SAMARIE
Le courrou}^ du Seigneur s'esl encore aggravé ; Son bras menace encore, il eât toujourd levé»
Jfe vois une race pourrie, Un festin préparé pour les vers du cercueil !
Dans la jactance de l'orgueil,
Que disent-ils à Samarie?
Ils disent : ^ Soyons forts ; déposons notre deuil;
Nous rétablirons la patrie 1
Le courroux du Seigneur s'est encore aggravé; Son bras menace encore, il est toujours levé.
Ils disent : — Nous avons encore Des bras, rebâtissons nos remparts dévastés ;
Et deux cèdres seront plantés
Pour remplacer un sycomore.
En pierres refaisons des murs mieux cimentés,
Qu'un art plus savant les décore !
Le courroux du Seigneur s'est encore aggravé ; Son bras menace encore, il est toujours levé.
Voici que le Seigneur excite Des ennemis nouveaux, nombreux, inattendus.
Ceux-là que Ton croyait perdus,
Un vent de mort les ressuscite ; L'Assyrien accourt de ses sommets ardus,
Et le Philistin et le Scythe.
Le courroux du Soigneur s'est encore aggravé ; Son bras menace encore, il est toujours levé.
Le Seigneur Dieu veut qu'on le croie !
Pour prendre un prix de sang depuis longtemps légué,
Le pied qui foule s'est ligué,
Farouche, avec la dent qui broie ; L'épée a bu du sang et l'arc s'est fatigué :
C'est le jour des oiseaux de proie.
Le courroux du Seigneur s*est encore aggravé ; Son bras menace encore, il est toujours levé.
Ils connaissaient mes lois sévères,
Ils n'ont que trop connu mes délais indulgents I
Ils en ont ri ; les jeunes gens
Ne vaudront pas mieux que les pères.
Ces hypocrites, pleins de pensers outrageants,
^ Me mentent jusqu'en leurs prières.
Le courroux du Seigneur s'est encore aggravé; Son bras menace encore, il est toujours levé,
Que Jacob Ton tende et le sache :
Le feu du ciel s'allume au vent d'impiété.
Topt périt, rien n'est abrité
Où la langue du feu s'attache ; Le feu dévorera ce qu'avaient respecté
Bt la sauterelle et la hache.
Le courroux du Seigneur s'est encore aggravé ; Son bras menace encore, il est toujours levé.
Regardez ce peuple imbécile I
A-t-il connu la main qui s'abaisse sur lui ?
Sait-ily au maître qu'il a fui,
Demaïutor ttn pardon fëoileT Le châtimeni Taveugle; aticun fayofi n'a lui Dans son cœur toujours indocile.
Le courrotix du Seigneur s'est encore aggrayé) Son bras menace oicore, il est toujours levë<
Le repentir qu'en vain j'épie^ Lâche et tardif viendra : je ne l'entendrai pluii
Voici mes décrets absolus : • *
Je veux que le crime s'expie I Tuez ces faux docteurs, ces hommes diasolus ;
Bxterminez la race impie!
Le courroux du Seigneur s'est encore aggravé ; Son bras menace encore^ il est toujours levé<
Le feu prendra dans les ramées, Il embrasera l'orme au bord dés ruisseaux frais,
Il traversera les guérets.
Les gerbes sefont consumées ; Et le fléau vainqueur, sur les hautes fbréte
Roule l'orgueil de ses fumées.
Le courroux dii Seigneur s'est encore aggravé; Son bras menace encore, it éêt toujours levé<
Leurs malheurs deviendront célèbres.
La discorde et le crime achèvent ceâ débris :
Us pillent leurs derniers abris
Effrayés de scènes funèbres ; Dieu leur voile sa face, et les cœurs assombris
Se haïssent dans ces ténèbres l
Le courroux du Seigneur s'est encore aggravé ; Son bras menace encore, il est toujours levé»