‹ Satires (volume 2)Chapitre 55 sur 58 · Àr-Moab, la ville tupilale ilc Muub · texte numérisé non relu

Àr-Moab, la ville tupilale ilc Muub

Ils ont fui dans Ségor aux portes indomptées ;

Mais Ségor ne résiste pas.

Allez, précipitez \os pas ;

Allez, vos heures sont comptées !

Je le plains, ô Moab! tes œuvres effrontées Vont recevoir leur prix du Dieu que lu trompas.

Ils gravissent en pleurs leurs collines flétries; Ils n'ont qu'un mot, qu'un cri : Fuyons I Ils tombent morts dans leurs sillons Et dans leurs fontaines taries.

Car je perdrai Moab et ses idolâtries ;

A qui fuira le fer j'enverrai des lions !

Yeux-tu vivre, Moab? Moab, veux-tu renaître? Du pauvre sois le protecteur, Rends hommage au Dieu créateur I Un fils de David va paraître :

Parce que dans ta race il a pris un ancêtre',

Il sera Ion refuge et ton libérateur.

Mais non, tu veux périr. On connaît la superbe 1 Tes sages aveugles et sourds

i. Rulli, Moabite, aïeule de N.-S. J.-C.

Profèrent d'arrogants discour?.

Tu seras ('galée à l'horlic!

Voici le moissonneur ; il n'a fait iiuiino gerbe De tes hauts murs de briciue armés de fortes tours.

La malédiction est partout répandue;

Ilésébon meurt dans un désert,

La faux est déjà sur Jazer ;

Sabama, ta gloire est perdue.

Vigne de Sabama, si belle d'étendue. Tes rejetons coupés sont jetés à la mer.

Je suis triste; mon cœur, comme un son de cithare,

Gémit sur Moab qu'il aima.

Je pleure sur loi, Sabama :

Tes frais coteaux que l'été pare, L'ennemi les vendange et la mort s'en empare ; La mort règne en ces lieux que la joie anima.

C'en est fait, mercenaire aux paroles hautaines :

Voici que des pieds méprisants

Écrasent tes épis pesants.

Et tes murs et tes capitaines !

Et quand s'accompliront ces menaces certaines? Si tu le veux savoir, Dieu te laisse trois ans.

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