‹ Satires (volume 2)Chapitre 49 sur 58 · JÉRUSALEM · texte numérisé non relu

JÉRUSALEM

UiEUXCt terro, ('touloz! CoM lo Soiaiioiir. — Tjii-nirmi Par ma bouche a proi)hétipé :

J'ai nourri des enfants, mon amour fut exlrèmo

Et mes enfants m'ont méprisé, ^fallieur à l'endurci qui de moi se sépare,

Au fils ingrat qui m'a quitté, A la race perverse, au peuple qui s'égare

Dans les chemins d'inicpiité !

Le vice infecte tout; les cœurs sont misérables ;

Plus de sève, plus de ressort !

Ce n'est que plaie, ulcère et tumeurs incurables,

Et rien ne combat plus la nioil. *

La mort, vous la verrez I Elle accourt, foules viles !

Voici les glaives étrangers, Voici la faim, voici la torche dans les villes,

Et la hache dans les vergers!...

0 peuple de Gomorrhe ! ô princes de Sodome 1

Écoutez la voix du Seigneur :

Parce que votre foi n'est que forme et fantôme,

Vos offrandes me font horreur.

Otez de mes regards vos abjectes pensées,

Sans dégoût je ne les puis voir; Dans l'or et dans l'argent, richesses insensées,

Ne mettez plus un lâche espoir ; Purifiez vos mains et surtout vos justices ;

Que vos cœurs, enfin assainis, S'ouvrent aux malheureux : voilà les sacrifices

Que j'accepte et que je bénis.

Après cela, venez. Gomme devant un juge

Nous viderons notre procès.

Si je réclame encor, mon cœur est un refuge

Où le repentir donne accès.

Israël, que de biens, si tu savais, plus sage,

Écouter le Seigneur ton Dieu !...

Mais, s'il te parle en vain, sa haine est ton partage

Il t'épui'cra par le feu.

Et le glaive viendra te dévorer, rebelle !

0 vierge de SionI comment, Toi qu'on vit autrefois, dans ta vertu, si belle,

As-tu souillé ton vêtement!

Qui t'a faite parjure et t'a prostituée?

L'honneur n'est plus dans tes contrats ; De cent néj^oces vils la fange remuée

A sali ta main et ton bras.

Tes grands sont durs au pauvre ; ils sont ivres ; l'ivresse

De l'orgueil et des voluptés...

Mais Moi j'appliquerai la flamme vengeresse

Sur ces ulcères infectés.

C'est Moi, dit le Seigneur, qui venge mes lois saintes;

Ils périront, ces fils ingrats !

Et j'irai, dans les bois et sous les térébinthes,

Briser leurs autels scélérats.

Ainsi vous pourrez voir, cœurs gâtés, tètes folles ,

En qui vous avez espéré ; Ainsi je vous ferai rougir de vos idoles,

Ainsi je vous ramènerai.

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