‹ Satires parisiennes du XIXe siècleChapitre 101 sur 135 · Ch. XV, de quelques usages · texte numérisé non relu

Ch. XV, de quelques usages

coquetterie et d'intelligence pour représenter avec succès, qui la Reine des Vierges, qui la Rose mystique, qui ['Étoile du mutin, etc.

Loisel rapporte que du temps de saint Louis on demeura d'accord que nul homme ne peut tenir deux bénéfices, sans péché mortel. A plus forte raison n'en peut-il réunir vingt-cinq ou trente, représentant vingt mille francs de rente, comme certain procureur en cour de Rome, qui ne vit jamais ses cures ni ses paroissiens de Bretagne1.

L'antipape Clément VII faisait des bénéfices un trafic scandaleux, ce qui ne l'empêchait pas de dire, en 1351, aux prélats, à Avignon, ainsi que le rapporte Chateaubriand dans ses Études historiques : « Parlerez-vous d'humilité, vous si vains, si pompeux dans vos montures et dans vos équipages? Parlerez-vous de pauvreté, vous si avides que tous les bénéfices du monde ne vous suffiraient pas? etc., etc. »

0 Fénelon! ô Vincent! ô Massillon! vous avez peu d'imitateurs qui pèchent par trop d'amour du, prochain, comme a dit Innocent \1. qu se chargent des fers d'autrui, qui consentent à taire eux-mêmes le catéchisme aux enfants, et qui meurent sans dettes et sans un sou vaillant ! Ce n'est donc pas de vous que l'on peut dire : Fallo v'avete Dio d'oro e d'argento.

Vous avez fait Dieu d'or et d'argent.

(DAl\te a Nicolas 111 2 )

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