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Hildebrand (Grégoire VII) est peint toul entier dans le Dictattts Papœ, où l'on remarque entre autres axiomes que : « Seul le pape peut faire usage des insignes impériaux; — il est le seul dont lous les princes doivent baiser les pieds; — il lui esl permis de déposer les empereurs; — il ne peut être jugé par personne; — personne ne di condamne] le siège apostolique, appelant ou justice; — il esl permis aux sujets, par son ordre ou par sou autorisation, d'accuser leurs souve rains; — il peut dégager les suje silo l'obéissance.»
Dom Clément, dans I Art de vérifier A',s dates, montre bien que Hildebrand qui, au reste, avait des mœurs [mies, voulail « s'altribuei nue monarchie universelle, tant .m temporel qu'au spirituel, dans toute la catholicité. Il n'y avait pas de royaume qu'il ne prétendit être tributaire du saint-siége, et, pour le prouver, il ne craignait pas d'alléguejr des
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titres qui se conservaient, disait-il, dans les archives de l'Église romaine, mais qu'il n'osa jamais produire l. »
Comment concilier ces prétentions avec les paroles de saint Bernard au pape Eugène III : « Qu'est-ce que saint Pierre vous a laissé par succession ? Il n'a pu vous donner ce qu'il n'avait pas ; il vous a donné ce qu'il avait, savoir sa sollicitude sur toutes les Églises. Telle est la forme apostolique : la domination est défendue; la servitude est recommandée'2-. » [Fénelon.) C'est qu'en effet Jésus-Christ a dit : «Je suis doux et humble de cœur; mon joug est agréable et mon fardeau est léger3. »