‹ Satires et portraitsChapitre 14 sur 18 · MS 8ATI1IS IT P01T1AIT · texte numérisé non relu

MS 8ATI1IS IT P01T1AIT

L'extérieur du petit Marcus, qui provoquait par» foi» le rire, ne Tempècha point de compter parmi ]es membres les plud honorables de la société qui pu* bliait la Revue susmentionnée, et qui, sous le nom de Comité pour la culture et la science juives^ poursuivait une idée grandiose, mais tout à fait inexécu^ table. Des hommes d'esprit et de cœur tentaient ici de sauver une cause dès longtemps perdue, et ils réussirent tout au plus à retrouver, sur les* champs de bataille du passé, les ossements des com« battants d'autrefois. Tout le butin de cette société consiste en quelques travaux d'histoire, en recherches historiques, parmi lesquelles leà études dti docteur Zunz, sur les juifs d!Ëspagne au moyen âge, doivent compter parmi les travaux remarquables de la haute critique.

Gomment parlerais«je de cette société sans dire un mot de cet excellent Zunz, qui, dans une période de transition inquiète, montra la fermeté la plus inébranlable, et, en dépit de sa pénétration^ de son scepticisme, de son érudition, demeura pourtant fidèle à la parole qu'il s'était donnée à lui-même, à son propre mot d'ordre, au généreux caprice de son âme» Homme de parole et d'action, il a créé et

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agi là où d'autres rêvaient et défaillaient moUe-^ ment*

Il faut que je rappelle ici mon cher Ben-David, qui unissait à Tesprit, et à un caractère vigoureux^ la culture et Furbanité, et, quoique déjà avancé en âge, prit part ailx plus juvéniles erreurs de la société. C'était un philosophe selon le moule antique, tout rayonnait! de l'éclat brillant de la sérénité grecque^ une image de la vertu la plus vraie, et en« durci au devoir comme le marbre de l'Impératif catégorique de son maître Emmanuel Kant. Ben- David fut de son vivant le plus ardent disciple de la philosophie de Kant, il souffrit pour elle dans sa jeunesse les plus vives persécutions; et pourtant il ne voulut jamais se séparer de la communion mosaïque, jamais il ne consentit à changer la cocarde extérieure de sa foi. L'apparence seule d'un semblable reniement le remplissait d'aversion et de dégoût. Lazare Ben-David était, je l'ai dit, un kantien incarné, et ce mot indique en même temps les limites de son esprit. Quand nous parlions de la phi< losophie de Hegel, il secouait sa tête chauve, et âisiiit que tout cela était de la superstition. Il écrirait bien^ mais parlait mieux encore. Il a donné à

la Revue une remarquable étude sur la foi messia-

nique chez les Juifs, où il cherchait à prouver, avec une grande sagacité critique, que la foi à un Messie n'appartenait nullement aux articles fondamentaux de la religion juive, et ne devait être considérée que comme un hors-d'œuvre accidentel.

Le membre le plus actif du comité, celui qui en était rame, fut Mosës Moser, mort il y a quelque années, et qui, tout jeune encore^ ne possédait pas seulement les connaissances les plus approfondies, mais brûlait encore de la plus grande compassion pour rhumanité, d'un ardent désir de réaliser la science dans les bienfaits de Faction. Il était infatigable en tentatives philanthropiques, et, avec son esprit pratique, il a travaillé dans Tobscurité et le silence à toutes les œuvres de charité. Le grand public n'a rien su de tout ce qu'il a fait, il a combattu et saigné incognito, son nom est resté tout à fait inconnu et n'est point inscrit dans l'Almanach des adresses du dévouement. Notre temps n'est pas aussi pauvre qu'on le croit; il a produit un nombre étonnant de ces martyrs anonymes.

Le nécrologe de feu Marcus m'a involontairement conduit au nécrologe du comité dont il fut l'un des

membres les plus honorés, et que présida avec éclat un homme dont j'ai déjà dit un mot et qui est mort aussi maintenant, Edouard Gans. Ce n'est pas précisément au point de vue du sacrifice modeste de soi-même, et du martyre anonyme, que cet homme éminent peut être vanté. Bien que son âme fût spontanément et généreusement ouverte à toutes les questions vitales de l'humanité, il ne perdait cependant jamais de vue, même dans l'ivresse de l'enthousiasme, ses intérêts personnels. Une spirituelle dame chez laquelle, le soir, Gans prenait souvent le thé, remarquait avec justesse que, pendant les discussions les plus vives et en dépit de ses distractions, il ne lui arrivait jamais de prendre les simples beurrées au fromage pour celles au saumon frais.

Les services rendus par Gans à la science alleniande sont universellement connus. Gans fut un des apôtres les plus actifs de la philosophie de iHegel, et, dans la science du droit, il combattit à roort ces laquais de Tancien droit romain, qui, sans comprendre l'esprit qui respirait autrefois dans cette vieille législation, ne sont occupés qu'à ^u épousseter la défroque, à en ôter les gerces, ou

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même à la recoudre pour Tusage moderne. Gans poursuivit à coups de plat d'épée ce servilisme jusque sous sa plus élégante livrée4 Comme la pauvre âme de M. de Savigny se lamente soUs «es coups de pied) Plus encore par la parole que par la plume, Gans avança le développement du libéralisme en Allemagne; il délia les pensées enchaînées, et arracha son masque au mensonge. Ce fut un esprit mobile, tout de fbu, dont les éclairs embrasaient, ou tout au moins brillaient magnifiquement^ Mais la parole mélancolique du poète (dans la seconde partie du Fauit) : « C'est un vieux mot^ mais dont le sens reste grand et vrai, que pudeur et beauté ne poursuivent jamais ensemble, et la main dans la main, leur route sur les verts sentiers de la terre; une haine profondément enracinée habite en toutes deut, si bien que, partout où elles se rencontrent sur leur chemin, chacune tourne le dos à Tautre! » cette parole fatale doit être appliquée également aux relations du génie et de la vertu, qui vivent aussi constamment en querelle^ et se tournent parfois le dos avec mauvaise humeur.

Je dois rappeler ici avec chagrin que Gans n'agit rien moins que Vertueusement envers la Société

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pom la culture $t la science juives^ et S6 rendit coupable à son égard d'une impardonnable félonie.

Son apostasie fut d'autant plus flicheuse qu'il avait joué le rôle d'un agitateur, et accepté les fonotions de président* C'est un usage traditionnel que le capitaine doit toujours être le dernier à quitter le navire qui fait naufrage; mais Gans fut le premier à se sauver. Vraiment, au point de vue moral, le petit Marcus a dépassé le grand Gans» et il aurait pu se plaindre à soii tour que Gans ne fût pas mieux fait pour sa tâche.

Nous avons indiqué la part que prit Marcus à la Société pour la culture et la icience juives comme une circonstance plus importante et plus digne de souvenir que sa prodigieuse science et tousses savants travaux réunis. Le temps où il s'associa aux efforts et aux illusions de cette société fut sans doute l'heure la plus brillante et la plus belle de sa pénible vie. Aussi était-il nécessaire de mentionner ici tout particulièrement cette société, et une discussion plus approfondie de sa pensée ne serait même pas superflue. Mais Veepaee et le temps ne permettent pas dans ees feuilles une exposition détaillée de ce-

genre, puisque <celle-ci devrait embrasser non-seulement la situation religieuse et civile des juifs, mais encore celle de toutes les écoles déistes de cette terre. Je dirai seulement ici que le but ésotérique de cette société n'était autre qu'un accommodement du judaïsme historique avec la science moderne, dont on admettait qu'elle parviendrait, dans le cours des temps, à l'empire du monde. Dans des circonstances analogues, au temps de Philon, lorsque la philosophie grecque déclara la guerre à tous les anciens dogmes, il se tenta à Alexandrie, d'une manière plus ou moins malheureuse, quelque chose de semblable. Il ne s'agissait point de proclamer ce schisme au nom des prétendues lumières, et moins encore de cette émancipation que^ de nos jours, on demande quelquefois avec tant de bavardage et si peu d'esprit, qu'on risque de ne plus y prendre intérêt. Ce sont particulièrement les amis israélites de cette question qui ont su l'envelopper d'un humide et gris nuage d'ennui^ plus dommageable pour elle que l'imbécillité empoisonnée des adversaires. Il y a là des pharisiens à grands sentiments qui se font particulièrement gloire de ne pas savoir écrire, et, en dépit d'Apollon, ont pris la olume

pour Jéhovah. Puissent les gouvernements aile*

mands avoir bientôt compassion du public, ne

fût-ce qu'au point de vue esthétique, et mettre fin à ce bavardage en accélérant l'émancipation, qui, tôt ou tard^ doit tout de même être accordée!

Oui, l'émancipation doit être accordée tôt où tard, par justice, par prudence, par nécessité. L'antipathie contre les juifs n'a plus aucune racine religieuse dans les classes supérieures, et, dans les classes inférieures, elle se transforme de jour en jour davantage en colère sociale contre la puissance usuraire du capital, contre l'exploitation des pauvres par les riches. La haine des juifs a maintcr nant un autre nom, même chez la populace. Quant aux gouvernements, ils sont arrivés enfin à cette sage pensée que l'État est un corps organique, et qu'il ne peut jouir d'une pleine santé, aussi longtemps qu'un seul de ses membres, ne fût-ce même que le petit doigt du pied^ est en souffrance. Oui, quelque haut que l'État porte la tête, avec quelqu.e orgueil que sa large poitrine défie les tempêtes, son cœur dans sa poitrine et même sa tête orgueilleuse souffriront pourtant, eux aussi, du moment

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que le petit doigt souffre des cors : les restrictions légales contre les juifs sont comme les cors aux pieds des États allemands.

Si les gouverhements considéraient jusqu'à quel point effrayant la base fondamentale de toutes les religions positives, Tidée du déisme même, est menacée par les doctrities nouvellesi et les dangers extrêmes que recèle la querelle entre la science et la foi, qui n'est plus une escarmouche innocente, mais sera bientôt une lutte à mort, ils devraient être heureux qu'il y ait encore des juifs au monde, que «la garde suisse du déisme»^ comme les a nom* mes le poète) soit encore debout^ qu'il y ait encore un peuple de Dieu. Au lieu de faire d'eux, par des restrictions et des exceptions légales, des apostats^ on devrait chercher, par des primes, à les fortifier dans leur foi, on devrait leur bâtir des synagogues aux frais de l'État, afin qu'ils n'eussent qu'à y entrer^ et que le peuple au dehors pût se figurer que l'on croit encore à quelque chose dans le monde. Gardez-vous de favoriser le baptême parmi les juifs I Ge n'est que de l'eau claire et elle sèche facilement* Encouragez bien plutôt la circoncision* C'est la foi entaillée dans la chair; aujourd'hui!

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il n'est plus possible de Fentailler dans Tes-

prit. Favorisez la cérémonie des courroies comme-

moratives par laquelle la foi est fortement liée au bras; l'État devrait livrer gratuitement aux juifs le ttiit nécessaire pour cela, comme aussi la fkrine pour le pain azyme qu'Israël grignote fidè«* lement depuis trois mille ans. Favorisez, hâtez l'émancipation, afin qu'elle n'arrive pas trop tard, et qu'elle rencontre encore, dans le monde, des juifs qui préfèrent la foi de leurs père£( au bonheur de leurs enfants. Il y a un proverbe : « Pendant que le sage réfléchit, le fou réfléchit aussi. »

Les réflexions ci-dessus se rattachaient naturellement à Itt personne dont j'avais à parler ici ei quij je l'ai remarqué déjà, nous intéresse moins encore par sa valeur personnelle qu'au point de vue historique et moral. Je ne puis dire moi-même que peu de chose de la vie extérieure de notre Marcus, que je perdis bientôt dé vue à Berlin. J'appris plus tard qu'il avait émigré en France, t)aroeque, malgré sen savoir extraordinaire et sa haute moralité, les restes des lois du moyen âge étaient, dans sa

patrie, un obstacle à son avancement. Ses parents étalenl morts, ef il avait généreusement renoncé

à sa part d'héritage en faveur de ses frères et sœurs, plus indigents que lui. Quinze années environ se passèrent, et depuis longteiiflps je n'avais plus entendu parler ni de Louis Marcus, ni de . la reine de Saba, ni d'Hasselquist, ni de la circoncision des Abyssiniennes, lorsqu'un jour je rencontrai le petit homme ici, à Paris, et il me raconta qu'il avait été dans l'intervalle professeur à Dijon, mais qu'à la suite d'une injustice ministérielle, il avait renoncé au professorat, et voulait rester à Paris, afin d'y profiter, pour son grand ouvrage, des ressources de la Bibliothèque. J'appris par d'autres qu'il y avait eu de sa part un peu d'entêtement en jeu, et que le ministère lui avait proposé, comme c'est l'usage en France, de faire occuper son poste par un suppléant payé à meilleur compte, et de lui laisser à lui-même la plus grande partie de son traitement. Mais la grande âme du petit homme se raidit contte une proposition pareille ; il ne voulut pas exploiter le travail d'autrui, et abandonna à son successeur les honoraires entiers. Son désintéressement est ici d'autant plus remarquable, que, ne possédant alors pas un liard, il était réduit à vivre dans une touchante indigence. Sa situation

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devint tout à fait mauvaise, et^ sans Tassistance angélique d'une femme^ il aurait certainement fini par mourir de faim. Oui, ce fut une belle et grande dame de Paris, une des étoiles de première grandeur de la haute société, qui, ayant entendu parler de l'étrange petit *homme, descendit dans les ténèbres de sa misérable vie, et, avec une gracieuse délicatesse, sut le contraindre à accepter d'elle une pension considérable. Je crois que ce qui dompta son orgueil dans cette occasfon, c'est la pensée que sa bienfaitrice, l'épouse du plus riche banquier du globe, ferait bien imprimer par la suite son grand ouvrage à ses frais. « Une dame , pensait-il si célèbre par sa culture et son esprit, doit attacher le plus grand prix à ce qu'on écrive enfin une histoire approfondie del'Abyssinie ; )!> et il trouvait tout naturel qu'elle dédommageât l'auteur de ses peines et de son travail.

Depuis quinze ans que je n'avais pas vu le bon Marcus, le temps ne l'avait pas précisément embelli. Sa figure, qui frisait autrefois le grotesque, était devenue une véritable caricature, mais, pourrais-je dire, une caricature aimable , agréable, et faisant plaisir à voir. Son visage sénile, sillonné des rides de

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la souffrance, où brillaient avec vivacité de p^tit» yeux noirseomme du jais, et même saebevalar»

«Ktravaganta et fabuleuse, tout cela lui donnait un air douloilreufiem^nt comique. Ses cbeveus surtout* autrefois du plus beau noir et qu'il portait tràsplats, étaient devenus gris, et entoiftaient, commo d'une broussaille hérissée, sa tète déjà démesure ment grosse. Il ressemblait assez à ces figures aus larges têtes, avee un corps mince et de petites jambes eourtes^ que Ton voit sur les verres d'une lanterne magique. C'est surtout quand je rencontrais sur les boulevards cette figure de nain, ep compagnie de son collaborateur, l'immense et majestueux professeur Duisberg, que l'humour jubilait dans mon flme. L'une de mes connaissance me demandant qui était le petit, je répondis que c'était le roi d'Abyssinie, et ce nom lui est resté jusqu'à sa fin. M'en as-tu voulu pour cela, cher et bon Marcus ? Pour ta belle âme, le Créateur aurait pu réellement faire une meilleure enveloppe. Mais le bon Dieu est trop occupé; quelquefois, quand il est sur le point de donner pour la noble perle une monture d'or ciselé, il est dérangé tout à coup, et il enveloppe le joyau dans le premier ,

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moreeau venu de papier gris ou de chiffon ; -^ je ne puis m'expliquer la chose autrement.

Pendant cinq ans environ, Marcus vécut à Paris dans la plus sage tranquillité d'âme ; tout allait bien pour lui, et même un de ses vœux les plus chers s'était réalisé : il possédait une petite habitation avec des meubles à lui, et cela, dans le voisinage de la Bibliothèque! Un neveu, un fils de sa sœur, vient lui faire visite un soir, et ne peut assez s'étonner en voyant tout à coup son oncle se coucher à terre^ et se mettre à chanter d'une voix terrible les plu« affreuses chansons de ruisseau. Lui qui n'avait jamais chanté et qul^ dans ses paroles et son ton, avait toujours été la chasteté même 1 Mais la chose devint plus effrayante encore lorsque l'oncle se leva tout à coup furieux^ enfonça sa fenêtre, et jeta à la rue sa montre d'abord, puis ses manuscrits, son écritoire, ses plumes, sa bourse. Quand le neveu vit que son oncle jetait Targent par la fenêtre, il ne put douter plus longtemps de sa folie. Le malheureux fut transporté dans la maison de santé du docteur Pinel, à Chaillot, ob il rendit l'esprit au bout de quinze jours, après d'atroces souffrances. Il mourut le 15 juillet, et fut enterré le 17 au cimetière Montr

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martre. Tai malheoreiisenient appris trop tard sa mort pour pouroir loi rendre les derniers deroirs. Tai Toola réparer cette omission en consacrant aujoordlioi ces pages k sa mémcnre, et prendre part ainsi i son convoi funèbre.

Maintenant, oarrez-moi encore one fois son cercodl, afin que, selon l'antique nsage, je donande pardon an défnnt pour le cas où je l'aurais offensé pendant sa vie. — Comme il parait paisible maiotenant, le pefit Marcusl II semble sourire de ce que je n'ai pas mieux apprécié ses savantà travaux. Cela doit, en effet, lui importer assez peu, car je ne suis pas en ceci un juge aussi compétent que son ami S. Munck, l'orientaliste, qui doit s'occuper d'une biographie détaillée du défunt, et de la publicatioo de ses ouvrages posthumes.

Parîf, avril 1844.

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