INTRODUCTION XXIX
» que pour l'occuper, pour réveiller l'appétit ensevely » sous la masse des chairs que pour le contenter plaine- » ment ; aussi vous ai-je réservé pour le dernier service » des morceaux propres à cet effet. Je couronne mon » festin de quelque sonnet, de quelques épigrammes dont » la pointe aigrette tire plus sur la cerise ou sur la pesclie » que sur le bœuf ou le mouton (1). »
Nous ne voulons rien ajouter à ce sommaire aussi développé qu'original. Les paraphrases des psaumes n'exigent pas d'autres détails, et, quant aux satires, nous aurons plus tard l'occasion d'y revenir. Nous devons, toutefois, une mention spéciale à Y Adieu par lequel l'auteur prend congé du public. Cette posface, aux allures cavalières, complète si bien V Avertissement que ce serait vraiment dommage de la passer sous silence.
Hé bien, lecteur, qu'en penses-tu De mon livre et de ta lecture?
Dis, parle, aussi bien la vertu N'est pas exempte de censure.
Si tout s'y rencontre en tout point, Ma satisfaction est grande ; Mais, s'il ne s'y rencontre point, Ne pense pas que je m'en pende.
(1) Les Essais poétiques du sieur de La Luzerne. Paris, veuve Targa, 1642, p. 14.