‹ SatiresChapitre 66 sur 72 · SAMARIE · texte numérisé non relu

SAMARIE

Le courrou}^ du Seigneur s'esl encore aggravé ; Son bras menace encore, il eât toujourd levé»

Jfe vois une race pourrie, Un festin préparé pour les vers du cercueil !

Dans la jactance de l'orgueil,

Que disent-ils à Samarie?

Ils disent : ^ Soyons forts ; déposons notre deuil;

Nous rétablirons la patrie 1

Le courroux du Seigneur s'est encore aggravé; Son bras menace encore, il est toujours levé.

Ils disent : — Nous avons encore Des bras, rebâtissons nos remparts dévastés ;

Et deux cèdres seront plantés

Pour remplacer un sycomore.

En pierres refaisons des murs mieux cimentés,

Qu'un art plus savant les décore !

Le courroux du Seigneur s'est encore aggravé ; Son bras menace encore, il est toujours levé.

Voici que le Seigneur excite Des ennemis nouveaux, nombreux, inattendus.

Ceux-là que Ton croyait perdus,

Un vent de mort les ressuscite ; L'Assyrien accourt de ses sommets ardus,

Et le Philistin et le Scythe.

Le courroux du Soigneur s'est encore aggravé ; Son bras menace encore, il est toujours levé.

Le Seigneur Dieu veut qu'on le croie !

Pour prendre un prix de sang depuis longtemps légué,

Le pied qui foule s'est ligué,

Farouche, avec la dent qui broie ; L'épée a bu du sang et l'arc s'est fatigué :

C'est le jour des oiseaux de proie.

Le courroux du Seigneur s*est encore aggravé ; Son bras menace encore, il est toujours levé.

Ils connaissaient mes lois sévères,

Ils n'ont que trop connu mes délais indulgents I

Ils en ont ri ; les jeunes gens

Ne vaudront pas mieux que les pères.

Ces hypocrites, pleins de pensers outrageants,

^ Me mentent jusqu'en leurs prières.

Le courroux du Seigneur s'est encore aggravé; Son bras menace encore, il est toujours levé,

Que Jacob Ton tende et le sache :

Le feu du ciel s'allume au vent d'impiété.

Topt périt, rien n'est abrité

Où la langue du feu s'attache ; Le feu dévorera ce qu'avaient respecté

Bt la sauterelle et la hache.

Le courroux du Seigneur s'est encore aggravé ; Son bras menace encore, il est toujours levé.

Regardez ce peuple imbécile I

A-t-il connu la main qui s'abaisse sur lui ?

Sait-ily au maître qu'il a fui,

Demaïutor ttn pardon fëoileT Le châtimeni Taveugle; aticun fayofi n'a lui Dans son cœur toujours indocile.

Le courrotix du Seigneur s'est encore aggrayé) Son bras menace oicore, il est toujours levë<

Le repentir qu'en vain j'épie^ Lâche et tardif viendra : je ne l'entendrai pluii

Voici mes décrets absolus : • *

Je veux que le crime s'expie I Tuez ces faux docteurs, ces hommes diasolus ;

Bxterminez la race impie!

Le courroux du Seigneur s'est encore aggravé ; Son bras menace encore^ il est toujours levé<

Le feu prendra dans les ramées, Il embrasera l'orme au bord dés ruisseaux frais,

Il traversera les guérets.

Les gerbes sefont consumées ; Et le fléau vainqueur, sur les hautes fbréte

Roule l'orgueil de ses fumées.

Le courroux dii Seigneur s'est encore aggravé; Son bras menace encore, it éêt toujours levé<

Leurs malheurs deviendront célèbres.

La discorde et le crime achèvent ceâ débris :

Us pillent leurs derniers abris

Effrayés de scènes funèbres ; Dieu leur voile sa face, et les cœurs assombris

Se haïssent dans ces ténèbres l

Le courroux du Seigneur s'est encore aggravé ; Son bras menace encore, il est toujours levé»

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