Jojnville, collection Didot, p
nas, « puisque assurément les princes et les hommes sages sont plus - dieux immortels que le reste de la tourbe humaine, les louanges de leur part ne doivent pas | -i elles venaient des dieux : « Ab his profèetœ laudes non minus quam estimandœ sunt. >\Si cette phrase, pour la forme, est tout à l'ait païenne, en revanche, elle n'est pour le fond nullement évangélique.
Antoine Godeau, évèque de Grasse, dans la préface de ses ÛE chrétiennes, 1644, ne craint point non plus de dire à Richelieu : « Il n'y a que le Ciel qui ayt des récompenses proportionnées à vostre vertu. Aussi est-ce à celles-là, monseigneur, que la grandeur de vostre courage, la sincérité de vos intentions, et l'innocence devostre rie nous font voir que vous aspirez. » L'innocence d'un Richelieu! Qu'aurait-il dit à une rosière? Il est vrai qu'il avait à s'acquitter « d'une debte. » A propos d'un Benedicite en vers qu'il offrit un jour au cardinal, celuici, qui ne dédaignait pas de jouer un peu sur les mots, lui avait dit : Vous m'avez donné le Benedicite, et moi je vous donne Grasse.