouvrage intitulé Dieuj Christ et Marie. Dans la Revue dupasse et du présent, que le même écrivain fera paraître Tan prochain à Posen, on trouvera beaucoup de travaux précieux sur le moyen âge, bien que ce recueil doive s'occuper aussi du présent, et qu'il ait tout d'abord pour but un rapprochement littéraire entre l'Allemagne orientale et l'Allemagne du Sud et de l'Ouest. Il est fort regrettable, toutefois, que ce savant vive dans un lieu où les ressources lui manquent pour l'élaboration et la publication de sa riche collection de matériaux. Il n'y a point de bibliothèque à Posen, du moins pas une qui mérite ce nom. On construit maintenant sur l'allée des Tilleuls, notre allée des Tilleuls de Berlin en miniature, un bâtiment pour la bibliothèque ; quand il sera terminé, on le garnira peu à peu de livres, et il serait fâcheux que les recueils de Schottky dussent rester jusqu'alors inacessibles au public sans pouvoir être remaniés par l'écrivain. D'ailleurs, il faut vivre dans la vraie Allemagne quand on
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s*occupe d'un travail qui demande avant tout que son auteur s'absorbe dans Tesprit allemand et la nature allemande. Il faut que des chênes allemands, bruissent autour d'un archéologue allemand. Il est à craindre que Fardent enthousiasnie pour tout ce qui est de TÂllemagne ne se glace ou ne s'évapore dans Tair de la Sarmatie. Puisse le vaillant Schottky ne jamaismanquerde ces encouragements extérieurs sans lesquels aucun travail considérable ne peut réussir. Celui-ci a poiir objet l'un de nos intérêts les plus sacrés, notre histoire elle-même. Il est vrai que notre peuple ne s'en occupe guère aujourd'hui. On peut même dire que l'étude des anciens monuments de l'histoire et de l'art allemand est^ à Theure qu'il est, en assez mauvais renom, — précisément parce que, il y a un certain nombre d'années, la mode s'en était mêlée, parce qu'un patriotisme étroit s'en faisait gloire, et que des amis peu qualifiés ont plus nui à cette étude que les pires ennemis. Vienne bientôt le temps où Ton rendra justice au moyen âge; où les sots apôtres d'une culture superficielle ne feront plus l'inventaire des côtés obscurs de cette grande époque, pour faire ainsi un compliment aux lumières des temps modernes; où de sa-
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▼ants écoliers ne se livreront plus à des parallèles entre le poème des Niebelungen et V Odyssée; où ron eherchera à comprendre les magnificences du moyen ftge par l'ensemble organique auquel elles appartiennent et en ne les comparant qu'à elles-mêmes; oh Ton appellera enfin le poëme des NieMungen m
dôme versifi^^, et le dôme de Cologne un poëme des Niebelungen en pierre t
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Gommant se fait-il que, parmi les AUemaads qui passent en France, un si grand nombre deviennent fous ? La plupart d'entre eux ne sont affraocbis de la nuit de l'esprit que par la mort; d'autres ^ont ensevelis vivants dans les maisons d'aliénés; plu«sieurs, auxquels il est resté une étincelle de raison, cherchent à cacher leur état, et se comportent à demi raisonnablement pour ne pas être séquestrés. Ce sont les plus avisés ; les sots ne peuvent pas dissimulerlongtemps. Le nombre de ceux qui, avec des momerits plus ou moins lucides, souffrent de cet obscurcissement douloureux, est fort grand, e| Ton pourrait presque dire que la folie est la maladie nationale des Allemands en France, Vimisemblable*
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ment nous apportons avec nous le germe du mal en passant le Rhin, et, sur ce sol ardent, sur le brûlant pavé d'asphalte de la société française, se développe rapidement jusqu'à Taliénation la plus florissante, ce qui, en Allemagne, fut resté pendant toute une vie une plante rabougrie. Ou bien quitter sa patrie pour venir monter et descendre le « dur escalier de l'étranger », et mouiller de ses larmes le pain plus dur encore de l'exil, témoigne-t-il déjà peut-être d'un haut degré de folie. Toutefois, qu'on se garde bien de croire que ce sont des natures incandescentes ou orageuses, ou même des amis de l'oisiveté et d'une sensualité effrénée, qui tonibent ici dans les abîmes de la folie; — non, ce malheur a toujours atteint de préférence les caractères les plus honorables, les hommes les plus studieux et les plus continents.
Parmi les victimes les plus dignes de pitié qui aient succombé à cette maladie, il faut compter aussi notre pauvre compatriote Louis Marcus. Ce savant allemand, qui ne se distinguait pas moins par l'étendue de ses connaissances que par une haute moralité, mérite que nous honorion.s sa mémoire par quelques paroles.
Ses circonstances de famille et tout le détail de sa vie ne nous ont jamais été bien connus. Je sais seulement qu'il est né à Dessau en 1798, de parents sans fortune, qui appartenaient au judaïsme craignant Dieu. Il vint en 1820 à Berlin, pour étudier la médecine, qu'il abandonna bientôt. C'est là, à Berlin, que je le vis pour la première fois, au cours « de Hegel, où il était souvent assis près de moi, transcrivant avec application les paroles du maître. Il avait alors vingt-deux ans; mais son extérieur n*était rien, moins que d'apparence juvénile. Un petit corps fluet comme celui d'un garçon de huit ans, et dans les traits quelque chose de sénile qui se rencontre d'ordinaire avec une déviation de la colonne vertébrale. Mais on ne remarquait pas chez lui cette difformité, et l'on s'étonnait qu'elle n'y fût pas. Ceux qui avaient connu personnellement Mosès Mendelssohn, remarquaient avec surprise la ressemblance qu'offraient les traits de Marcus avec ceux de cetillustre philosophe, qui^ chose singulière, était aussi originaire de Dessau. Si la chronologie et la vertu n'avaient pas témoigné d'une manière trop précise pour le respectable Hosès, une pensée très-frivole aurait pu nous venir.
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Mais, selon Tesprit, Marcus était en effet un trèsproche parent de ce grand réformateur des juifs allemands, et dans soaâme habitaient aussi un dés* intéressement extrême^ uncr tranquillité d'âme tolérante, la droiture modeste, le mépris souriant de ce qui est mauvais, et un amour inflexible pour ses coi^eliglonnaires opprimés. Gomme pour Mosës, le sort de ceux-ci était pour Marcus le centre douloureusement brûlant de toutes ses pensées, le cœur de sa Vie. Déjà alors^ à Berlin^ Marcus était un polyhlstôr; il fouillait dans tous les domaines de la ntclence, 11 engloutissait des bibliothèques, il se perdait dans les trésors linguistiques de l'antiquité et des temps modernes, et la géographie, dans son liens le plus général comme le plus particulier, était devenue à la fin son étude favorite ; il n'y avait pa!l int le globe un fait, une ruine, un idiome, une folié, une fleui*, qu'il ne connût; mais, de toutes ses excursions d'esprit^ il revenait toujours^ comme
chet lui, à l'histoire des souffrances d'Israël, au calvaire de Jérusalem, et au petit idiome paternel de la Palestine, pour l'amour duquel il s'occupait plus volontiers peut-être des langues sémitiques que des autres. Ce trait était sans doute le trait
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essentiel, celui qui ressortait le plus dans le caractère de Louis Marcus, et il lui donne sa valeur et son mérite; car ce n'est pas seulement ce que nous avons fait et ce que nous tâchons d'accomplir, qui nous donne un droit à Thonneur et à la justice après notre mort, ce sont nos aspirations mêmes, et tout particulièrement nos aspirations malheureuses, nos intentions manquées, stériles, mais généreuses.
D'autres peut-être vanteront et glorifieront tout particulièrement Tétonnante science que le défunt avait empilée dans sa tête; pour nous, elle n'a aucun prix bien particulier. Franchement, il ne nous a jamais été possible de prendre goût à son érudition* Tout ce que Marcus savait, il ne le savait pas d'und manière vivante et organique, mais comme Und histoire morte; toute la nature se pétrifiait pour lui^ et il ne connaissait au fond que des fossiles et des momies* A cela s'ajoutait une véritable impuis-^ sance plastique^ et, lorsqu'il écrivait quelque chose^ c'était pitié de voir comme il s'efi'orçait vainement de trouver la forme la plus élémentaire pour l'objet dont il s'occupait. Aussi les articles, et même leâ livres qu'il a écrits^ sont-iU rebutants, indigestes, abstrus.
Outre quelques écrits sur les langues, l'astronomie et la botanique^ Marcus a publié une Histoire des Vandales^ et, avec la collaboration du professeur Duisberg, une Géographie du nord de V Afrique. 11 laisse en manuscrit un ouvrage immense sur TAbyssinie, qui semble avoir surtout été le travail de sa vie, car déjà, à Berlin, il s'était occupé de l'Abyssinie. Ce qui l'avait d'abord attiré vers cette étude, c'étaient des recherches sur les Falaschas, une peuplade juive qui a longtemps gardé son indépendance dans les montagnes de l'Abyssinie. Oui, bien que son érudition s'étendît à toutes les contrées du monde, Marcus était surtout chez lui en Ethiopie, derrière les montagnes de la Lune, aux sources cachées du Nil, et son plus grand bonheur était de prendre en flagrant délit d'erreur Bruce ou même Hasselquist. Je le rendis bien heureux un jour en le priant de compiler pour moi, dans les écrits arabes et talmudiques, tout ce qui a trait à la reine de Saba. Je dois à ce travail, qui se trouve peut-être encore parmi mes papiers, de savoir pourquoi les rois d'Abyssinie se vantent de sortir de la famille de David : ils font dériver cette descendance de la visite que leur aïeule, ladite reine de Saba, a faite
à Jérusalem, aa,sage Salomon. Comme j'ai pu le voir dans ladite compilation, cette dame a été certainement aussi belle que l'Hélène de Sparte. Elle a eu, en tout cas, une destinée analogue après sa mort : c'est qu'il y a des rabbins amoureux qui savent, par des formules cabalistiques, l'évoquer de son tombeau; seulement, ils sont quelquefois un peu embarrassés de la belle qu'ils ont fait apparaître, parce qu'elle a le défaut tie rester trop longtemps assise là où elle s'est installée une fois. On ne peut plus s'en défaire.
J'ai déjà dit qu'un intérêt quelconque, relatif à l'histoire juive, était toujours, en définitive, le motif et l'impulsion des savants travaux de feu Marcus; qu'il en fût ainsi pour ses études abyssiniennes, et que celles-ci l'aient préoccupé de très-bonne heure, c'est ce que prouve incontestablement un article qu'il a publié fort jeune à Berlin, dans la Revue scientifique du judaïsme. Il y traitait de la circoncision chez les femmes abyssiniennes. Feu Gans riait de tout son cœur en me montrant dans le travail le passage où l'auteur exprime le vœu qu'un autre, plus en état que lui de traiter ce sujet, puisse s'en
occuper.