‹ Satires parisiennes du XIXe siècleChapitre 104 sur 135 · page · texte numérisé non relu

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Hildebrand, pape sous le nom de Grégoire VII L073-1085 . avait déjà larer sous ses deux pi -. Nicolas II et Alexandre II,

qu'un prêtre mari.' n'était plus prêtre. Les prêtres, enhardis par leur nombre, déclarent qu'ils aiment mieux quitter leurs évèchés, leurs abbayes, leurs cures, abandonner leurs bénéfices que leurs femmes. I.' rose à peine publier les lies d G - in VII sur ce sujet; après avoir fixé à ses clercs un délai de sis mois pour congédier leurs femmes, il convoque inutilement un synode à Erfurt. I.'évèque de Constance, Othon, donna à ses clercs la permission de se marier. VII, pour arriver à ses lin . et de cet acte brutal résull ids scandales pour la

religion. De fougueux moines allaient partout révélant d'affreuses turpitudes contre leclergé. Ils appelaient les femmes des clercs ■ de Satan,

cibles. On trouve dans leslettresdu clergé deCambn et de Noyon, j 079, conservées par dom Mabillon, « qu'en Breti

uimper, de Vannes, de Rennes et de Nantes étaient mariés.

Leurs enfants devenaii lui de Dole pillait son

- filles. » Au neuvii les femmes des

enaient publiquement le nom de prêtresses. Quand les prêtres

mariaient, leurs filles, ils donnaient en dot l'église, s'ils n'avaient rien

lonner. Mais alors les abus existaient aussi bien i

èqu< s ou les prêtres. Si l'on a\ lit des évèques de

yait pour pape un "jeune homme de vin □ is, Jean XI

couitisane plusieurs fois mariée; ou encore

on de dix-huit ans qui devait mourir des

■ i inconduite.

peut-être mieux valu purifier le mariage des prêtres que de

le suppri rieus chroniqueurs entrent à ce sujet dans des

je ne puis me permettre ici. Quoi qu'il en soit, Tinter

a absolue du mariage des prêtres date du quatrième concile de

a en lais. .\N;mt cett elle avait été plus ou moins

éludée. De nos .jours, les somptueuses cathédrales ou les modestes églises de campagne appartiennent à l'État. Il n'y aurait donc point à craindre qu'elles De constituassent la dot des filles pauvres de nos évèques et de nos prêtres. <c Le célibat des prêtres, dit l'abbé de Saint- Pierre, n'est point essentiel à la religion chrétienne; il n'a jamais été regardé comme un des fondements du schisme qui nous sépare des Gr:cs et des protestants. Ainsi, l'Église ayant le pouvoir de changer tous les points de discipline d'institution humaine, si les États de l'Église catholique recevaient de grands avantages de rentrer dans cette ancienne liberté, sans recevoir aucun dommage effectif, il serait à souhaiter que cela fût. La question de ces avantages est moins théolo^ique que politique, et regarde plus les souverains que l'Église, qui n'aura qu'à prononcer. »

C'est tout à fait revenir aux traditions bibliques et évangéliques. Qu'est-il écrit dans la Genèse1 : « II n'est pas bon que l'homme soit seul, faisons-lui une aide semblable à lui. » — Dieu dit à Moïse dans le Lévitique2 que le grand prêtre « épousera une vierge. » — « Mal celui qui est seul, lisons-nous dans l'Ecclésiaste3,, parce que s'il tombe il n'a personne pour le relever ! » — Saint Paul 4 s'écrie : « N'avons-nous pas le pouvoir d'emmener partout une sœur femme, comme les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas (Pierre)? » Et autre part : « // faut que l'èvèque soit irréprochable, mari d'une seule femme, etc.5» Bien plus, l'Apôtre qui déclare que « le mariage est honorable tous, et que le lit nuptial est sans tache6, » ajoute a que l'esprit du Seigneur dit clairement, que dans les temps à venir quelques-uns abandonneront la Foi, en suivant l'esprit d'erreur et les sciences du démon... lesquels défendront le mariage'1 . »

. Saint Clément, successeur immédiat de saint Pierre, ou troisième évèque de Rome, suivant saint Irénée, ou quatrième d'après l'Art de vérifier les dates. Son martyre est assez problématique. D'après Yoragine, l'empereur Trajan lui fit attacher une ancre au cou et ou le jeta

i. Il, is.

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