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« Là où est voire trésor, dit saint Lue1, là aussi esl votre cœur, a Aussi, de tnul temps, a-t-oii 1 - en vain, à préserver les or-
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i. M Ddpin, Libertésde VÉglUe gallicane, 182-4, notes72et 19. 2. Enfer, IX, 112
::. S. M en . \i\, 24; S I i i , \\ III, 25. ',. XII, 34.
rage infâme de posséder. « Autrefois, les solitaires d'Orient et d'Egypte non-seulement vivaient du travail de leurs mains, mais faisaient encore des aumônes immenses : on voyait sur la mer des vaisseaux chargés de leurs charités. Maintenant, il faut des revenus prodigieux pour faire subsister une communauté. Les familles habituées à la misère subsistent de p°u; mais les communautés ne peuvent se passer de l'abondance. Combien de centaines de familles subsisteraient honnêtement de ce qui suffit à peine pour la dépense d'une seule communauté qui fait profession de renoncer aux biens des familles du siècle pour embrasser la pauvreté! Quelle dérision, quel renversement!... De là vient, dans les maisons qui devraient être pauvres, une âpreté scandaleusepour l'intérêt (Fénélon.) i » De nosjours(1358), n'avons-nous pas vu quelque chose de cette âpreté dans le procès contre la communauté de Picpus? La Bruyère2 est tout à fait du même avis que Fénelon : « Il s'est trouvé, dit-il, des filles qui avoient de la vertu, de la santé, de la ferveur et une bonne vocation, mais qui n'étoient pas assez riches pour faire, dans une riche abbaye, vœu de pauvreté. » Même les bons Frères de la, doctrine chrétienne paraissent se lasser de la pauvreté. D'après leurs règlements, ils doivent donner Y éducation gratuite, et ils la font payer fort cher dans leur bel établissement de Passy. Encore si l'argent ainsi obtenu servait à entretenir des Frères pour les communes pauvres! Mais ce serait une nouvelle infraction aux règlements, qui semblent ne permettre aux Frères que le séjour des villes.
Décidément les prêtres accaparent toutes les positions sociales; servir Dieu ne leur suffit plus. Beaucoup s'occupent de politique, un assez grand nombre jouent à la Bourse, sont libraires. J'ai connu un curé tout à la fois, sous des noms empruntés, maitre de pension, menuisier, tourneur, couturière, que sais-je encore? On a parlé fort sérieusement, dans des réunions d'ecclésiastiques, de former des prêtres médecins-accoucheurs, "à l'usage des familles qui ont horreur de ces laïques impies. Ainsi, dans certaines régions, on va finir par comprendre tout, hormis peut-être cette parole de l'Écriture : « De quoi servirait à un homme de gagner le monde entier, s'il perdait son âme? » (S. Matt. XVI, 26.)