‹ Satires parisiennes du XIXe siècleChapitre 105 sur 135 · Tiiuoth.iV · texte numérisé non relu

Tiiuoth.iV

■.ri SATIR;E XII.

à la mer... Ses disciple?, Cornélius et Phebus, ordonnèrent à la foule réunie sur le rivage de prier le Seigneur de leur montrer le corps du martyr; aussitôt la mer se retira; tous j étant entrés à pied sec, virent une espèce de temple en marbre que Dieu avait prépaie, où se trouvait le corps de saint Clément à coté de l'ancre... Chaque année, à l'époque du martyre de saint Clément, le même miracle se renouvelle pendant sept jours, etc. '. Suivant une autre légende, les anges enlevèrent au ciel saint Clément ev son ancre.

Dans l'église Saint-Séverin, à Paris, on voit deux peintures de M. Auguste Pichon, élève de M. Ingres. L'une représente ce demi' l'autre saint Clément qui envoie, d'après une tradition erronée, saint Denis et ses compagnons évangéliser les Gaules. A propos de ce tableau, qui figurait au Salon de 1859, un journal disait qu'on était tout surpris de ne pas le voir signé Ingrt s, tant il a le cachet du maître. Celte école, d'où est sorti pareillement M. Hippolyte Mandrin, membre de l'Institut, est bien celle qui sait le mieux communiquer aux sujets religieux, qu'elle traite avec une supériont incontes-

table, ce caractère de simplicité et en même temps de grandeur évangélique qui pénètre l'âme.

J'ai pris saint Clément comme type de cette glorieuse légion d'évèques de Rome, qui, semblables a leur divin Maitrej mouraient pour la vérité et la charité.

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